Tenue de travail imposée: décolleté ou pas?

La polémique de la semaine est sans nul doute celle qui a concerné la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, et pas que pour ses positions sur l’écotaxe. Le débat a notamment porté sur le fait su savoir si l’employeur pouvait (ou pas) interdire les décolletés au travail.

Pour en savoir plus:  http://www.huffingtonpost.fr/2014/04/24/decollete-travail-question-mesure_n_5203525.html

http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/segolene-royal-les-decolletes-interdits-dans-son-ministere-7771401655

http://www.linternaute.com/actualite/politique/segolene-royal-une-diva-au-ministere-de-l-ecologie-0414.shtml?

http://rocheblave.com/avocats/decolletes/

et au delà de la polémique, pour en savoir plus sur le port tenue de travail, fréquent dans le transport et notamment dans le déménagement: http://viguiesm.fr/lemployeur-peut-il-imposer-le-port-dune-tenue-de-travail/

Déménagements militaires

Dossier sensible, plusieurs fois abordé ici http://viguiesm.fr/une-enquete-judiciaire-est-ouverte-pour-soupcons-de-surfacturation-dans-des-demenagements-militaires/ ou  encore là http://viguiesm.fr/demenagements-militaires-ou-en-est-on/ ou là, http://viguiesm.fr/demenagements-militaires-3/ de nouveaux éléments m’ont été récemment transmis, notamment des échanges entre épouses de militaires via un blog, ou sur un blog du journal Ouest France. http://epousesdetahiti.vraiforum.com/t1603-demenageurs-pour-t-2014.htmsans-titre

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2014/04/24/demenagements-outre-mer-11653.html;

Pendant ce temps, après le blocage des dossiers annoncé aux seuls abonnés de Viguié Social la semaine dernière, ci-joint la position du syndicat historique qui annonce un déblocage des dossiers http://www.csdemenagement.fr/actualites/1410-demenagement-militaire.html

et pour rire, je ne me lasse pas de cette anecdote canadienne, ou un militaire a fait faillite à cause de son déménageur http://www.45enord.ca/2014/04/demenagement-un-militaire-accule-a-la-faillite-par-une-decision-du-conseil-du-tresor/ et non l’inverse !

La demande de reconnaissance d’une maladie professionnelle

De plus en plus de salariés, en déménagement notamment demandent à faire reconnaître une maladie en tant que maladie professionnelle, leur permettant ainsi d’obtenir une meilleure indemnisation, mais aussi et surtout de chercher à faire reconnaître les manquements, voire les fautes où même la faute inexcusable de son employeur comme étant à l’origine de son trouble de santé, pouvant ainsi lui permettre d’escompter des dommages et intérêts conséquents.

Telle est le cas par exemple d’un mal de dos se transformant en hernie discale ou en trouble du rachis lombaire en application du tableau 98 de maladies professionnelles.

Mais on assiste également à de plus en plus de troubles dépressifs qui tentent d’être reconnus par les salariés comme étant en lien avec le travail sous forme d’harcèlement et autres mesures.

Le dossier est à déposer auprès de la caisse d’assurance maladie (1).

Le principe :

Lorsqu’un salarié estime que l’affection dont il souffre trouve son origine dans le travail qu’il exerce, il peut demander à ce que sa maladie soit reconnue comme professionnelle et qu’elle soit prise en charge à ce titre afin de percevoir une indemnisation.

Cette demande doit être réalisée dans un délai de 2 ans à compter :

  • de la date d’arrêt du travail faisant suite à la maladie ;

  • ou de la date à laquelle le salarié a été informé de l’éventuel lien entre sa maladie et son travail ;

  • ou du jour à compter duquel les indemnités journalières de sécurité sociale ont cessé de lui être versées.

Cette demande est envoyée par le salarié à la caisse dont il relève au moment de la constatation de sa maladie (2).

Bien que le dossier de demande de prise en charge de la maladie au titre de la législation professionnelle doive être déposé auprès de la CPAM, c’est auprès du médecin traitant que le salarié fait préalablement constater le lien possible entre l’activité professionnelle et la maladie (3).

