Taxe sur les bureaux en Île-de-France et Provence avant le 1er mars 2026

Les propriétaires de locaux situés en Île-de-France et dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes doivent avant le 1er mars prochain, déclarer et régler la taxe sur les bureaux (TSB) ainsi que, le cas échéant, la taxe sur les surfaces de stationnement (actualité BOFiP du 4 février 2026).

Pour certains (ceux qui ont des flottes de véhicules et notamment les transporteurs, qui non seulement on des bureaux, mais aussi des parkings, c’est souvent la double voire la triple peine, en plus du paiement du Versement Mobilité (ex versement transport s’ils ont plus de 10 salariés), et le remboursement de 50% du Pass Navigo… 

Champ d’application de la TSB

La TSB s’applique aux propriétaires, au 1er janvier de l’année d’imposition, de locaux situés en Île-de-France et depuis 2023, dans les départements des Bouches-du-Rhône (13), du Var (83) et des Alpes-Maritimes (06). Pour l’Île-de-France, le montant de la taxe dépend de la surface des locaux et des tarifs applicables selon la circonscription où se situe le bien.

CirconscriptionsCommunes concernées
1re circonscription1er, 2e, 7e, 8e, 9e, 10e, 15e, 16e et 17e arrondissements de Paris et les communes de Boulogne-Billancourt, Courbevoie, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine et Puteaux
2e circonscriptionParis et département des Hauts-de-Seine en dehors des zones correspondant à la 1re circonscription
3e circonscriptionCommunes de l’unité urbaine de Paris autres que Paris et les communes des Hauts-de-Seine
4e circonscriptionAutres communes de la région Île-de-France

Les surfaces de stationnement taxables à la TSB s’entendent uniquement des emplacements de stationnement, nous nous étions battus à l’époque pour a minima l’obtenir…

Il résulte de la lettre même des dispositions du 4° du III de l’article 231 ter du code général des impôts que les surfaces de stationnement qui y sont mentionnées s’entendent des seules aires, couvertes ou non, destinées au stationnement des véhicules, à l’exclusion des dépendances immédiates et indissociables de celles-ci, telles les voies de circulation internes desservant les emplacements de stationnement (CE, décision du 15 novembre 2021, n° 439014, ECLI:FR:CECHS:2021:439014.20211115).

Par conséquent, seuls les emplacements de stationnement des véhicules et non les accès nécessairement requis pour accéder à ces emplacements (voies de circulation et rampes d’accès) sont taxables à la TSS.

En savoir plus sur :https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F20668

Ou encore sur : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/10162-PGP.html/identifiant%3DBOI-IF-AUT-140-20250205

Et si vous avez besoin de conseil (ou d’un bon avocat) pour en limiter l’impact, après un redressement, par exemple par drone et sur 3 ans comme cela à pu déjà arriver, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous conseillerons ou vous orienterons….

La Triple Peine !

Au moment où la campagne pour les municipales bat son plein, et notamment dans les grandes villes, et notamment à Paris, les acteurs économiques et tout particulièrement le MEDEF, CPME, CCI mais aussi principales fédérations, de la cyclocargologie à la cyclo logistique, des fédérations de transporteurs à celles de grossistes ou du batiment s’y inéressent, notamment en présentant leurs « livre blanc » aux candidats et futurs édiles.

Tous ceux qui ont compris, qu’en termes de voirie, de circulation et de congestion ou de fluidification, les maires étaient de ceux qui avaient encore quelques pouvoirs, de police notamment, et pouvoir précieusement et jalousement gardés après s’être faits « diluer » dans la Métropole ou les Etablissements Publics Territoriaux (les fameux « EPT ») pour un certain nombre de compétences…

Mais après avoir présidé pendant 6 ans, soit toute une mandature la Commission transport de l’EPT de Paris Est Marne et Bois (PEMB), avant qu’il ne soit décidé de la fusionner avec celle liée à l’environnement et au cadre de vie, il semble que tout n’ont pas encore compris l’importance que peut revêtir la logistique urbaine, et notamment celle du dernier kilomètre, où décarboner et massifier les flux, c’est bien, par le report modal avec des programmes comme REMOVE notamment, mais qu’une fois à Gennevilliers ou Valenton, la marchandise n’était pas encore chez le client final.

