A six mois de la #présidentielle2027, le Shift Project sort un nouveau livre disponible dans toutes les bonnes librairies !

Envolée des prix à la pompe, tensions géopolitiques et sociales, été de tous les records… Le Shift Project publie un nouveau plan pour préparer l’économie française à faire face aux crises actuelles et à venir. Électrification massive des transports, du chauffage et de l’industrie, production d’électricité bas-carbone (nucléaire ET renouvelables), maîtrise de notre consommation d’énergie : les conditions de réussite du prochain quinquennat sont connues, et doivent être mise en œuvre d’urgence, avec à la clé de nombreux bénéfices pour l’économie, dont la création de centaines de milliers d’emplois. 

Réussir à l’ère des crises : Un plan robuste pour l’économie française est sorti le 14 octobre aux éditions Odile Jacob et nous sommes heureux d’avoir pu faire partie des premiers à le recevoir, ainsi que d’avoir pu faire partie de ceux qui ont contribué à son financement participatif…

@TheShiftProject @JeanMarcJancovici

La matinée des lauréats REMO, le 1er décembre 2026 à l’Elysées Biarritz, Paris

Réunissant l’ensemble des lauréats REMO (APP & dispositif de gré à gré 2026) ainsi que les membres du programme. Une matinée pour donner de l’élan à votre projet de report modal.

Le 1er décembre à Paris, le programme CEE ReMoVe réunit l’ensemble des lauréats du dispositif d’aide REMO (les 3 vagues opérées par l’ADEME) ainsi que les partenaires des filières ferroviaire, fluviale et maritime.

Vous avez un projet à lancer, consolider ou accélérer ? Venez échanger avec celles et ceux qui ont déjà franchi les premières étapes. Cette rencontre mettra en lumière des retours d’expérience concrets, les difficultés rencontrées sur le terrain et les solutions mobilisées pour faire avancer les projets.

Trois tables rondes, dédiées au ferroviaire, au fluvial et au maritime, offriront un temps d’échange direct avec des professionnels confrontés aux mêmes enjeux que vous. L’événement sera également accessible à distance si vous ne pouvez pas vous déplacer le jour J. S’inscrire

Quel aménagement du territoire français en 2050 ? Un plan Freycinet pour le XXIe siècle

Du plan Freycinet de 1879 aux grands programmes ferroviaires, énergétiques et numériques du XXe siècle, la France a hérité d’un patrimoine d’infrastructures d’une richesse exceptionnelle. Pour autant, ce legs de l’histoire vieillit et les besoins d’investissement s’accumulent.

Dans un contexte budgétaire contraint et face aux exigences environnementales, quels principes et quelles priorités se fixer pour les infrastructures de demain ? Quels sont les leviers pour passer d’un paradigme de la construction systématique à celui de l’entretien, du renouvellement et de la régénération du patrimoine existant ?

Au terme d’une mission confiée par Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, à Michel Lalande, ancien préfet, ce rapport propose une nouvelle politique d’infrastructures et d’aménagement du territoire adaptée aux grands défis du XXIe siècle.

https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/quel-amenagement-du-territoire-francais-en-2050-un-plan-freycinet-pour-le-xxie-siecle

Ce rapport fait très utilement suite notamment à celui-ci publié en 2022 :

https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/prospective-2040-2060-transports-mobilites-20-ans-reussir-collectivement-deplacements

Prospective 2040-2060 des transports et des mobilités

Covoiturage, trains autonomes… comment nous déplacerons-nous dans 20 ou 40 ans ? Si la prospective est un exercice incertain, une chose est sûre en revanche, le secteur des transports devra se décarboner quasi totalement en l’espace d’une génération. Pour éclairer le débat, France Stratégie et le Conseil général de l’Environnement et du Développement durable (CGEDD) ont mené un exercice exploratoire à horizon 2040-2060, avec un regard particulier sur 2030.

