Les bons chiffres de ventes de véhicules électriques s’expliquent par la taxe pesant sur les flottes professionnelles

En matière de mobilité électrique, la France a franchi en 2025 deux « caps symboliques », souligne l’Avere-France, jeudi 15 janvier 2026 : plus de 1,5 million de véhicules électriques sont désormais en circulation et 180 000 points de recharge sont ouverts au public. « L’année 2026 devra démontre notre capacité collective à poursuivre la dynamique engagée », poursuit l’association qui s’inquiète notamment de la proposition de la Commission européenne de diminuer l’objectif de baisse des émissions en 2035 pour les voitures et véhicules utilitaires de 100 % à 90 %.

Si l’Avere-France craignait, il y a un an, que 2025 soit « l’année de tous les dangers » pour la mobilité électrique (lire sur AEF info), elle s’est finalement révélée comme celle de « tous les records ». La France a ainsi franchi deux « caps symboliques » : plus de 1,5 million de véhicules 100 % électriques (et 2,5 millions de véhicules électrifiés) sont désormais en circulation et 180 000 points de recharge sont ouverts au public, explique l’association, jeudi 15 janvier, lors d’une conférence de presse. Celle-ci intervient quelques jours après la parution de données du Citepa montrant que la baisse des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports, premier émetteur, n’est pas conforme aux objectifs (–1,4 % en 2025, au lieu de –5 %).

« On constate une vraie reprise de la dynamique des immatriculations de véhicules électriques en 2025 », en hausse de 14 % par rapport à 2024, « année tristement historique » car enregistrant pour la première fois un recul, détaille Clément Molizon, délégué général de l’association. 363 130 véhicules électriques neufs ont ainsi été immatriculés l’an dernier, principalement portés par les flottes professionnelles, qui ont connu « une vraie bascule à partir de mars ».

Le poids de l’électrique a doublé dans les flottes d’entreprises

Une date qui « donne une forte indication de ce qui a pesé », souligne le DG, mentionnant l’entrée en vigueur de la taxe annuelle incitative au verdissement des flottes d’entreprises, qui « a motivé tout le monde » : les professionnels ont ainsi « doublé le poids de l’électrique dans leurs flottes en un an ». Quant aux achats des particuliers, ils ont été « nettement en recul au premier semestre » mais « de retour au deuxième, en lien avec le leasing social », témoignant d’une forme d’attente envers ce dispositif. Ainsi, « 2025 montre l’effet clair, que peuvent avoir la réglementation et la fiscalité dans la transition énergétique », analyse Clément Molizon.

Pour l’année à venir, l’Avere-France salue le maintien du bonus écologique, bien que son financement via les CEE conduise l’État à ne plus pouvoir garantir son montant. Également financé par ce dispositif, le leasing social, après le succès de la deuxième édition (lire sur AEF info), « devrait connaître une saison trois très prochainement », se réjouit le DG. À l’inverse, il se montre plus nuancé sur certaines des mesures figurant dans le projet de loi de finances pour 2026. Le texte, toujours en cours d’examen au Parlement, prévoit entre autres la suppression du crédit d’impôt pour l’installation de bornes de recharge pilotées à domicile (500 €), souligne l’association qui plaide pour la prolongation de ce dispositif, « essentiel pour accompagner le déploiement du véhicule électrique et garantir son intégration optimale dans le système électrique ».

Les points de recharge en progression de 20 %

Sur le sujet de la recharge justement, l’Avere-France se félicite de la progression du nombre de points de recharge ouverts au public enregistrée en 2025, à +20 % par rapport à 2024. Au 31 décembre dernier, la France comptait donc 185 501 points (dont 22 858 points de recharge très haute puissance). Le taux de disponibilité technique des infrastructures de recharge s’établit à 92 % et le taux d’accès immédiat à 95 %, souligne Clément Molizon. En revanche, « pour la première fois depuis 2020 et pour la seconde depuis 2010, on observe un recul dans le nombre de nouvelles installations », qui passe de 36 685 en 2024 à 30 807 en 2025.

