Envolée des prix à la pompe, tensions géopolitiques et sociales, été de tous les records… Le Shift Project publie un nouveau plan pour préparer l’économie française à faire face aux crises actuelles et à venir. Électrification massive des transports, du chauffage et de l’industrie, production d’électricité bas-carbone (nucléaire ET renouvelables), maîtrise de notre consommation d’énergie : les conditions de réussite du prochain quinquennat sont connues, et doivent être mise en œuvre d’urgence, avec à la clé de nombreux bénéfices pour l’économie, dont la création de centaines de milliers d’emplois.
Réussir à l’ère des crises : Un plan robuste pour l’économie française est sorti le 14 octobre aux éditions Odile Jacob et nous sommes heureux d’avoir pu faire partie des premiers à le recevoir, ainsi que d’avoir pu faire partie de ceux qui ont contribué à son financement participatif…
Réunissant l’ensemble des lauréats REMO (APP & dispositif de gré à gré 2026) ainsi que les membres du programme. Une matinée pour donner de l’élan à votre projet de report modal.
Le 1er décembre à Paris, le programme CEE ReMoVe réunit l’ensemble des lauréats du dispositif d’aide REMO (les 3 vagues opérées par l’ADEME) ainsi que les partenaires des filières ferroviaire, fluviale et maritime.
Vous avez un projet à lancer, consolider ou accélérer ? Venez échanger avec celles et ceux qui ont déjà franchi les premières étapes. Cette rencontre mettra en lumière des retours d’expérience concrets, les difficultés rencontrées sur le terrain et les solutions mobilisées pour faire avancer les projets.
Trois tables rondes, dédiées au ferroviaire, au fluvial et au maritime, offriront un temps d’échange direct avec des professionnels confrontés aux mêmes enjeux que vous. L’événement sera également accessible à distance si vous ne pouvez pas vous déplacer le jour J. S’inscrire
La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) vise la décarbonation complète du secteur des transports à horizon 2050. Pour atteindre ces objectifs, le report modal constitue un levier majeur, en permettant le transfert du transport routier de marchandises vers les modes massifiés ferroviaire, fluvial et maritime.
C’est dans ce cadre que le programme ReMoVe, financé par les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), a été créé. Piloté par l’ADEME, en partenariat avec les filières du fluvial, du ferroviaire et du maritime, il a pour but d’accélérer le report modal de la route vers les modes de transport massifiés (dispositif ReMo) et d’accompagner l’amélioration des performances énergétiques et environnementales des flottes de transport massifié de marchandises, ainsi que des moyens de manutention associés (dispositif Log-te).
En 2026, le dispositif ReMo a fait évoluer l’un de ces dispositifs de soutien, directement géré par l’ADEME, avec le lancement d’un système d’aide en « gré à gré », dont la phase de candidatures courait sur la période du 20 janvier au 30 juin 2026. L’éligibilité et l’intensité des aides pouvant être octroyées étaient conditionnées aux externalités évitées1 via la solution de report modal. Aujourd’hui, l’ADEME annonce la sélection de 40 projets dans le cadre du programme CEE ReMoVe.
Sous réserve de leur contractualisation, les projets sélectionnés permettront, sur leur durée prévisionnelle de mise en œuvre, de générer des bénéfices environnementaux, climatiques et énergétiques estimés à 26 916 392 € d’externalités négatives évitées, environ 63 118 tCO₂e évitées et 275 GWh économisés.
Sur les 45 dossiers déposés dans le cadre du dispositif d’aide REMO 2026, 40 projets ont été sélectionnés.
Parmi ces projets sélectionnés, 28 concernent le report modal de la route vers le ferroviaire, 10 concernent le report modal de la route vers le fluvial et 2 concernent le report modal de la route vers le maritime.
Des projets qui prouvent l’intérêt du marché pour le report modal !
Dans le communiqué de presse joint, les projets sélectionnés du dispositif d’aide REMO 2026, accompagnés d’une description de leur projet.
750 000 décès chaque année. C’est le chiffre publié par l’OMS et l’OIT sur l’impact du surmenage. Au Japon, ce phénomène a un nom : karoshi, littéralement « mort par excès de travail ». Longtemps perçu comme un problème typiquement nippon, le karoshi se diffuse dans les entreprises du monde entier. Comment en arrive-t-on là ? Et surtout, comment prévenir ce point de non-retour ?
Le premier cas documenté remonte à 1969 : Takebayashi Katsuyoshi, 29 ans, employé du journal Asahi, décède d’un AVC hémorragique après avoir travaillé jusqu’à 250 heures par mois avec moins de deux jours de repos (Nishiyama, 1997). Depuis, le Japon a défini des seuils critiques :
risque cardiovasculaire : + 100 h supplémentaires par mois ;
risque suicidaire : + 160 h supplémentaires le mois précédant l’acte ;
seuil général de risque : + 80 h supplémentaires par mois (semaines de 60 heures et plus).
En 2024, plus de 1 300 cas ont été officiellement reconnus au Japon. Mais la prévalence réelle serait proche de 10 000 décès annuels.
