A13 fermée, privilégier les transports en commun !

Tout utilisateur des transports en Ile-de-France a pu constater (et pas uniquement au niveau de la porte de Saint Cloud) ces messages lumineux et autres annonçant la prochaine fermeture de l’autoroute A13 au niveau du tunnel de Saint Cloud du 16 novembre 2026, à… fin aout 2027.

Une fermeture non pas pour une ou deux nuits, mais pour plus de 9 mois au moins (les travaux, on sait quand çà commence, rarement quand ça finit… suivez les dates d’ouverture du métro du grand Paris…

Une durée de fermeture qui fait s’écarquiller les yeux et se demander si on est devenu un pays du tiers monde, ou si on a bien lu…

L’autre étonnement, c’est celui qui nous demande de privilégier les transports en commun, même quand il n’y a pas (voir mes propos liminaires sur le retard de la ligne 15 et suivantes), mais un mode de transport qui fera plaisir à tous les transporteurs de marchandises qui n’ont d’autre choix que la route et qui seront heureux qu’on leur demande de privilégier la route…

Quel aménagement du territoire français en 2050 ? Un plan Freycinet pour le XXIe siècle

Du plan Freycinet de 1879 aux grands programmes ferroviaires, énergétiques et numériques du XXe siècle, la France a hérité d’un patrimoine d’infrastructures d’une richesse exceptionnelle. Pour autant, ce legs de l’histoire vieillit et les besoins d’investissement s’accumulent.

Dans un contexte budgétaire contraint et face aux exigences environnementales, quels principes et quelles priorités se fixer pour les infrastructures de demain ? Quels sont les leviers pour passer d’un paradigme de la construction systématique à celui de l’entretien, du renouvellement et de la régénération du patrimoine existant ?

Au terme d’une mission confiée par Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, à Michel Lalande, ancien préfet, ce rapport propose une nouvelle politique d’infrastructures et d’aménagement du territoire adaptée aux grands défis du XXIe siècle.

https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/quel-amenagement-du-territoire-francais-en-2050-un-plan-freycinet-pour-le-xxie-siecle

Ce rapport fait très utilement suite notamment à celui-ci publié en 2022 :

https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/prospective-2040-2060-transports-mobilites-20-ans-reussir-collectivement-deplacements

Prospective 2040-2060 des transports et des mobilités

Covoiturage, trains autonomes… comment nous déplacerons-nous dans 20 ou 40 ans ? Si la prospective est un exercice incertain, une chose est sûre en revanche, le secteur des transports devra se décarboner quasi totalement en l’espace d’une génération. Pour éclairer le débat, France Stratégie et le Conseil général de l’Environnement et du Développement durable (CGEDD) ont mené un exercice exploratoire à horizon 2040-2060, avec un regard particulier sur 2030.

Adaptation climatique, le gouvernement défend un plan ‘engagé à 85%

En plein pic de chaleur, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, et le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, ont présenté l’avancement du troisième plan national d’adaptation au changement climatique. Une progression marquée aussi par une baisse des dispositifs d’aide.

Le gouvernement a mis en ligne ce 18 juin une nouvelle version de son « baromètre » de la planification écologique, qui montre souvent des retards par rapport aux objectifs. Le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), rattaché au Premier ministre pour coordonner la politique et les ambitions environnementales et climatiques du gouvernement, avait lancé une première version de cet outil en 2024. La nouvelle version se veut plus complète et met en regard les données avec les stratégies environnementales existantes.

Le site propose un état de l’environnement structuré autour de six grands thèmes : atténuation du changement climatique, à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), adaptation au changement climatique, ressources aquatiques et maritimes, économie circulaire, prévention et contrôle de la pollution de l’air, protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes. Chacun d’entre eux est assorti de nombreux indicateurs, hormis l’adaptation au changement climatique qui est mentionnée sans données à ce stade. « Bien que la France soit dotée d’un Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3, publié en mars 2025), les méthodes d’évaluation quantitative qui en découlent font défaut, d’où l’absence d’indicateurs dans ce baromètre, dans l’attente de travaux en cours », indique le site gouvernemental. « Cela tient tant à la difficulté d’élaborer des projections des conséquences du changement climatique qu’au caractère systémique des politiques d’adaptation, celles-ci portant sur des enjeux physiques et organisationnels », justifie-t-il. La ministre de la Transition écologique a toutefois présenté ce 17 juin un premier bilan de la mise en œuvre du PNACC3, se félicitant que plus d’un an après, « 85% des actions » soient engagées.