Quant à la recharge en résidentiel collectif, elle « poursuit sa progression », avec près de 40 000 immeubles qui ont « décidé d’une solution » d’IRVE et 15 135 déjà équipés. Un chiffre en hausse de 43 % mais qui reste faible : dans la mesure où l’obligation d’équipement, que portait l’Avere, « n’a pas été retenue », « il n’y a pas de solution miracle », c’est « à chaque immeuble de décider » et « cela ne peut pas décoller de façon majeure », même si « toutes les solutions techniques et financières sont là », affirme le DG.

Un observatoire national de la donnée de recharge lancé

Advenir, programme piloté par l’Avere-France, a lancé, mercredi 14 janvier, l’Observatoire national de la donnée de recharge : cette plateforme « offre un accès inédit aux informations sur les points de recharge financés par le programme et l’Ademe, soit plus de 150 000 infrastructures réparties sur tout le territoire français ». De quoi « permettre à l’ensemble de l’écosystème national de mieux comprendre les besoins et usages en matière de recharge ». L’observatoire met également à disposition l’ensemble de son patrimoine de données en open data sur la plateforme data.gouv.fr, ce qui représente à fin décembre 2025 près de 29 millions de données de sessions de recharge des bornes financées par Advenir et l’Ademe, est-il précisé.

Des flexibilités qui vont « complexifier les choses »

Globalement, estime l’Avere, « les bons chiffres de l’année 2025 ont confirmé la crédibilité de la trajectoire établie en 2022. L’année 2026 devra démontrer notre capacité collective à poursuivre la dynamique engagée ». Avec une ombre au tableau, la décision de la Commission européenne, « à dix ans de l’échéance de 2035″, qui prévoyait la fin de la vente de véhicules thermiques, de proposer des flexibilités et de rendre un peu moins lisible la trajectoire », commente Clément Molizon. Si pour le DG, ces « flexibilités ne sont pas de nature à casser la tendance », puisque « l’objectif de décarbonation à 2050 n’a pas changé », elles vont en revanche « complexifier les choses pour les constructeurs » et risquent de « brouiller les esprits du grand public », qui pourrait suspendre ses projets d’achat de véhicule. « Il est difficile de savoir ce que sera le marché automobile dans dix ans », reconnaît-il, évoquant une « illisibilité » qui « pose problème » à l’association et à ses membres.

De la même façon, pour les acteurs de la recharge, « ne pas pouvoir s’appuyer sur une trajectoire claire, c’est complexe », assure-t-il. Après quelques années pendant lesquelles « on était dans une phase de croissance, les investisseurs étaient présents, avec des levées de fonds importantes. […] Aujourd’hui, ils sont encore plus vigilants, demandeurs de chiffres, ont besoin de valider que la trajectoire est toujours là… », observe Clément Molizon.

Le délégué général pointe une « décision qui va à l’encontre des industriels européens, des consommateurs européens et des intérêts stratégiques de la France ». Il espère que le gouvernement, au niveau européen, « revienne un peu en arrière et appelle à une stratégie un peu plus ambitieuse » en la matière.

compte rendu en images de la journée professionnelle OTRE IDF du 16 avril 2019 à la Mairie de Paris

Congrès annuel de l’OTRE mardi 17 octobre 2017

Mardi 17 octobre 2017, à partir de 9 heures au Stade de France, Saint-Denis – Paris

Inscrivez-vous dès aujourd’hui sur http://www.congres2017.otre.org​ et pour les adhérents franciliens à jour de cotisation, -50% au lien https://cloud.agoraevent.fr/Site/118600/3058/InscriptionPre?Categ=3705&AspxAutoDetectCookieSupport=1

PME du transport routier : Innover ou mourir !

Comme souvent, le secteur du transport est un des premiers à être révolutionné par le progrès technologique. Initier le changement plutôt que le subir, savoir prendre le tournant de la modernisation, faire des menaces une force : tel est l’enjeu de la PME du Transport de demain. En misant sur la qualité, la compétence, l’innovation…

Non pour distancer mais simplement pour survivre parmi de nouveaux acteurs, parfois moins réglementés, et donc plus attractifs. Tel est l’objectif du 17e Congrès de l’OTRE : vous donner des clés, des outils pour devenir précurseurs.

Cette année, nous vous proposons un site Internet entièrement dédié au congrès 2017 de l’OTRE et dans lequel vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin. En complément, vous trouverez ci-dessous l’invitation programme de cette 17e édition, téléchargeable sur le site Internet du congrès..