Les mécanismes sont désormais mieux connus : activation chronique du système nerveux sympathique, hypertension persistante, fibrose cardiaque, arythmie, voire infarctus ou AVC.
Le karoshi n’est donc pas un accident mais un phénomène biologique : c’est l’aboutissement d’un stress prolongé qui finit par empoisonner l’organisme.
Du burnout au karoshi : un continuum prévisible
L’OMS définit le burnout comme un syndrome « résultant d’un stress professionnel chronique qui n’a pas été géré avec succès ». En d’autres termes : le karoshi est le stade ultime de ce continuum.
Les recherches en imagerie cérébrale confirment cette idée : les personnes en burnout présentent une amygdale plus réactive et des connexions altérées avec le cortex préfrontal, rendant la régulation émotionnelle et la prise de décision plus difficiles. Résultat : une hypervigilance au stress et une tendance à se surinvestir, même quand le corps envoie des signaux d’alerte.
C’est exactement ce que l’on observe dans la pratique clinique : plus on invite une personne épuisée à se reposer, plus elle se sent coupable de « lâcher » et redouble d’effort. D’où la nécessité d’un accompagnement spécifique.
Prévenir le karoshi avant le point de rupture
Prévenir le karoshi, c’est d’abord repérer les signaux faibles : fatigue persistante, irritabilité, troubles du sommeil, palpitations, perte de poids, idées noires.
Les bonnes pratiques managériales consistent à :
ouvrir un espace d’expression : reconnaître la souffrance sans dramatiser ni minimiser ;
co-construire les ajustements : réviser les priorités, déléguer progressivement, réorganiser les délais plutôt que supprimer brutalement les tâches (ce qui peut être vécu comme une menace ou une punition) ;
activer les relais : RH, CSSCT, médecine du travail, sans attendre que la situation devienne critique.
Enfin, comme le rappellent les experts japonais, la prévention n’est pas seulement individuelle mais systémique : elle suppose d’agir avant tout sur l’organisation du travail (objectifs irréalistes, process bancals) et la culture d’entreprise (course à l’engagement, présentéisme, ultra connexion).
En conclusion, le karoshi n’est pas une fatalité, mais bien la conséquence prévisible d’un système de surenchère. La prévention ne consiste pas seulement à « prendre soin » des collaborateurs après coup, mais à ajuster en amont l’organisation, les priorités et les représentations de l’engagement pour éviter l’épuisement.
Ce n’est pas un geste de bienveillance, c’est un choix stratégique : un collectif épuisé finit toujours par coûter plus cher qu’il ne rapporte — humainement comme économiquement.
Tout utilisateur des transports en Ile-de-France a pu constater (et pas uniquement au niveau de la porte de Saint Cloud) ces messages lumineux et autres annonçant la prochaine fermeture de l’autoroute A13 au niveau du tunnel de Saint Cloud du 16 novembre 2026, à… fin aout 2027.
Une fermeture non pas pour une ou deux nuits, mais pour plus de 9 mois au moins (les travaux, on sait quand çà commence, rarement quand ça finit… suivez les dates d’ouverture du métro du grand Paris…
Une durée de fermeture qui fait s’écarquiller les yeux et se demander si on est devenu un pays du tiers monde, ou si on a bien lu…
L’autre étonnement, c’est celui qui nous demande de privilégier les transports en commun, même quand il n’y a pas (voir mes propos liminaires sur le retard de la ligne 15 et suivantes), mais un mode de transport qui fera plaisir à tous les transporteurs de marchandises qui n’ont d’autre choix que la route et qui seront heureux qu’on leur demande de privilégier la route…
Anaphore ou épiphore (pour faire bien dans les dîners mondains, comme le « moi président », ou saint Pierre qui reniera 3 fois le Christ dans la même nuit… Les contrats (souvent verbaux à l’époque des Romains) nécessitant de dire 3 fois la même chose dans les mêmes termes pour valoir contrat…
Mais il est bon également parfois de contractualiser par écrit nos bonnes relations croisées, et d’afficher la couleur et le contenu des activités de ceux qui seraient heureux que je puisse assurer une certaine promotion de leur activité, mais alors en toute transparence.
Développement de partenariat avec Viguié Social Mobilité
Si vous souhaitez que nous développions un partenariat avec Viguié Social Mobilité, comme nous l’avions dans des vies antérieures avec nombre d’entre vous, j’ai récemment créé une rubrique spécifique depuis que je me suis remis à mon compte avec VSM, et pour vous faire bénéficier de mon réseau de 10 000 contacts essentiellement du monde du transport, avec la rubrique http://viguiesm.fr/partenaires pour laquelle il me suffit d’un logo de bonne qualité, et du nom et coordonnées du contact dédié à mettre dans une fiche contact de mon annuaire des partenaires à paraitre. Ma proposition de partenariat porte sur l’année civile 2027, renouvelable par tacite reconduction, mais toute décision positive de votre part sur cette fin 2026 me permettrait de vous mentionner comme partenaire dès cette fin d’année, et donc de le tester gratuitement d’ici le 31/12 pour vous. A votre disposition pour en échanger si vous souhaitez connaitre les tarifs et le contenu de partenariats proposés…
Du plan Freycinet de 1879 aux grands programmes ferroviaires, énergétiques et numériques du XXe siècle, la France a hérité d’un patrimoine d’infrastructures d’une richesse exceptionnelle. Pour autant, ce legs de l’histoire vieillit et les besoins d’investissement s’accumulent.