Sur le fond, certains indicateurs du baromètre témoignent de retards pris par rapport aux objectifs officiels, comme sur le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre ou le bon état des masses d’eau. En revanche, la qualité de l’air s’améliore, même si de nouvelles normes plus strictes doivent être respectées d’ici 2030, ce qui les rendra plus difficiles à atteindre.

Climat : la France cuit, et le gouvernement se félicite

Une stratégie mal financée et largement insuffisante, rétorquent les associatifs.

https://www.ecologie.gouv.fr/presse/troisieme-plan-national-dadaptation-changement-climatique-pnacc-3-plus-dun-apres-85-actions

https://www.banquedesterritoires.fr/planification-ecologique-le-gouvernement-publie-son-nouveau-barometre

https://reporterre.net/Climat-la-France-cuit-et-le-gouvernement-se-felicite-des-maigres-avancees

Le débat de la semaine : faut-il taxer Total ?

LA TRIBUNE D’AGNÈS PANNIER-RUNACHER

C’est la dernière proposition de la gauche et de l’extrême droite, une nouvelle fois main dans la main, faut-il surtaxer les profits de Total, alors que les prix à la pompe augmentent ? 

On vous le dit tout de suite : taxer des profits exceptionnels réalisés sur le dos d’une crise, ça ne nous fait pas peur. À Bercy, Gabriel Attal avait d’ailleurs taxé les profits d’entreprises réalisés grâce à la guerre en Ukraine et le gouvernement avait taxé les profits exceptionnels des laboratoires réalisés avec les tests Covid. 

Mais la question aujourd’hui, ce n’est pas comment taxer plus les entreprises, c’est comment faire payer moins les Français : 

  • Total paie ses impôts en France et paie déjà une surtaxe d’impôt sur les sociétés cette année 
  • Total plafonne les prix à la pompe pour les Français, empêchant les prix d’exploser – une nouvelle surtaxe menacerait le plafonnement

Alors plutôt que de chercher à punir les entreprises avec des solutions démago, choisissons les solutions qui aident le pouvoir d’achat des gens. 

🌱 Mais la vraie solution, c’est l’électrification. C’est ainsi que nous pourrons sortir de la dépendance au pétrole et de ces débats stériles à répétition. 

Parmi les solutions : 

  • Électrifier massivement et continuer à investir dans le renouvelable et le nucléaire
  • Rendre les véhicules propres accessibles à tous, en baissant la TVA à 5,5% sur eux
  • Aider les Français qui ont le plus besoin de leur voiture pour travailler : une offre de leasing de véhicules propres ciblée sur les métiers les plus en besoin (les aides-soignants à domicile, par exemple). 

à Varsovie, un tunnel ne sert plus aux voitures. Il sert aux arbres.

C’est exactement le genre d’arbitrage qui m’intéresse depuis des années sur le terrain transport.

On passe notre temps à opposer circulation, adaptation climatique, qualité urbaine et acceptabilité politique. Mauvais réflexe.

Quand une infrastructure existante devient une réserve d’eau pour le végétal en surface, on ne parle plus seulement de voirie. On parle de doctrine publique. De sobriété foncière. Et d’une autre façon de penser l’utilité d’un ouvrage déjà payé.

J’ai vu trop de débats locaux bloqués par une question mal posée : « on garde ou on supprime ? »

La bonne question est souvent ailleurs.

Que peut encore rendre cet espace au territoire, en 2026, avec les contraintes d’eau, de chaleur, de budget et de voisinage que nous connaissons tous dans nos collectivités ?

C’est là que se joue la crédibilité des politiques de mobilité.

Pas dans les slogans.

Dans la capacité à faire muter un actif technique en service concret pour la ville, sans repartir de zéro, et en assumant que la route, le tunnel ou le parking de demain ne ressembleront pas à ceux d’hier.

Les élus mobilité qui prendront ce virage tôt auront un temps d’avance. Pas seulement sur le climat. Sur la preuve.