Quels objectifs nationaux pour le développement du vélo ? La trajectoire de la SNBC 3 et l’alerte du HCC

Publiée le 13 juillet au Journal officiel, la troisième stratégie nationale bas carbone (SNBC 3) fixe pour le vélo un objectif de triplement de sa part modale entre 2019 et 2030, soit environ 9 %. C’est un recul par rapport à la cible de 12 % inscrite dans le premier plan vélo de 2018, en référence à la SNBC d’alors. 
Le Réseau regrette cette révision à la baisse, alors que les années 2020-2022 ont démontré que des progressions rapides sont possibles lorsque les investissements sont au rendez-vous. Dans son rapport annuel publié le 9 juillet, le Haut Conseil pour le Climat (HCC) enfonce le clou : la baisse d’émissions du secteur des transports reste insuffisante, les aides aux mobilités actives ont été fortement réduites et aucune autorisation d’engagement pour le vélo n’est prévue en 2026. Le HCC appelle à engager davantage de moyens pour réduire structurellement l’exposition aux chocs énergétiques.

en savoir plus sur https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/strategie-nationale-bas-carbone-no3-et-projet-de-a3366.html#:~:text=La%20SNBC%203%20compte%20sept%20grands%20objectifs%20strat%C3%A9giques%20%3A&text=Garantir%20la%20souverainet%C3%A9%20%C3%A9nerg%C3%A9tique%20et,comp%C3%A9titive%20au%20plan%20socio%2D%C3%A9conomique

et voir les 420 pages du rapport du Haut Conseil pour le Climat https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2026/07/HCC_Rapport_annuel_2026_1707_2.pdf

Adaptation climatique, le gouvernement défend un plan ‘engagé à 85%

En plein pic de chaleur, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, et le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, ont présenté l’avancement du troisième plan national d’adaptation au changement climatique. Une progression marquée aussi par une baisse des dispositifs d’aide.

Le gouvernement a mis en ligne ce 18 juin une nouvelle version de son « baromètre » de la planification écologique, qui montre souvent des retards par rapport aux objectifs. Le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), rattaché au Premier ministre pour coordonner la politique et les ambitions environnementales et climatiques du gouvernement, avait lancé une première version de cet outil en 2024. La nouvelle version se veut plus complète et met en regard les données avec les stratégies environnementales existantes.

Le site propose un état de l’environnement structuré autour de six grands thèmes : atténuation du changement climatique, à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), adaptation au changement climatique, ressources aquatiques et maritimes, économie circulaire, prévention et contrôle de la pollution de l’air, protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes. Chacun d’entre eux est assorti de nombreux indicateurs, hormis l’adaptation au changement climatique qui est mentionnée sans données à ce stade. « Bien que la France soit dotée d’un Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3, publié en mars 2025), les méthodes d’évaluation quantitative qui en découlent font défaut, d’où l’absence d’indicateurs dans ce baromètre, dans l’attente de travaux en cours », indique le site gouvernemental. « Cela tient tant à la difficulté d’élaborer des projections des conséquences du changement climatique qu’au caractère systémique des politiques d’adaptation, celles-ci portant sur des enjeux physiques et organisationnels », justifie-t-il. La ministre de la Transition écologique a toutefois présenté ce 17 juin un premier bilan de la mise en œuvre du PNACC3, se félicitant que plus d’un an après, « 85% des actions » soient engagées.

Sur le fond, certains indicateurs du baromètre témoignent de retards pris par rapport aux objectifs officiels, comme sur le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre ou le bon état des masses d’eau. En revanche, la qualité de l’air s’améliore, même si de nouvelles normes plus strictes doivent être respectées d’ici 2030, ce qui les rendra plus difficiles à atteindre.

Climat : la France cuit, et le gouvernement se félicite

Une stratégie mal financée et largement insuffisante, rétorquent les associatifs.

https://www.ecologie.gouv.fr/presse/troisieme-plan-national-dadaptation-changement-climatique-pnacc-3-plus-dun-apres-85-actions

https://www.banquedesterritoires.fr/planification-ecologique-le-gouvernement-publie-son-nouveau-barometre

https://reporterre.net/Climat-la-France-cuit-et-le-gouvernement-se-felicite-des-maigres-avancees

Après des performances insuffisantes, la baisse des émissions de CO2 s’accélère à nouveau en France

Les chiffres du Citepa publiés ce mardi montrent une baisse de 3 % en 2024 et de 2,1 % en 2025. Des scores intéressants mais trop faibles pour respecter le nouveau budget carbone de la France d’ici à 2030. Le début de l’année 2026 s’annonce sous de meilleurs augures.