Pour aller plus loin :

La caisse dispose de certains délais pour répondre à la demande du salarié, dont la durée varie selon que la maladie dont il souffre nécessite une expertise individuelle ou lorsqu’une enquête ou des examens complémentaires sont nécessaires.

Si, passé ces délais, la caisse n’a pas répondu à la demande de l’assuré, celle-ci est réputée acceptée et la maladie est dès lors reconnue comme professionnelle (4).

En cas de refus de la caisse, l’assuré peut prendre conseil auprès d’un expert en droit social pour contester cette décision.

Lorsque la maladie professionnelle débouche sur une inaptitude physique du salarié à occuper son poste de travail, les délégués du personnel (s’ils existent) sont consultés sur les solutions de reclassement qui peuvent lui être proposées (5). Si cela n’est pas fait, les délégués du personnel peuvent agir contre l’employeur.

Références :

(1) Article L.461-5 du Code de la sécurité sociale

(2) Cass.2e civ. 11 octobre 2005, n°04-30219

(3) Circ. DSS n°99-316, 1er juin 1999

(4) Articles R.441-10 et R.441-14 du Code de la sécurité sociale

(5) Article L1226-10 du Code du travail

Pourquoi un salarié-a-t-il intérêt à se faire reconnaître en accident du travail ou en maladie professionnelle

Un salarié victime d’un accident du travail ayant entraîné une incapacité permanente dont le taux est égal ou supérieur à 10% touche une rente trimestrielle calculée sur la base de son ancien salaire.

Qu’est-ce que l’incapacité permanente ? Un accident du travail, qu’il intervienne sur le lieu de travail ou le trajet y menant (on parle alors d’accident de trajet), peut parfois entraîner une incapacité permanente. Selon le Code de la Sécurité sociale, celle-ci se caractérise par une perte de capacité de travail ou de l’incapacité de prétendre à une rémunération supérieure à un tiers du salaire normal des travailleurs de la même catégorie ou de la même région. Des séquelles entraînant une baisse durable des capacités physiques ou/et mentales de la personne victime de l’accident du travail constituent cette incapacité, dont le taux, appelé IPP, peut varier.
Le taux d’incapacité permanente Le taux d’incapacité permanente est établi par un médecin-conseil de la Caisse d’Assurances Maladie (CPAM). Un médecin du travail peut également intervenir dès lors que l’incapacité rend impossible l’exercice de la profession de la victime. Une fois le caractère professionnel de l’accident reconnu, un taux d’incapacité permanente prévisionnel est établi avant que ne soit décrété un taux définitif. À ce stade, l’employeur comme le salarié peuvent contester durant deux mois la décision du médecin-conseil. Il est à noter qu’en cas d’aggravation de l’état de la personne en incapacité, le taux pourra être révisé.
Quelle indemnisation avec une incapacité permanente ? En cas d’incapacité permanente suite à un accident du travail, l’indemnisation est versée par la CPAM sous forme de capital ou de rente. Si le taux d’incapacité permanente est inférieur à 10%, l’indemnisation est versée en une fois sous la forme d’un capital compris entre 410,30 € pour 1% et 4 101,86% pour 9%. Au-delà, la personne concernée touche une rente trimestrielle jusqu’à son décès. Une indemnisation supplémentaire peut être accordée si l’employeur a souscrit une assurance invalidité complémentaire pour ses salariés, ce qui est le cas dans le transport et le déménagement avec une assurance Carcept Prevoyance (0,50%) obligatoire.
Comment est calculée la rente ? La rente d’invalidité permanente est calculée sur la base du salaire des douze mois précédant l’arrêt de travail multiplié par le taux d’invalidité. Toutefois, ce salaire ne peut être inférieur à 18 154,62 € et supérieur à 145 237 €. Le calcul se fait ensuite sur des tranches : le salaire est intégralement pris en compte jusqu’à 36 309,25 €, pris en compte pour un tiers de 36 309,25 € à 145 237 €, et plus du tout au-delà. Le pourcentage d’incapacité lui-même est pris en compte pour moitié entre 10 et 50%, puis pour une fois et demie au-delà. Ainsi, une personne avec un taux IPP de 75% aura une base de calcul de 62,5%.