Or la cyclo logistique, souvent encore perçue comme anecdotique, peut représenter un complément utile à la poursuite de la décarbonation jusqu’au bout de la chaine…

et ravi d’avoir pu y être et entendre les principales propositions des candidats pour les entreprises à Paris, même si tous ne connaissent pas le prix du Pass Navigo, ni la « triple peine » : remboursement de 50% du Pass Navigo par les entreprises, mais aussi le versement mobilité (3,2% de la masse salariale tout de même sur Paris et 92), et en plus si elles ont le malheur d’avoir un parking, la TSS (taxe sur les surfaces de stationnement), extension très francilienne (et désormais bouches du Rhône) de la TSB (taxe sur les bureaux)… difficile de dégager du résultat et notamment de décarboner quand on court avec des boulets aux pieds, et que les entreprises paient déjà les 2/3 du coût des transports en commun (sans parler de la « taxe grand paris » « inventée par Gilles Carrez, et toujours heureux de la retrouver dans ma CFE, même en EURL sans salariés ni chiffre d’affaires…, merci CPME Paris Ile-de-France et MEDEF Ile de France @medef Paris @Charles Znaty de votre invitation !

Pour 2026, « année d’action et de résistance », Monique Barbut appelle à « rebâtir une vision commune » de la transition

Pour 2026, « année d’action et de résistance », les ministres du pôle écologie feront de l’adaptation, la préservation de l’environnement et la décarbonation leurs priorités, a détaillé la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, lors de ses vœux le 20 janvier 2026. Elle forme le souhait de voir « maintenue l’ambition du ZAN » et de garder « possible » la mise en place de ZFE. Et s’oppose « aux arguments de celles et ceux qui souhaitent encourager la relance de l’exploration pétrolière » en outre-mer. À l’international, elle entend œuvrer à « rebâtir une vision commune » de la transition.

Adaptation, préservation de l’environnement et décarbonation : telles seront, pour 2026 — « année d’action et de résistance » — les priorités du ministère de la Transition écologique et de « l’équipage » formé depuis « 70 jours » par les ministres Monique Barbut, Mathieu Lefèvre et Catherine Chabaud, ont-ils annoncé lors de leurs vœux institutionnels, formulés depuis l’hôtel de Roquelaure le 20 janvier 2026.

« Maintenir l’ambition » du ZAN

À l’approche du « premier anniversaire » du Pnacc (lire sur AEF info), « dont la totalité des mesures a déjà été engagée », Monique Barbut a cité la nécessité d’isoler les logements, de « repenser » les écoles ou encore de « protéger les forêts », de même que d’adapter les modèles économiques pour « protéger certaines filières ». La ministre cite particulièrement les agriculteurs et les pêcheurs, « premières victimes de la pollution » des sols et des eaux.

Tandis que la France doit remettre à la Commission « à l’automne » son plan de restauration de la nature, la ministre a, en matière de préservation, appelé à faire « preuve de bon sens ». Et ce, afin d' »identifier les points d’équilibre entre ce qui doit être protégé et ce qui est acceptable pour les populations » et « construire des solutions pérennes ». 

Pour ce qui relève de la préservation des sols et de l’air, la ministre a ainsi dit son « souhait » de voir « maintenue l’ambition du zéro artificialisation nette », tout comme celui de garder « possible » la mise en place de zones à faibles émissions. Et ce, alors que la commission mixte paritaire sur le projet de loi de « simplification de la vie économique » se tient ce 20 janvier à l’Assemblée nationale.