Programme et intervenants :

9h30 : Discours d’ouverture du Congrès
Inauguration du Congrès par Mme Élisabeth BORNE, ministre en charge des Transports

10h15 : Atelier débat :
« Énergies de demain : quel avenir pour le diesel ? »,
Marie CASTELLI, secrétaire générale, AVERE-France,
Pascal MANUELLI, directeur réglementation et mobilisation, Total,
Arnaud PORRETTA, directeur de la gamme haute de Renault Trucks.


11h00 : Atelier débat :
« Routes de demain : quelles innovations pour les infrastructures ? »,
Nicolas HAUTIERE, directeur de projet, Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux, IFSTTAR,
David ZAMBON, directeur-général, Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité, IDRRIM,
Pascal TEBIBEL, directeur prospective et relations institutionnelles, groupe COLAS France.

11h45 : Parole aux adhérents :
« Pour vous, quels sont les enjeux de ce quinquennat ? »,
Jean-Marc RIVERA, secrétaire général OTRE,
Laure DUBOIS, secrétaire générale adjointe OTRE

12h45 : Déjeuner

14h15 : Table-ronde :
« Anticiper l’arrivée du véhicule du futur et des nouvelles technologies sur les équipements »,
Thierry ARCHAMBAULT, président-délégué, Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle (CSIAM),
Bernard JACOB, directeur scientifique délégué, IFSTTAR,
Guillaume DEVAUCHELLE*, directeur innovation, VALEO,
Un représentant de Jean BERGOUNIOUX*, directeur général, ATEC ITS.

15h15 : Pause gourmande,

16h00 : Séquence alternative

Interview de Mme Valérie PÉCRESSE, présidente de la région Île-de-France

16h30 : Table-ronde :
« Anticiper l’évolution des métiers et des compétences »,
Raphaëlle FRANKLIN, directrice générale de l’OPCA Transports et Services,
Albert MEIGE, président directeur général, PRESANS,
Emmanuelle BARBARA, conseil en droit social, managing partner, cabinet August et Debouzy,


17h30 : Discours de clôture,
Aline MESPLES, Présidente, OTRE

18h : Cocktail de l’amitié animé par B SOUL.

* En attente de confirmation

En attendant votre venue à Paris le 17 octobre, l’ensemble des équipes de l’OTRE vous souhaite bonne route !

Fond du financement du dialogue social

Publication intéressante d’un rapport qui met un peu de transparence dans l’affectation des fonds du financement du dialogue social, qui bénéficie surtout aux syndicats de salariés, mais pas seulement, les employeurs se reversant ce qui était préalablement pris sur les fonds de la formation professionnelle via le FPSPP.

Pour en savoir plus et lire la synthèse où l’on constatera dans un rapport de 32 pages que l’UIMM est le 1er bénéficiaire, avec 1,9 M€, loin devant le 2ème (UDES 700 000 €) et suivants Syntec, FCD, prisme 600 000 €)  mais bien avant le transport dont le 1er bénéficiaire est la FNTV (80 000 €), devant FNTR et TLF a égalité  (56 397 €) devant Unostra 40 000 € et OTRE 39 000 €) ambulanciers (20 000 €) et CSD 18 799 €)

Changement de taux du versement transport 1er janvier 2015

sans-titreLe versement de transport est une contribution destinée à participer au financement des transports en commun. Le taux de cette contribution change dans de nombreuses provinces à compter du 1er janvier 2015, y compris à la baisse. De nouvelles communes vont également y être assujetties. Il est donc nécessaire de vérifier le taux qui vous est éventuellement applicable. Réactualisé chaque année (et même en ce moment 2 fois par an en région parisienne afin de financer les travaux du grand Paris) le Versement Transport (VT) est une taxe qui pèse sur les entreprises et qui s’ajoute en Ile de France au remboursement de la moitié de la carte de transports en commun et qui risque en plus de s’alourdir avec le prochain financement du pass navigo à prix unique. S’appliquant sur le lieu effectif de travail, il existe un certain nombre d’exonérations possibles, notamment dans le transport pour les grands routiers. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus et en attendant, ci-après rappel des règles VT VSM 2015 et nouveaux taux 2015  VT VSM 2015