Comment les congés payés acquis mais non pris sont-ils payés ?

Tous les jours de congés acquis mais non pris à la date de la fin du contrat de travail doivent être payés sous forme d’une indemnité compensatrice de congés payés qui est versée avec le dernier salaire.

Mais l’indemnité compensatrice de préavis n’est pas du préavis, et n’a pas pour effet de reporter la date de rupture,

Pour en savoir plus, voir notament http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/56541/caractere-de-l-indemnite-compensatrice-de-preavis-en-cas-de-licenciement-d-un-salarie-victime-d-un-accident-du-travail-salaire-ou-pas-salaire-.html

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/partenaire/dispense-de-preavis-quelle-indemnite-pour-le-salarie-56432.php

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F24661.xhtml L’indemnité se cumule avec les autres indemnités de rupture, s’il en remplit les droits ( indemnité de licenciement,indemnité compensatrice de préavis, etc.). http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/le-droit-du-travail-en-questions,1716/preavis-conges-payes-et-indemnites,3469.html

Prêt de main d’oeuvre entre entreprises : peut-on facturer des frais?

Le caractère non lucratif rend cependant possible la facturation de frais de gestion

Le prêt de main d’oeuvre consiste, de la part d’un entrepreneur, à mettre à la disposition d’un confrère, de manière provisoire et sans but lucratif, des salariés permanents de son entreprise, déjà abordé ici http://viguiesm.fr/peut-on-preter-ou-louer-du-personnel/ . Ce but lucratif peut-il être remis en cause lorsque l’entreprise prêteuse facture des frais de gestion à l’entreprise utilisatrice ?

L’administration fiscale autorise la prise en compte de frais de gestion, à condition qu’ils soient modérés et justifiés.

Sauf exceptions limitativement énumérées par le Code du travail (travail temporaire, portage salarial, etc.), le prêt de main d’œuvre à but lucratif est illicite. Tel n’est pas le cas, en revanche, du prêt de main d’œuvre à but non lucratif qui est défini à l’article L. 8241-1 du Code du travail, comme étant « lorsque l’entreprise prêteuse ne facture à l’entreprise utilisatrice, pendant la mise à disposition que les salaires versés au salarié, les charges sociales afférentes et les frais professionnels remboursés à l’intéressé au titre de sa mise à disposition ».

Bien que non expressément visés par le Code du travail, des frais de gestion peuvent cependant être refacturés à l’entreprise utilisatrice sous réserve qu’ils demeurent modérés et justifiés. Dans ce cas, le caractère non lucratif du prêt de main-d’œuvre n’est pas remis en cause, nous précise l’administration fiscale.

Les conséquences sur le plan fiscal d’une telle refacturation sont les suivantes :

  • ces frais constituent pour l’entreprise prêteuse des produits imposables ;
  • corrélativement, ces mêmes frais constituent des charges déductibles du résultat de l’entreprise utilisatrice.

Pour mettre en place le prêt de main d’œuvre, rappelons qu’une convention de prêt de main d’œuvre doit être signée entre les deux entreprises, entre l’entreprise prêteuse et l’entreprise emprunteuse dite entreprise « utilisatrice ». Cette convention précise la durée de la mise à disposition, l’identité ou la qualification du ou des salarié(s) concerné(s), et le mode de facturation des salaires, des charges sociales et des frais professionnels.

De plus, le salarié prêté doit consentir au prêt de main d’œuvre, ce qui signifie qu’un avenant à son contrat de travail doit être conclu, qui précise le travail à effectuer dans l’entreprise utilisatrice, les horaires et le lieu d’exécution du travail, ainsi que les caractéristiques du poste de travail.