« Concilier décarbonation et compétitivité »

De même, Monique Barbut a assuré sous les applaudissements d’un auditoire comptant notamment les anciens ministres Agnès Pannier-Runacher, Barbara Pompili et Brice Lalonde qu’elle « s’opposera aux arguments de celles et ceux qui souhaitent encourager la relance de l’exploration pétrolière » dans les outre-mer. Ces derniers jours, la ministre s’est frontalement opposée avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, favorable à la proposition de loi du sénateur guyanais Georges Patient (RDPI) visant à autoriser l’exploitation des hydrocarbures dans les territoires d’outre-mer (lire sur AEF info).

En matière de décarbonation d’ailleurs, la ministre a appelé à la « mobilisation de l’ensemble des acteurs, publics comme privés » pour mettre en œuvre la troisième stratégie nationale bas carbone, dont le projet a été mis en consultation le 12 décembre dernier (lire sur AEF info). Rappelant que cette feuille de route « n’est pas celle du ministère de l’Écologie, mais celle de la France », Monique Barbut reconnaît aussi que cette stratégie « ne pourra aboutir qu’avec l’engagement des filières économiques et la démonstration que l’électrification est […] une opportunité pour la réindustrialisation [du] pays ». Ainsi, « les négociations européennes sur la décarbonation de l’industrie automobile devront confirmer notre volonté de concilier décarbonation et compétitivité ».

Transition « juste et fertile« 

Pour assurer l’adhésion des citoyens à cette feuille de route, le gouvernement devra aussi « veiller à mettre en place les mesures d’accompagnement nécessaires ». « Si nous ne créons pas les conditions d’une transition juste et fertile, nous ne parviendrons pas à inscrire durablement les trajectoires que nous nous sommes fixées », prévient la ministre.

Des trajectoires dont « la survie » dépend aussi des « ambitions » portées sur la scène internationale. Or, 2025 a vu « l’émergence de nouveaux empires, avides de ressources et peu soucieux des règles établies ». Dans ce contexte, les Européens ont « eu le sentiment d’être de plus en plus isolés », les seuls à continuer à « obéir aux règles d’un jeu auquel les autres ne jouent plus » (lire sur AEF info).

« Nouveaux rapports de force »

Pour l’année à venir, Monique Barbut a donc insisté sur l’importance de « mieux tenir compte des nouveaux rapports de force » et de se « préparer, avec nos partenaires européens, à adopter des postures plus affirmées » dans différentes enceintes. Celle du G7, dont la France assume cette année la présidence, ainsi que les différentes COP (désertification, biodiversité et climat) qui se dérouleront d’août à novembre 2026, et les négociations sur le traité plastique, pour lesquelles un ou une nouvelle présidente des travaux doit être désignée à Genève, le 7 février prochain.

« Rebâtir une vision commune est absolument essentiel », a insisté Monique Barbut, notant que si le contexte est marqué par l’incertitude, une chose est « pire » : « la certitude ». Celle « d’avoir perdu le combat » ou « qu’il est désormais trop tard pour agir ». La ministre a appelé à agir pour « faire en sorte » qu’elle ne devienne « jamais réalité ». 

« Simplifier sans déréguler »

Durant cette cérémonie, Mathieu Lefèvre a aussi assuré que 2026 « doit être et sera une année utile au plan environnemental ». Lui s’emploiera particulièrement à « continuer à simplifier, sans pour autant détricoter et déréguler ». Assurant qu’existe « une voie de passage pour mieux associer les entreprises à la transition écologique et leur donner toute la place qu’elles méritent dans un contexte de finances publiques contraint ».

Le ministre veut ainsi « essayer à la fois de faire plus simple, via le travail mené notamment sur la question des autorisations environnementales ; plus proche, avec le travail demandé par le Premier ministre en matière de décentralisation ». Et « plus pragmatique », citant par exemple les filières REP, qui font preuve d’une « ambition environnementale élevée » mais aussi de « beaucoup de complexité administrative et économique ». Sur ce sujet, et « avec les parlementaires qui en ont envie », le ministre ambitionne de « faire mieux, avec moins de prélèvements » (lire sur AEF info).