Je serais heureux d’échanger avec celles et ceux qui travaillent déjà ces conversions discrètes, mais décisives.

Cerema – Eléments méthodologiques pour la mise en place d’un contrôle automatisé des ZFE

La mise en œuvre des restrictions de circulation liées aux zones à faibles émissions suppose de disposer de dispositifs de contrôle fiables et juridiquement sécurisés. Une publication présente les éléments méthodologiques nécessaires pour concevoir un système automatisé capable d’identifier les véhicules autorisés et de vérifier le respect des règles.

Le document décrit les étapes de préparation du dispositif, notamment l’analyse du cadre réglementaire, la définition des scénarios de contrôle, l’implantation des équipements et l’organisation de la chaîne de traitement des données. Il précise également les exigences liées à la protection des informations collectées et aux modalités d’exploitation des résultats.

L’approche proposée insiste sur l’articulation entre choix techniques, organisation administrative et communication auprès du public. Elle vise à garantir l’efficacité du contrôle tout en assurant sa lisibilité et sa proportionnalité, afin de faciliter l’acceptation du dispositif et son intégration dans les politiques de mobilité et de qualité de l’air.

Cerema<https://www.cerema.fr/fr/actualites/elements-methodologiques-mise-place-controle-automatise-zfe>

 J’ai déjà beaucoup écrit sur les nominations dans l’ordre de la Légion d’Honneur, ou dans cette du mérite.

Ici http://viguiesm.fr/vous-avez-dit-legion-dhonneur ou là http://viguiesm.fr/transport-et-merite

Ce qui me frappe dans celle de cette semaine au JO du 30 novembre, et en regroupant ceux qui ont à voir de près ou de loin avec le transport, c’est qu’il y a à cette promotion 6 femmes et 2 hommes, il est donc loin le temps où le Président Sarkozy avait retardé une promotion pour absence de parité, et de promotions trop… masculine !

Il est également loin le temps où certains hommes laissaient la place à leur épouse dans l’entreprise pour féminiser les promotions également.. Donc bravo à elles, mais Philippe et Didier n’en sont pas moins méritant pour autant !

Mme Michaud (Séverine, Sandrine, Monique), présidente d’un groupe de transport et de logistique, présidente régionale d’une organisation professionnelle des transports routiers ; 28 ans de services.

Mme Folléas, née Vella (Maryline, Nicole, Christiane), présidente et codirigeante d’une entreprise de transport routier ; 26 ans de services.

Mme Strauss (Diane, Clémence), directrice d’une organisation œuvrant pour le transport et pour la protection de l’environnement ; 14 ans de services.

Mme Borie-Bancel, née Borie (Laurence), présidente du directoire d’une compagnie de production d’hydroélectricité et de transport fluvial ; 34 ans de services.

Mme Boutueil (Virginie, Jeanne, Christiane), chercheuse au sein d’un laboratoire dédié à la mobilité ; 19 ans de services.

Mme Wauquiez, née Poitau (Marie-Xavière, Elisabeth), présidente d’un réseau professionnel dans le secteur de la mobilité ; 25 ans de services.

M. Premat (Philippe, François), président d’une société de transports ; 45 ans de services.

M. Léandri (Didier, Jean-Marie), président délégué général d’une fédération d’entreprises fluviales ; 32 ans de services.

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000048480596

Vous avez dit Légion d’Honneur?

S’il est une occupation traditionnelle du 1er janvier des lobbyistes, c’est bien d’éplucher le Journal Officiel, et notamment celui du 31 décembre avec ses 242 textes officiels et 1366, pages, 242 textes que nul n’est censé ignorer dès le 1er janvier, ou encore d’éplucher le JO du 1er janvier et ses traditionnelles promotions de la Légion d’Honneur, avec désormais en même temps celle de l’ordre du mérite, à la fois donc « la rouge » et « la bleue », soit plusieurs milliers de noms à éplucher pour voir si l’on ne connait pas quelqu’un à féliciter, et le temps passant on y connait effectivement de plus en plus de monde…

Et c’est ou un art de savoir féliciter quelqu’un en lui souhaitant une bonne nouvelle année, voire d’être le premier qui lui annoncera la nouvelle, occasion d’être le cas échéant d’être également invité par le récipiendaire lorsqu’il se fera remettre ladite décoration, parfois (souvent ?) dans un bel hotel parisien quand le principe du respect des gestes barrières sera moins d’acuité.