BOFIP-Impôts BOI-BIC-CHG-40-40-20-20140325 du 25 mars 2014 http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/541-PGP.html?identifiant=BOI-BIC-CHG-40-40-20-20140325 point 25

Nouveau formulaire pour prime déménagement de la CAF et augmentation au 1er avril 2014

Annoncé l’an dernier ici même, http://viguiesm.fr/revalorisation-de-la-prime-demenagement-de-la-caf-au-1er-avril/ c’est désormais au 1er avril que la prime de déménagement de la CAF est revalorisée.

La prime 2014 a augmenté au 1er avril de 969,10 € à 974,90 € pour un déménagement avec 3 enfants et il faut rajouter 81,24 euros (contre 80,76 € précédemment) par enfant supplémentaire. A la CAF la prime de déménagement 2014 est réservée aux familles nombreuses qui doivent déménager quand la famille s’agrandit. Aussi les conditions pour avoir droit à la prime de déménagement sont assez précises : 3 enfants au moins et avoir droit à l’APL ou ALF pour le nouveau logement. La demande de prime de déménagement CAF 2014-2015 doit être faite dans les 6 mois qui suivent l’installation. Il faut fournir une facture acquittée du déménageur ou frais de location de voiture etc… La prime de déménagement CAF est soumise aux conditions de ressources.sans-titre

Par ailleurs, un nouveau formulaire de demande d’allocation a été publié au Journal Officiel du 3 avril. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000028819552&fastPos=4&fastReqId=1963378559&oldAction=rechExpTexteJorf

Mais ces informations ne sont pas encore mises à jour sur le site de la CAF https://www.caf.fr/aides-et-services/s-informer-sur-les-aides/logement-et-cadre-de-vie/la-prime-de-demenagement-0 ni sur les principaux sites concernés.

On trouve ces informations notamment sur :

http://www.nouveautes-today.com/929-montant-prime-demenagement-caf-2014-2015-en-hausse.html ou http://www.quedesbonsplans.com/dossier/caf-prime-demenagement/

Requalification d’un CDD en CDI : quel coût pour l’employeur ?

Il est primordial de bien respecter les formalités obligatoires lorsque vous concluez un CDD. Car à défaut, le salarié peut obtenir la requalification de son contrat en CDI avec à la clé une indemnité spécifique mais pas seulement…

Requalification d’un CDD en CDI : les situations visées

Le recours au contrat à durée déterminée (CDD) est strictement encadré. Si vous ne respectez pas les règles spécifiques à ce contrat, vous risquez de le voir requalifié en CDI.

Ce sera le cas notamment :

  • si le CDD n’a pas fait l’objet d’un écrit signé par le salarié ou si vous ne lui avait pas remis dans les deux jours qui suivent l’embauche ;
  • si certaines mentions obligatoires manquent (par exemple le nom et la qualification de la personne absente en cas de CDD de remplacement) ;
  • si le CDD a été conclu en dehors des cas de recours autorisés (par exemple s’il l’a été pour pourvoir un emploi permanent, pour remplacer un salarié gréviste, ou pour effectuer des travaux dangereux) ;
  • ou encore si la durée maximale du CDD ou le terme prévu au contrat a été dépassé.

Seul le salarié peut demander la requalification de son contrat devant le conseil de prud’hommes qui statue alors dans un délai d’un mois.

Requalification  d’un CDD en CDI : les indemnités à verser

Lorsqu’il y a requalification du CDD en CDI, une indemnité spécifique s’applique. Son montant est fixé par les juges, sachant qu’elle ne peut être inférieure à un mois de salaire (Code du travail, art. L. 1245-2).

Les magistrats considèrent que cette indemnité ne joue pas lorsque le CDD est automatiquement devenu un CDI car les relations de travail se sont poursuivies, sans autre irrégularité.

Si la requalification a lieu alors que le salarié a déjà quitté l’entreprise, vous vous exposez à devoir lui verser :

  • l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement ;

  • l’indemnité compensatrice de préavis ;

  • des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

L’indemnité de précarité reste également due au salarié.