« Horizon d’espérance »

En somme, Mathieu Lefèvre veut « essayer d’inventer, de définir une écologie entre deux pôles du débat public qui paraissent appauvrissants ». D’un côté, a-t-il esquissé, « l’écologie vécue comme une interdiction, qui serait totalement punitive, celle de la taxe en permanence ». Et, de l’autre, « des voix qui invitent à penser que le Giec serait un lobby et que le dérèglement climatique ne serait pas si grave que ça ». 

Entre les deux, le ministre estime qu’il existe « une voie », « celle de la transition industrielle », portée « depuis 2017 » et que le ministre entend continuer à tracer « avec un horizon d’espérance, celui qui consiste à dire qu’économie et écologie vont de pair et qu’une grande partie de la croissance de demain dépend de la transition écologique ».

Les bons chiffres de ventes de véhicules électriques s’expliquent par la taxe pesant sur les flottes professionnelles

En matière de mobilité électrique, la France a franchi en 2025 deux « caps symboliques », souligne l’Avere-France, jeudi 15 janvier 2026 : plus de 1,5 million de véhicules électriques sont désormais en circulation et 180 000 points de recharge sont ouverts au public. « L’année 2026 devra démontre notre capacité collective à poursuivre la dynamique engagée », poursuit l’association qui s’inquiète notamment de la proposition de la Commission européenne de diminuer l’objectif de baisse des émissions en 2035 pour les voitures et véhicules utilitaires de 100 % à 90 %.

Si l’Avere-France craignait, il y a un an, que 2025 soit « l’année de tous les dangers » pour la mobilité électrique (lire sur AEF info), elle s’est finalement révélée comme celle de « tous les records ». La France a ainsi franchi deux « caps symboliques » : plus de 1,5 million de véhicules 100 % électriques (et 2,5 millions de véhicules électrifiés) sont désormais en circulation et 180 000 points de recharge sont ouverts au public, explique l’association, jeudi 15 janvier, lors d’une conférence de presse. Celle-ci intervient quelques jours après la parution de données du Citepa montrant que la baisse des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports, premier émetteur, n’est pas conforme aux objectifs (–1,4 % en 2025, au lieu de –5 %).

« On constate une vraie reprise de la dynamique des immatriculations de véhicules électriques en 2025 », en hausse de 14 % par rapport à 2024, « année tristement historique » car enregistrant pour la première fois un recul, détaille Clément Molizon, délégué général de l’association. 363 130 véhicules électriques neufs ont ainsi été immatriculés l’an dernier, principalement portés par les flottes professionnelles, qui ont connu « une vraie bascule à partir de mars ».

Le poids de l’électrique a doublé dans les flottes d’entreprises

Une date qui « donne une forte indication de ce qui a pesé », souligne le DG, mentionnant l’entrée en vigueur de la taxe annuelle incitative au verdissement des flottes d’entreprises, qui « a motivé tout le monde » : les professionnels ont ainsi « doublé le poids de l’électrique dans leurs flottes en un an ». Quant aux achats des particuliers, ils ont été « nettement en recul au premier semestre » mais « de retour au deuxième, en lien avec le leasing social », témoignant d’une forme d’attente envers ce dispositif. Ainsi, « 2025 montre l’effet clair, que peuvent avoir la réglementation et la fiscalité dans la transition énergétique », analyse Clément Molizon.

Pour l’année à venir, l’Avere-France salue le maintien du bonus écologique, bien que son financement via les CEE conduise l’État à ne plus pouvoir garantir son montant. Également financé par ce dispositif, le leasing social, après le succès de la deuxième édition (lire sur AEF info), « devrait connaître une saison trois très prochainement », se réjouit le DG. À l’inverse, il se montre plus nuancé sur certaines des mesures figurant dans le projet de loi de finances pour 2026. Le texte, toujours en cours d’examen au Parlement, prévoit entre autres la suppression du crédit d’impôt pour l’installation de bornes de recharge pilotées à domicile (500 €), souligne l’association qui plaide pour la prolongation de ce dispositif, « essentiel pour accompagner le déploiement du véhicule électrique et garantir son intégration optimale dans le système électrique ».