Dans un contexte budgétaire contraint et face aux exigences environnementales, quels principes et quelles priorités se fixer pour les infrastructures de demain ? Quels sont les leviers pour passer d’un paradigme de la construction systématique à celui de l’entretien, du renouvellement et de la régénération du patrimoine existant ?
Au terme d’une mission confiée par Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, à Michel Lalande, ancien préfet, ce rapport propose une nouvelle politique d’infrastructures et d’aménagement du territoire adaptée aux grands défis du XXIe siècle.
Prospective 2040-2060 des transports et des mobilités
Covoiturage, trains autonomes… comment nous déplacerons-nous dans 20 ou 40 ans ? Si la prospective est un exercice incertain, une chose est sûre en revanche, le secteur des transports devra se décarboner quasi totalement en l’espace d’une génération. Pour éclairer le débat, France Stratégie et le Conseil général de l’Environnement et du Développement durable (CGEDD) ont mené un exercice exploratoire à horizon 2040-2060, avec un regard particulier sur 2030.
Le 14 décembre prochain, se tiendra la nuit de la Supply Chain et la remise de 3 prix pour lesquels le « grand Jury se tiendra le mercredi 18 novembre 2026, date de la sélection des nommés par le comité d’organisation. Date limite de dépôt des dossiers : vendredi 6 novembre 2026
Peuvent concourir les entreprises et leur Direction Supply, les fournisseurs, prestataires de services ou sociétés de conseil.
Chaque candidat peut présenter plusieurs dossiers. Les candidats devront s’acquitter d’une somme forfaitaire par dossier de candidature, mais ces prix sont négociables en nous contactant.
Les organisateurs de la Nuit de la Supply Chain procèdent à l’appel des candidatures à partir du 11 mai 2026. La clôture des candidatures est fixée au vendredi 6 novembre 2026.
Si vous souhaitez en savoir plus ou concourir, n’hésitez pas à me contacter à contact@viguiesm.fr
La Programmation pluriannuelle de l’énergie définit, pour deux périodes de cinq ans, les orientations et priorités des pouvoirs publics concernant l’ensemble des formes d’énergie dans l’Hexagone. Son avancement est mesuré au moyen de 43 indicateurs, dont les résultats 2024 sont rassemblés dans un document actualisé en septembre 2026.
Le suivi couvre la sécurité d’approvisionnement, l’efficacité énergétique, la baisse de la consommation d’énergie primaire — notamment fossile — et le développement des énergies renouvelables et de récupération. Il englobe également les réseaux, le stockage, la transformation de l’énergie, le pilotage de la demande, la production locale, les réseaux intelligents et l’autoproduction. La mobilité propre, le pouvoir d’achat, la compétitivité des prix, les besoins en compétences professionnelles et l’adaptation des formations complètent ce périmètre.
16 projets qui témoignent de la diversité et du dynamisme de notre écosystème, en réunissant start-ups et grandes entreprises, collectivités territoriales, acteurs académiques et technologiques, professionnels de la logistique et éditeurs de logiciels.
16 projets au service de trois grandes transformations : accélérer la transformation numérique du secteur, mieux articuler les différents modes de transport pour renforcer la compétitivité de nos chaînes logistiques et poursuivre leur décarbonation.
France 2030 : 16 lauréats de l’appel à projet logistique 4.0
16 projets logistiques innovants en matière de digitalisation, de décarbonation ou d’adaptation au changement climatiques bénéficieront d’une enveloppe de 20M€ dans le cadre du plan d’investissement France 2030.
Le ministre des transports, Philippe Tabarot, a annoncé le 19 septembre la liste des lauréats de l’appel à projet logistique lancé en 2025 dans le cadre du programme d’investissement France 2030. Opéré pour le compte de l’Etat par l’Ademe et représentant une enveloppe globale de 20 M€, cet APP s’inscrit dans le cadre du soutien à l’innovation et à la modernisation du secteur « transport » et relève plus spécifiquement de la stratégie nationale logistique, lancée en 2022, qui vise à améliorer l’efficacité et la compétitivité de la logistique. « L’ambition de cette troisième édition de l’appel à projets Logistique 4.0 est de permettre à des innovations concrètes de se développer et de devenir demain de nouveaux standards de l’économie », rappelle le ministère dans un communiqué.
Sur plus de 60 projets déposés, 16 projets lauréats ont été retenus pour leur capacité d’innovation en matière de digitalisation des chaînes logistiques, de transition écologique et d’adaptation au changement climatique.