Alors que débute la nouvelle année, une nouvelle promotion de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite a été annoncée au Journal officiel ce 1er janvier 2021. 3884 personnes, réparties à parité égale hommes femmes, sont distinguées en ce début 2021. Crise sanitaire oblige, près de 63% des nouveaux décorés le sont au titre de leur engagement dans la lutte contre le Covid-19, comme l’a souhaité le président de la République, également grand maître des ordres nationaux.

Dans le détail, 1229 personnes sont décorées de la Légion d’honneur : 1087 chevaliers, 111 officiers, 21 commandeurs, 7 grands officiers et 3 grand’croix. Parmi elles, 40 personnes décédées des suites de la Covid-19 sont nommées chevalier à titre posthume ainsi que le permet le code de la Légion d’honneur pour les personnes «tuées dans l’accomplissement de leur devoir». Dans l’ordre national du Mérite, 2655 personnes sont distinguées, réparties entre 2385 chevaliers, 225 officiers, 35 commandeurs, 7 grands officiers et 3 grand’croix.

Il fut un temps où ce travail fastidieux de lecture du bottin se faisait sur un document papier scrupuleusement conservé. Cela est désormais plus facile avec des mots clés comme par exemple « transport routier », certains ayant la bonne idée de se faire remettre le fameux parchemin non pas par leur ministre de tutelle, mais par un autre plus transverse comme le Premier Ministre, celui de l’Economie ou du travail, afin d’échapper aux fameux contingents ministériels voire à la désormais stricte parité homme femme instaurée par Nicolas Sarkozy, qui avait même retardé une promotion afin de la rendre plus équilibrée, conduisant certains transporteurs à voir préférer leur épouse pour certaines promotions, celles-ci étant souvent les « femmes de l’ombre » mais au combien indispensables….

Chaque titre de presse y va de sa sensibilité pour se réjouir qui des nominations bretonnes, qui, des nordistes et des picards, ou des alsaciens, qui des religieux ou des berrichons ou des altoséquanais …

Les célébrités se trouvant souvent au rayon sport ou culture…

Mais celles qui me tiennent particulièrement à cœur, et ce depuis un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre, ce sont celles des transporteurs, et cela fait plusieurs années que je me désole ici, que sous le vocable « transport », on y trouve plus souvent des transporteurs de gaz ou d’électricité, des transporteurs de personnes (de préférence publics) ou des hauts fonctionnaires travaillant dans un service, administration ou ministère détaché aux transports…

Il est bien entendu agréable d’y voire telle dirigeante de Keolis ou de telle entreprise de TRV, mais finalement toujours assez peu de transporteurs routiers de marchandises..

Alors oui, ce 1er janvier, on y lit à la fois le nom de l’ancien Ministre Jean Claude Gayssot et celui de Dominique Voynet, celui de la patronne de Géodis, Marie Christine Lombard et celui d’un ancien Président de fédération de Transport et de la Logistique, ancien patron d’un grand groupe de transport de voitures et impliqué dans une Caisse de Prévoyance des Transports, ou Président de la Fédération des Travaux Publics… Mais ce sont souvent des patrons de grandes entreprises qui ont des mérites difficilement accessibles aux PME.

Aussi est-ce une réelle satisfaction, d’y lire au fil des noms, tel associatif ou religieux, tel transporteur de taille plus intermédiaire, voire tel déménageur, profession difficile s’il en est et qui mérite pourtant d’être mieux connue et reconnue.

Cela fait deux ans de suite que j’ai plaisir d’y lire les noms de personnalité du monde du déménagement qui le méritent bien, et que je ne citerai pas ici… mais félicitations à eux ! et à l’année prochaine (ha non, il y a celle du 14 juillet avant…)

Et vous pouvez relire mes articles de 2014,  de 2015 légion d’honneur et patakes, ou encore celui de l’an dernier, où finalement je disais déjà un peu la même chose…

Mais faut-il s’étonner, quand un ministre des transports dans sa carte de vœux (* voir ci-dessous) remercie tous les transports pour avoir su assurer la continuité pendant la crise, mais en oublie un, celui qui représente près de 40 000 entreprises et plus de 500 000 salariés….