Les points de recharge en progression de 20 %

Sur le sujet de la recharge justement, l’Avere-France se félicite de la progression du nombre de points de recharge ouverts au public enregistrée en 2025, à +20 % par rapport à 2024. Au 31 décembre dernier, la France comptait donc 185 501 points (dont 22 858 points de recharge très haute puissance). Le taux de disponibilité technique des infrastructures de recharge s’établit à 92 % et le taux d’accès immédiat à 95 %, souligne Clément Molizon. En revanche, « pour la première fois depuis 2020 et pour la seconde depuis 2010, on observe un recul dans le nombre de nouvelles installations », qui passe de 36 685 en 2024 à 30 807 en 2025.

Quant à la recharge en résidentiel collectif, elle « poursuit sa progression », avec près de 40 000 immeubles qui ont « décidé d’une solution » d’IRVE et 15 135 déjà équipés. Un chiffre en hausse de 43 % mais qui reste faible : dans la mesure où l’obligation d’équipement, que portait l’Avere, « n’a pas été retenue », « il n’y a pas de solution miracle », c’est « à chaque immeuble de décider » et « cela ne peut pas décoller de façon majeure », même si « toutes les solutions techniques et financières sont là », affirme le DG.

Un observatoire national de la donnée de recharge lancé

Advenir, programme piloté par l’Avere-France, a lancé, mercredi 14 janvier, l’Observatoire national de la donnée de recharge : cette plateforme « offre un accès inédit aux informations sur les points de recharge financés par le programme et l’Ademe, soit plus de 150 000 infrastructures réparties sur tout le territoire français ». De quoi « permettre à l’ensemble de l’écosystème national de mieux comprendre les besoins et usages en matière de recharge ». L’observatoire met également à disposition l’ensemble de son patrimoine de données en open data sur la plateforme data.gouv.fr, ce qui représente à fin décembre 2025 près de 29 millions de données de sessions de recharge des bornes financées par Advenir et l’Ademe, est-il précisé.

Des flexibilités qui vont « complexifier les choses »

Globalement, estime l’Avere, « les bons chiffres de l’année 2025 ont confirmé la crédibilité de la trajectoire établie en 2022. L’année 2026 devra démontrer notre capacité collective à poursuivre la dynamique engagée ». Avec une ombre au tableau, la décision de la Commission européenne, « à dix ans de l’échéance de 2035″, qui prévoyait la fin de la vente de véhicules thermiques, de proposer des flexibilités et de rendre un peu moins lisible la trajectoire », commente Clément Molizon. Si pour le DG, ces « flexibilités ne sont pas de nature à casser la tendance », puisque « l’objectif de décarbonation à 2050 n’a pas changé », elles vont en revanche « complexifier les choses pour les constructeurs » et risquent de « brouiller les esprits du grand public », qui pourrait suspendre ses projets d’achat de véhicule. « Il est difficile de savoir ce que sera le marché automobile dans dix ans », reconnaît-il, évoquant une « illisibilité » qui « pose problème » à l’association et à ses membres.

De la même façon, pour les acteurs de la recharge, « ne pas pouvoir s’appuyer sur une trajectoire claire, c’est complexe », assure-t-il. Après quelques années pendant lesquelles « on était dans une phase de croissance, les investisseurs étaient présents, avec des levées de fonds importantes. […] Aujourd’hui, ils sont encore plus vigilants, demandeurs de chiffres, ont besoin de valider que la trajectoire est toujours là… », observe Clément Molizon.

Le délégué général pointe une « décision qui va à l’encontre des industriels européens, des consommateurs européens et des intérêts stratégiques de la France ». Il espère que le gouvernement, au niveau européen, « revienne un peu en arrière et appelle à une stratégie un peu plus ambitieuse » en la matière.