La France fait mieux que prévu dans la baisse de ses émissions de CO2, mais le compte n’y est pas pour autant. Les chiffres sont tombés cette semaine : les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 3 % en 2024 (chiffres consolidés) et de 2,1 % en 2025. Des seuils qui restent toutefois insuffisants au regard des objectifs fixés par la France dans son budget carbone : la baisse est censée être de -5 % chaque année jusqu’en 2030. Nous en sommes loin.

Mais tout n’est pas perdu : la baisse s’annonce plus importante en 2026, avec un premier trimestre où les émissions seraient 5 % inférieures à la même période en 2025. Et ce grâce à l’effet combiné d’un mois de février exceptionnellement doux et de la hausse des prix des carburants consécutive à la guerre au Moyen-Orient. Reste à savoir si cette performance va perdurer sur le reste de l’année.

L’Insee, dans sa note de conjoncture, constate que la moitié des baisses d’émissions de 2025 sont dues à des effets structurels, en particulier les efforts de décarbonation que mène la France. Un point positif qui doit se confirmer avec le plan d’électrification lancé par le gouvernement il y a quelques jours.

Climat : les efforts de décarbonation pèsent de plus en plus dans la baisse des émissions de CO2

Selon les estimations de l’Insee, les émissions de gaz à effet de serre devraient continuer de baisser en 2026, notamment grâce à la poursuite de la décarbonation et aux efforts d’efficacité énergétique.

La réduction de l’intensité énergétique et la baisse de la part des énergies fossiles dans le mix énergétique français portent leurs fruits en termes de baisse d’émissions de CO2.

Après les chiffres du Citepa publiés mardi sur les émissions de gaz à effet de serre de la France, voici ceux de l’Insee. Selon l’institut de statistique, la baisse a atteint seulement – 1,7 % en 2025 par rapport à 2024. Un chiffre moins élevé que celui du Citepa (- 2,1 %).

L’écart s’explique aisément : les deux organismes n’ont pas le même périmètre de mesure.

En savoir plus dans les Echos https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/les-emissions-de-co2-en-france-une-baisse-insuffisante-pour-atteindre-les-objectifs-2030-2237149#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_environnement&utm_email_send_date=20260619

Le débat de la semaine : faut-il taxer Total ?

LA TRIBUNE D’AGNÈS PANNIER-RUNACHER

C’est la dernière proposition de la gauche et de l’extrême droite, une nouvelle fois main dans la main, faut-il surtaxer les profits de Total, alors que les prix à la pompe augmentent ? 

On vous le dit tout de suite : taxer des profits exceptionnels réalisés sur le dos d’une crise, ça ne nous fait pas peur. À Bercy, Gabriel Attal avait d’ailleurs taxé les profits d’entreprises réalisés grâce à la guerre en Ukraine et le gouvernement avait taxé les profits exceptionnels des laboratoires réalisés avec les tests Covid. 

Mais la question aujourd’hui, ce n’est pas comment taxer plus les entreprises, c’est comment faire payer moins les Français : 

  • Total paie ses impôts en France et paie déjà une surtaxe d’impôt sur les sociétés cette année 
  • Total plafonne les prix à la pompe pour les Français, empêchant les prix d’exploser – une nouvelle surtaxe menacerait le plafonnement

Alors plutôt que de chercher à punir les entreprises avec des solutions démago, choisissons les solutions qui aident le pouvoir d’achat des gens. 

🌱 Mais la vraie solution, c’est l’électrification. C’est ainsi que nous pourrons sortir de la dépendance au pétrole et de ces débats stériles à répétition. 

Parmi les solutions : 

  • Électrifier massivement et continuer à investir dans le renouvelable et le nucléaire
  • Rendre les véhicules propres accessibles à tous, en baissant la TVA à 5,5% sur eux
  • Aider les Français qui ont le plus besoin de leur voiture pour travailler : une offre de leasing de véhicules propres ciblée sur les métiers les plus en besoin (les aides-soignants à domicile, par exemple). 

à Varsovie, un tunnel ne sert plus aux voitures. Il sert aux arbres.