Edito 113

Allez, un dernier petit tour sur l’écotaxe et sur ce qui se prépare pour la remplacer, notamment la fameuse vignette qui avance bien grâce à ceux qui portent l’idée depuis des mois ! La question de la semaine porte aussi sur qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire des portiques. http://www.loractu.fr/metz/8395-ecotaxe-les-salaries-ecomouv-de-metz-seront-payes-par-l-etat.html

http://www.breizh-info.com/18951/actualite-economique/bretagne-musee-les-portiques-ecotaxe/

et pour « mesurer » le cabotage illégal ?535464_511977458843806_1051571656_n http://www.lepoint.fr/politique/les-portiques-de-l-ecotaxe-reutilises-par-la-gendarmerie-16-11-2014-1881666_20.php

http://www.leparisien.fr/economie/ecotaxe-royal-propose-que-les-173-portiques-soient-recycles-par-la-gendarmerie-17-11-2014-4298569.php

Quelle 2ème vie pour les portiques? http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/11/17/20002-20141117ARTFIG00195-quelle-deuxieme-vie-pour-les-portiques-ecomouv.php

Et pendant ce temps, l’Allemagne prépare l’extension aux voitures, avec Chanteguet (le rapporteur de la mission parlementaire française) auditionné en Allemagne qui dit « sont regret majeur de l’abandon de l’écotaxe en France qui est une grave erreur » et pour les verts allemands « un poids lourd apporter autant de nuisance que 10000 à 20000 voitures ! Et un poids lourd transporte combien de plus qu’une voiture ? http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/afp-00615302-ecotaxe-lallemagne-veut-letendre-expliquent-des-deputes-du-bundestag-a-leurs-homogues-francais-1066019.php1291166_10151861903749887_140493412_n

La vignette est en bonne voie ? Gilles Carrez, le Président de la commission des finances me le confiait hier lors de la séance de dégustation du Beaujolais, et il le tenait lui même directement d’André Vidaliès, reconnaissant qu’un syndicat de transporteur avait marqué des points sur la vignette, et pourtant je n’en connais qu’un qui ait appuyé le dossier, et ce n’est pas celui qui tenait congrès cette semaine ! http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/afp-00615374-infrastructures-routieres-une-solution-de-financement-dici-janvier-2016-vidalies-1066454.php

Loi Hamon et délais de paiement

Sujet déjà abordé plusieurs fois ici http://viguiesm.fr/loi-hamon-iii-sur-la-protection-des-consommateurs-attention-a-la-vente-a-distance/ ou encore là http://viguiesm.fr/contrats-de-transport-hors-demenagement-et-prise-de-reserves/ ou là http://viguiesm.fr/vente-a-distance-formulaire-de-retractation/ la loi Hamon du 17 mars 2014 a supprimé le caractère pénal de certaines pratiques illicites comme le non respect des délais légaux de paiement. Ces pratiques sont désormais sanctionnées par une amende administrative. Le décret d’application du 30 septembre 2014 vient apporter des précisions sur ces mesures Loi Hamon et délai de paiement VSM

Racket au CICE, le gouvernement souhaite sévir

Le Ministre du Commerce rappelle quels sont les moyens pour prévenir et lutter efficacement contre les tentatives faites par certains fournisseurs de se faire rétrocéder le CICE dont bénéficient leurs partenaires commerciaux. A ce titre, le ministère dispose d’un arsenal juridique important pour sanctionner les coupables, dont il entend user CICE VSM

En cas de cession d’une entreprise, les salariés doivent en être informés

Le décret relatif à l’information des salariés en cas de cession de leur entreprise a été publié mercredi au Journal officiel et prend effet au 1er novembre 2014.

Le texte précise sous quelles formes les entreprises commerciales de moins de 250 salariés devront avertir leur personnel, à partir du 1er novembre et au plus tard deux mois avant toute cession du fonds de commerce ou de la majorité des parts sociales.

Cette information pourra être effectuée par courrier ou mail avec accusé de réception, par affichage, par remise en main propre, au cours d’une réunion ou « par tout autre moyen de nature à rendre certaine la date de réception », selon le texte.

Ce décret vise à permettre aux salariés des entreprises concernées de déposer un projet de reprise, comme le prévoit la loi information des salariés en cas de cession d’entreprise VSM