Bonne année quand même à tous !

Le feuillet bleu n’est plus

Une fois n’est pas coutume, le clin d’œil cinématographique de l’Edito me conduit à rendre hommage ici au père du réalisateur Philippe de Chauveron, l’auteur de « qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu », Jean de Chauveron, bien connu des anciens du monde du transport avec les trois autres « de », dont tous n’étaient pas nobles.

Son principal fait d’arme est d’avoir notamment contribué à créer une puissante fédération de transporteur à l’issue des grandes grèves de 1992 sur le permis à point ou une partie des entreprises de la route, ne se sont pas (ou plus ?) senties représentées par la seule fédération en position de quasi monopole à l’époque.

Il était également connu pour sa plume, à la fois critique et experte de la profession, où tous les vendredis, il s’attachait à sortir un « feuillet bleu » ronéotypé en un recto verso, et pour lequel il s’arrachait parfois les cheveux avec son complice Oheix à la communication (qui n’en avait plus depuis longtemps). Pourquoi ce brin de nostalgie pour ces personnes que plus personne ne connait ? Parce qu’ils sont les derniers d’une génération, et qu’ils ont été également mes mentors, il y a 28 ans en début de carrière…

Et il y a un point où je ne leur arrive pas à la cheville, mon incapacité à faire court depuis des années et à tenir dans un recto verso !

J’ai appris également par la même occasion d’échanges entre anciens, que Jean Luc Allègre, l’un des hommes clés du social de la profession était également parti brusquement il y a près de 2 ans…. Raison pour laquelle sans doute je ne lis plus ses éditos juridiques de droit social des transport, ou qu’il ne répond plus à mes SMS…

Prenez soin de vous !

Nominations: légion d’honneur du 1er janvier, et ils sont où les transporteurs?

Le 1er janvier est l’un des traditionnelles occasion d’éplucher le Journal Officiel, notamment celui des nominations à l’ordre de la Légion d’Honneur. Occasion de féliciter certains au moment de leur souhaiter une bonne année qui commence donc en général bien.

Chaque promotion ne manque pas de respecter un certain équilibre et une certaine parité, par secteur d’activité, depuis notamment que Nicolas Sarkozy alors Président avait “bloqué” une promotion, au motif qu’elle ne comprenait pas assez de femmes.

Parfois, si vous êtes réactif, vous pouvez même être le premier qui leur annonce, ce qui parfois ne manque pas de vous permettre de recevoir dans les mois qui suivent une invitation à la cérémonie de remise de ladite médaille, occasion d’honorer cette personne méritante devant ses pairs.

Depuis, le transport routier ne manque pas d’être à l’honneur, souvent avec des femmes, qui parfois agissant dans l’ombre de leur mari qui porte son nom sur les véhicules, car ce sont elles qui “font tourner la boutique” et ont parfois un rôle plus institutionnel.

L’an dernier encore, c’est une dirigeante d’un grand groupe leader du déménagement international qui avait les honneurs du JO pour représenter le transport routier.

Mais quelle surprise et quelle déception ce matin en consultant le JO et les 487 nominés de voir que les deux seuls représentants du transport sont un président d’une fédération de transport public de personnes, président d’un grand groupe de transport public filiale d’un groupe bancaire, ou un directeur général délégué de la SNCF… Personne pour représenter le monde de la route cette année, c’est dire le peu d’estime où se trouve reléguée notre profession.

Ah si, dans le registre des nominations plus politiques, saluons celle de Gilles Savary, aujourd’hui consultant transport mais qui a toujours su défendre le transport routier contre la concurrence déloyale lorsqu’il était député!

Et puis pour se consoler, certains disent que la Légion d’Honneur ne vaut rien, elle est donnée à n’importe qui aujourd’hui, mais je suis sur que les mêmes aimeraient bien quand même parfois l’avoir!

Bonne Année!

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=9E1BE36748B65F257B82131DBDE56B61.tplgfr21s_2?idArticle=JORFARTI000039726326&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000039726325&dateTexte=

https://www.lci.fr/population/legion-d-honneur-gilbert-montagne-jeanne-balibar-philippe-etchebest-qui-figure-dans-la-promotion-du-nouvel-an-2020-2141667.html