Pour le calcul des salaires moyens pour déterminer le montant de l’indemnité de fin de contrat, l’indemnité de précarité n’est pas prise en compte.

Vous courrez également, dans certains cas, des sanctions pénales, à savoir une amende pouvant aller jusqu’à 3.750 euros (en cas de récidive : une amende de 7.500 euros et un emprisonnement de 6 mois).

Cour de cassation, chambre sociale, 19 mars 2014, n° 12-28326 (l’indemnité de requalification ne peut être inférieure à un mois de salaire)

Poids et dimensions

Le parlement européen a voté en 1ère lecture un texte qui va modifier les poids et dimensions en Europe et qui prévoit :pl

Un allongement des cabines à l’avant et ceci dans le but de réduire l’angle mort.

– Une autorisation de dérives aérodynamiques de maximum 50 cm à l’arrière du convoi.

– Une dérogation de 15 cm sur la longueur pour les camions qui font des opérations de transport combiné et ceci dans le but de pouvoir transporter des conteneurs de 45 pieds.

– Une harmonisation à 20.75 m de la longueur autorisée pour les transporteurs de voitures.

– Une autorisation d’alourdir l’une tonne les véhicules propulsés par une solution alternative.

– L’obligation d’équiper les nouveaux véhicules de capteurs de surcharge embarqués.

Voici le contenu du vote de la Commission européenne. Pour la petite histoire, ces modifications ont été votées à raison de 606 votes contre 54

Les amendements en faveur de la circulation transfrontalière des écocombis et des convois de 44 tonnes ont été rejetés.

La date de l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions n’a pas encore été définie. Il semblerait néanmoins que l’on puisse parler de 2015. Les nouvelles cabines devraient répondre aux normes 7 ans après l’entrée en vigueur de la directive. Le texte prévoit une période transitoire après laquelle les nouvelles cabines seraient obligatoires. Certains constructeurs ont déjà demandés un moratoire jusqu’en 2025

pour en savoir plus:http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/74132/directive-poids-et-dimensions-des-poids-lourds-des-compromis-constructifs.html#&panel1-1

L’employeur peut-il imposer le port d’une tenue de travail?

Souvent utilisé voire imposé en déménagement, le port de tenues de travail, notamment aux couleurs de l’entreprise se plie à quelques règles légales et de jurisprudence qu’il convient de connaître.

La tenue vestimentaire du salarié doit être compatible avec ses fonctions et ses conditions de travail.

Oui, vous pouvez imposer, voire interdire, une tenue vestimentaire à vos salariés. Toutefois, cette mesure doit se justifier par la nature des fonctions qu’ils occupent. De plus, elle doit être proportionnée au but recherché (Code du travail, art. L. 1121-1).

Selon la jurisprudence « tenue vestimentaire », le port d’un uniforme de travail ne peut être imposé qu’à des fins commerciales ou pour des raisons de sécurité.

Ainsi, vous pouvez interdire à un salarié en contact avec la clientèle de venir travailler en survêtement ou en bermuda.

Le salarié qui ne respecte pas la tenue imposée peut faire l’objet d’une sanction ou d’un licenciement.

Si vous décidez de licencier le salarié fautif, attention à la rédaction de la lettre de licenciement. Sachez qu’un employeur a été condamné suite à un licenciement qui reposait sur un motif discriminatoire. Dans cette affaire, le salarié, chef de rang dans un grand restaurant, portait des boucles d’oreilles qu’il refusait d’enlever pendant son service. La lettre de licenciement indiquait : « votre statut au service de la clientèle ne nous permettait pas de tolérer le port de boucles d’oreilles sur l’homme que vous êtes ». Pour rappel, aucun salarié ne peut être licencié en raison de son sexe ou de son apparence physique. Pour plus de précision sur cette affaire, consultez l’article « Licencié parce qu’il porte des boucles d’oreilles ».

Vous pouvez également imposer une tenue vestimentaire pour préserver la santé et la sécurité de vos salariés. Vous devez alors mettre gratuitement à la disposition de chacun d’entre eux des vêtements appropriés.