C’est exactement le genre d’arbitrage qui m’intéresse depuis des années sur le terrain transport.

On passe notre temps à opposer circulation, adaptation climatique, qualité urbaine et acceptabilité politique. Mauvais réflexe.

Quand une infrastructure existante devient une réserve d’eau pour le végétal en surface, on ne parle plus seulement de voirie. On parle de doctrine publique. De sobriété foncière. Et d’une autre façon de penser l’utilité d’un ouvrage déjà payé.

J’ai vu trop de débats locaux bloqués par une question mal posée : « on garde ou on supprime ? »

La bonne question est souvent ailleurs.

Que peut encore rendre cet espace au territoire, en 2026, avec les contraintes d’eau, de chaleur, de budget et de voisinage que nous connaissons tous dans nos collectivités ?

C’est là que se joue la crédibilité des politiques de mobilité.

Pas dans les slogans.

Dans la capacité à faire muter un actif technique en service concret pour la ville, sans repartir de zéro, et en assumant que la route, le tunnel ou le parking de demain ne ressembleront pas à ceux d’hier.

Les élus mobilité qui prendront ce virage tôt auront un temps d’avance. Pas seulement sur le climat. Sur la preuve.

Je serais heureux d’échanger avec celles et ceux qui travaillent déjà ces conversions discrètes, mais décisives.

Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d’1,5 % en 2025, selon les estimations du Citepa

Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d’1,5 % en 2025 en France, selon les estimations actualisées du Citepa publiées le 8 avril 2026. La réduction des émissions est ainsi plus faible que celle annoncée en janvier dernier (1,6 %). Pour l’association, ce rythme de réduction des émissions est « insuffisant » pour respecter les objectifs contenus dans le projet de troisième stratégie nationale bas carbone. Le secteur des transports, notamment, est « en retard » et « nécessite des efforts supplémentaires ». Le secteur de la production d’énergie a, lui, vu ses émissions « légèrement augmenter ».

  • Le secteur des transports « en retard »

Dans le secteur des transports, le plus émetteur puisqu’il représente « à lui seul 34 % des émissions » du pays, la baisse n’atteint « que » 1,4 %, note le Citepa, (soit une baisse d’1,7 MtCO2e). La baisse est « principalement liée au transport routier (94 % des émissions), où l’on observe une diminution des ventes de carburants en dépit d’une légère hausse du trafic ». Et si « le transport aérien domestique poursuit sa diminution », au global, le secteur « demeure en retard par rapport à la trajectoire fixée par la SNBC 3, nécessitant des efforts supplémentaires ».Dans le secteur agricole, les émissions ont également « légèrement » diminué (‑1,2 %, soit 1 MtCO2e). Une tendance expliquée par « la baisse du cheptel bovin, tandis que la hausse des apports d’engrais entraîne une augmentation des émissions des cultures ». Pour le Citepa, cette évolution « reste globalement en ligne avec la trajectoire de la SNBC 3 ». Dans la revue sectorielle de planification écologique consacrée à l’agriculture qu’il a publiée le 2 avril 2026, le SGPE appelle à des « changements structurels » .

Cerema – Eléments méthodologiques pour la mise en place d’un contrôle automatisé des ZFE

La mise en œuvre des restrictions de circulation liées aux zones à faibles émissions suppose de disposer de dispositifs de contrôle fiables et juridiquement sécurisés. Une publication présente les éléments méthodologiques nécessaires pour concevoir un système automatisé capable d’identifier les véhicules autorisés et de vérifier le respect des règles.

Le document décrit les étapes de préparation du dispositif, notamment l’analyse du cadre réglementaire, la définition des scénarios de contrôle, l’implantation des équipements et l’organisation de la chaîne de traitement des données. Il précise également les exigences liées à la protection des informations collectées et aux modalités d’exploitation des résultats.

L’approche proposée insiste sur l’articulation entre choix techniques, organisation administrative et communication auprès du public. Elle vise à garantir l’efficacité du contrôle tout en assurant sa lisibilité et sa proportionnalité, afin de faciliter l’acceptation du dispositif et son intégration dans les politiques de mobilité et de qualité de l’air.

Cerema<https://www.cerema.fr/fr/actualites/elements-methodologiques-mise-place-controle-automatise-zfe>