Combien coûte un jour férié?

question récurrente en ce joli mois de mai, quand se multiplient les ponts et viaducs!

bonne analyse dans Capital Ponts de mai : combien ça coûte, un jour férié ? – Capital.fr, mais dans le transport, çà coûte toujours moins cher quand on a le droit de rouler, et même si c’est pour la journée solidarité… A part en 2003 à la création de la journée solidarité, puis en 2020 pour cause de COVID, ou encore l’an dernier en 2023, quand le jeudi de l’Ascension faisait suite au mercredi 8 mai, (au risque d’entrainer des ruptures d’approvisionnement dans les magasins), avoir le droit de rouler en poids lourd, çà ne vient pas tout seul, mais est le fruit d’une bonne action de lobbying de ceux qui savent… Et combien çà rapporte de pouvoir rouler un jour férié? un jour de plus sur 220 soit presque 0,5% de CA et donc presque de la marge nette (puisque de toute façon les salaires sont payés, fériés ou pas…) soit rapidement plusieurs années de cotisations… C’est bon à savoir…

 J’ai déjà beaucoup écrit sur les nominations dans l’ordre de la Légion d’Honneur, ou dans cette du mérite.

Ici http://viguiesm.fr/vous-avez-dit-legion-dhonneur ou là http://viguiesm.fr/transport-et-merite

Ce qui me frappe dans celle de cette semaine au JO du 30 novembre, et en regroupant ceux qui ont à voir de près ou de loin avec le transport, c’est qu’il y a à cette promotion 6 femmes et 2 hommes, il est donc loin le temps où le Président Sarkozy avait retardé une promotion pour absence de parité, et de promotions trop… masculine !

Il est également loin le temps où certains hommes laissaient la place à leur épouse dans l’entreprise pour féminiser les promotions également.. Donc bravo à elles, mais Philippe et Didier n’en sont pas moins méritant pour autant !

Mme Michaud (Séverine, Sandrine, Monique), présidente d’un groupe de transport et de logistique, présidente régionale d’une organisation professionnelle des transports routiers ; 28 ans de services.

Mme Folléas, née Vella (Maryline, Nicole, Christiane), présidente et codirigeante d’une entreprise de transport routier ; 26 ans de services.

Mme Strauss (Diane, Clémence), directrice d’une organisation œuvrant pour le transport et pour la protection de l’environnement ; 14 ans de services.

Mme Borie-Bancel, née Borie (Laurence), présidente du directoire d’une compagnie de production d’hydroélectricité et de transport fluvial ; 34 ans de services.

Mme Boutueil (Virginie, Jeanne, Christiane), chercheuse au sein d’un laboratoire dédié à la mobilité ; 19 ans de services.

Mme Wauquiez, née Poitau (Marie-Xavière, Elisabeth), présidente d’un réseau professionnel dans le secteur de la mobilité ; 25 ans de services.

M. Premat (Philippe, François), président d’une société de transports ; 45 ans de services.

M. Léandri (Didier, Jean-Marie), président délégué général d’une fédération d’entreprises fluviales ; 32 ans de services.

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000048480596

compte rendu en image de la journée professionnelle du 8 juin 2021 à la mairie de Paris

le Président Gibergues en grande discussion avec la ministre Anne Marie IDRAC, aujourd’hui présidente de France Logistique
echange de discours de bienvenue entre David Belliard et le Président Alexis Gibergues
Stephane Levesque, directeur de l’Union Routière, pose en préalable les chiffres de la route!

Vous avez dit Légion d’Honneur?

S’il est une occupation traditionnelle du 1er janvier des lobbyistes, c’est bien d’éplucher le Journal Officiel, et notamment celui du 31 décembre avec ses 242 textes officiels et 1366, pages, 242 textes que nul n’est censé ignorer dès le 1er janvier, ou encore d’éplucher le JO du 1er janvier et ses traditionnelles promotions de la Légion d’Honneur, avec désormais en même temps celle de l’ordre du mérite, à la fois donc « la rouge » et « la bleue », soit plusieurs milliers de noms à éplucher pour voir si l’on ne connait pas quelqu’un à féliciter, et le temps passant on y connait effectivement de plus en plus de monde…

Et c’est ou un art de savoir féliciter quelqu’un en lui souhaitant une bonne nouvelle année, voire d’être le premier qui lui annoncera la nouvelle, occasion d’être le cas échéant d’être également invité par le récipiendaire lorsqu’il se fera remettre ladite décoration, parfois (souvent ?) dans un bel hotel parisien quand le principe du respect des gestes barrières sera moins d’acuité.

Alors que débute la nouvelle année, une nouvelle promotion de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite a été annoncée au Journal officiel ce 1er janvier 2021. 3884 personnes, réparties à parité égale hommes femmes, sont distinguées en ce début 2021. Crise sanitaire oblige, près de 63% des nouveaux décorés le sont au titre de leur engagement dans la lutte contre le Covid-19, comme l’a souhaité le président de la République, également grand maître des ordres nationaux.

Dans le détail, 1229 personnes sont décorées de la Légion d’honneur : 1087 chevaliers, 111 officiers, 21 commandeurs, 7 grands officiers et 3 grand’croix. Parmi elles, 40 personnes décédées des suites de la Covid-19 sont nommées chevalier à titre posthume ainsi que le permet le code de la Légion d’honneur pour les personnes «tuées dans l’accomplissement de leur devoir». Dans l’ordre national du Mérite, 2655 personnes sont distinguées, réparties entre 2385 chevaliers, 225 officiers, 35 commandeurs, 7 grands officiers et 3 grand’croix.

Il fut un temps où ce travail fastidieux de lecture du bottin se faisait sur un document papier scrupuleusement conservé. Cela est désormais plus facile avec des mots clés comme par exemple « transport routier », certains ayant la bonne idée de se faire remettre le fameux parchemin non pas par leur ministre de tutelle, mais par un autre plus transverse comme le Premier Ministre, celui de l’Economie ou du travail, afin d’échapper aux fameux contingents ministériels voire à la désormais stricte parité homme femme instaurée par Nicolas Sarkozy, qui avait même retardé une promotion afin de la rendre plus équilibrée, conduisant certains transporteurs à voir préférer leur épouse pour certaines promotions, celles-ci étant souvent les « femmes de l’ombre » mais au combien indispensables….

Chaque titre de presse y va de sa sensibilité pour se réjouir qui des nominations bretonnes, qui, des nordistes et des picards, ou des alsaciens, qui des religieux ou des berrichons ou des altoséquanais

Les célébrités se trouvant souvent au rayon sport ou culture…

Mais celles qui me tiennent particulièrement à cœur, et ce depuis un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre, ce sont celles des transporteurs, et cela fait plusieurs années que je me désole ici, que sous le vocable « transport », on y trouve plus souvent des transporteurs de gaz ou d’électricité, des transporteurs de personnes (de préférence publics) ou des hauts fonctionnaires travaillant dans un service, administration ou ministère détaché aux transports…

Il est bien entendu agréable d’y voire telle dirigeante de Keolis ou de telle entreprise de TRV, mais finalement toujours assez peu de transporteurs routiers de marchandises..

Alors oui, ce 1er janvier, on y lit à la fois le nom de l’ancien Ministre Jean Claude Gayssot et celui de Dominique Voynet, celui de la patronne de Géodis, Marie Christine Lombard et celui d’un ancien Président de fédération de Transport et de la Logistique, ancien patron d’un grand groupe de transport de voitures et impliqué dans une Caisse de Prévoyance des Transports, ou Président de la Fédération des Travaux Publics… Mais ce sont souvent des patrons de grandes entreprises qui ont des mérites difficilement accessibles aux PME.

Aussi est-ce une réelle satisfaction, d’y lire au fil des noms, tel associatif ou religieux, tel transporteur de taille plus intermédiaire, voire tel déménageur, profession difficile s’il en est et qui mérite pourtant d’être mieux connue et reconnue.

Cela fait deux ans de suite que j’ai plaisir d’y lire les noms de personnalité du monde du déménagement qui le méritent bien, et que je ne citerai pas ici… mais félicitations à eux ! et à l’année prochaine (ha non, il y a celle du 14 juillet avant…)

Et vous pouvez relire mes articles de 2014,  de 2015 légion d’honneur et patakes, ou encore celui de l’an dernier, où finalement je disais déjà un peu la même chose…

Mais faut-il s’étonner, quand un ministre des transports dans sa carte de vœux (* voir ci-dessous) remercie tous les transports pour avoir su assurer la continuité pendant la crise, mais en oublie un, celui qui représente près de 40 000 entreprises et plus de 500 000 salariés….

Bonne année quand même à tous !

Le feuillet bleu n’est plus

Une fois n’est pas coutume, le clin d’œil cinématographique de l’Edito me conduit à rendre hommage ici au père du réalisateur Philippe de Chauveron, l’auteur de « qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu », Jean de Chauveron, bien connu des anciens du monde du transport avec les trois autres « de », dont tous n’étaient pas nobles.

Son principal fait d’arme est d’avoir notamment contribué à créer une puissante fédération de transporteur à l’issue des grandes grèves de 1992 sur le permis à point ou une partie des entreprises de la route, ne se sont pas (ou plus ?) senties représentées par la seule fédération en position de quasi monopole à l’époque.

Il était également connu pour sa plume, à la fois critique et experte de la profession, où tous les vendredis, il s’attachait à sortir un « feuillet bleu » ronéotypé en un recto verso, et pour lequel il s’arrachait parfois les cheveux avec son complice Oheix à la communication (qui n’en avait plus depuis longtemps). Pourquoi ce brin de nostalgie pour ces personnes que plus personne ne connait ? Parce qu’ils sont les derniers d’une génération, et qu’ils ont été également mes mentors, il y a 28 ans en début de carrière…

Et il y a un point où je ne leur arrive pas à la cheville, mon incapacité à faire court depuis des années et à tenir dans un recto verso !

J’ai appris également par la même occasion d’échanges entre anciens, que Jean Luc Allègre, l’un des hommes clés du social de la profession était également parti brusquement il y a près de 2 ans…. Raison pour laquelle sans doute je ne lis plus ses éditos juridiques de droit social des transport, ou qu’il ne répond plus à mes SMS…

Prenez soin de vous !

décès de Pierre Léonard

Chères et chers ancien.e.s diplômé.e.s du DESS/Master Transports Internationaux,

J’ai le profond regret de vous faire part du décès de Pierre Léonard dimanche 12 avril 2020, à l’âge de 92 ans. Co-fondateur en 1975 du DESS (et désormais Master 2) Transports Internationaux aux côtés de Pierre Bauchet, Pierre Léonard dirigeait alors la Flotte de Commerce et de l’Equipement Naval au sein du Ministère des Transports. Son apport au DESS est majeur puisqu’il marqua l’arrivée de professionnel.le.s au sein des équipes enseignantes de l’université jusqu’alors composées exclusivement d’académiques. Le DESS n’aurait tout simplement pas pu voir le jour sans son impulsion ni son soutien institutionnel. Pierre Léonard a porté – et symbolise le succès d’ – une innovation majeure dans les formations proposées par l’Université. Administrateur civil hors classe des Affaires Maritimes, ancien Président et Président d’honneur du Conseil supérieur de la Marine marchande, membre honoraire et ancien président de l’Académie de Marine, Pierre Léonard a dédié sa vie au transport maritime. Conscient des besoins de formation dans ce secteur, il sut transmettre à des générations d’étudiant.e.s sa profonde connaissance passionnée de ce monde. Sa philosophie constitue un cap que le Master a constamment suivi au cours de toutes ses évolutions depuis 45 ans.

Toute l’équipe du DESS/Master Transports Internationaux adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

après le décès du Professeur Bauchet, c’est un 2ème « grand » qui nous quitte… Toutes mes condoléances.