Les entreprises du transport semblent apprécier la plate-forme de formation des tuteurs à distance proposée par l’OPCA-Transports à ses adhérents depuis mi- 2011 : rien que dans le TRM, 807 tuteurs ont été formés par le dispositif T-tutor@t. Cette formation tutorale en ligne, d’une durée minimale de 14 heures, est organisée en fonction du profil de chaque tuteur, de ses besoins et de son emploi du temps. Elle s’adresse surtout aux plus petites entreprises de transport, où le tutorat des nouveaux entrants est fréquemment assuré par le chef d’entreprise lui-même, et qui sont souvent éloignées des centres de formation. Les modules obligatoires (vocabulaire à utiliser, accueil, transmission de savoir-faire, évaluation du tutoré, etc.) peuvent être complétés par des « savoirs plus », comme la gestion des conflits, du stress, du temps, des relations intergénérationnelles et interculturelles. Le stagiaire accède aux modules de formation par internet. Il reçoit ses cours par mail ou par courrier et valide ses connaissances par des travaux (quiz, études de cas, synthèses) qu’il rend via la plate-forme, et qui sont corrigés par un accompagnateur qui le suit tout au long de son apprentissage. http://www.opca-transports.com/tservices/tservices-tuto
Archives de l’auteur : Yann
Le patronat soumet son texte sur l’emploi et la sécurisation des parcours professionnels
Négociation extrêmement difficile, le patronat demande dans sa lettre au personnel plus de flexibilité, de souplesse et de sécurité, notamment dans les licenciements (plafonnement de indemnités pour les PME, élargissement des contrats de mission….
Dans le compromis figurera forcément la plus forte taxation des CDD (10% actuellement), mais sans doute son élargissement aux CDD d’usage, et/ou la taxation des entreprises qui utilisent trop de CDD ? Comme des journaliers ou des saisonniers par exemple ? Espérons que la (ou les) profession(s) concernée saura s’y opposer.
Passeport professionnel : la profession du déménagement veut-elle vraiment lutter contre le travail illégal ?
Ce mardi se tenait une réunion de l’Observatoire Prospectif du Transport et de la Logistique OPTL http://www.optl.fr/consacrée à la mise en œuvre du passeport professionnel déménagement prévu à l’accord de prévention de la pénibilité de 2010. « Dans les tuyaux » et porté par un ancien président déménageur depuis 2004, l’objectif de ce passeport professionnel était d’en faire un véritable document que le salarié devait avoir sur lui telle une carte professionnelle afin de retracer l’ensemble des formations, notamment obligatoires suivies par les salariés du déménagement, et d’en faire un outil de lutte contre le travail illégal. Un document sur le modèle de la carte BTP ou de celle des transporteurs de fonds, ou encore du carnet de vaccination, avec vaccin initial et rappels.
Certains veulent n’en faire qu’un simple CV facultatif, les formations suivies (FCO, Monte-meubles, gestes et postures…) figurant simplement sur des attestations de formation en format A4 remises au salarié.
On peut donc s’interroger sur la réelle volonté de certains de lutter contre le travail illégal, mais d’autres et notamment l’OTRE et la FFD en ont la volonté. Plus d’information sur ce sujet vital la semaine prochaine.
Mesures contre la pollution à Paris : L’automobile Club réagit mais peu les fédérations de transporteurs !
L’Automobile Club a catégoriquement rejeté le plan antipollution présenté aujourd’hui par le maire, Bertrand Delanoë, car il s’agit de « mesures anti-automobile ». Cependant, on s’interroge sur les réactions totalement absentes en ce qui concerne le transport routier de marchandises et de voyageurs… Or, plusieurs mesures, si elles sont appliquées, risquent de toucher les entreprises de transport de plein fouet. En ce qui concerne les livraisons urbaines, que feront les entreprises si les Zapa (zones d’actions prioritaires pour l’air interdisant la circulation dans les centres urbains aux véhicules anciens) voient le jour, car dans ces zones, seuls des véhicules propres pourront rouler ? Parmi les autres mesures, citons la création de péages sur les autoroutes franciliennes, la baisse de la vitesse de 80 à 70 km/h sur le périphérique (ce qui entraînera pour les chauffeurs routiers un problème supplémentaire en ce qui concerne leur durée de travail et la prise de leurs repos),sans oublier la généralisation de zones 30 sur des axes structurants… source Routiers.com
ps : depuis hier, à part http://www.lepoint.fr/auto-addict/strategie/les-associations-contre-le-plan-delanoe-12-11-2012-1528107_659.php seule la FNTR IdF a réagi, et encore de façon « soft » pour demander de la concertation. Or tous les poids lourds de plus de 18 ans risquent d’être purement et simplement interdits dans une zone allant jusqu’à l’A86 (voir carte ci-jointe). Cette mesure ne fait même pas l’unanimité dans le propre camp de Delanöe http://lci.tf1.fr/politique/cambadelis-critique-le-plan-circulation-de-delanoe-7656277.html et même chez les Verts http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/12/vives-critiques-contre-le-plan-antipollution-du-maire-de-paris_1789087_3244.html
pour en savoir plus : http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202373824465-le-plan-antipollution-de-delanoe-ne-convainc-pas-509124.php
Nominations
Après l’annonce de la nomination de Marie Christine Lombart, comme N°2 de Géodis en remplacement de Jean Louis Demeulenaere http://www.essec.fr/alumni/gerer-sa-carriere/nominations/nominations/detail-nomination/article/geodis-groupe-sncf-directeur-general.html?no_cache=1&cHash=ff6bb6f093df939a27b9fa940e84cb71 nous apprenons cette semaine la nomination de :
Hervé Montjotin nommé président du directoire de Norbert
Après Jean Claude Michel puis François Bertreau, c’est donc quelqu’un du sérail qui prend la direction sur un de ces postes parfois éjectables, de l’un des principaux groupes de transports français. On ne peut qu’être admiratif devant l’évolution professionnelle d’Hervé Montjotin que j’ai cotoyé alors qu’il était DRH de Norbert dans les années 90, et alors que nous participions ensemble à la commission sociale de la CLTI qui n’était pas encore TLF. Nous nous étions même rencontrés à Lyon au moment ou il cherchait un DRH pour sa branche Chimie et « pulvé », (ce qui représentait quand même quelques milliers de salariés), mais ni l’air ni le climat de la Drôme n’avait pas été suffisants pour que nous concrétisions. Depuis, les « camions rouges » sont partis vers la FNTR et je l’ai revu à un congrès de la « fédé » à la tribune il y a quelques années alors que la FNTR tirait pourtant à boulet rouge (c’est le cas de le dire) pendant des années contre Norbert et sa succès story. Le délégué général de la grande Fédé a même du « rétropédaler » lors d’une malheureuse émission (à charge) d’envoyé spécial.
Mais depuis, le groupe s’en sort bien sur le plan com, avec un publi-reportage bien valorisant, tous les jours, sur une grande radio nationale « N°1 périphérique », à 6h58, tous les matins juste pour mon réveil….
Tout cette nostalgie me conduira peut être un jour a raconter à ceux qui sont trop jeunes pour l’avoir vécu, ce que fut notamment l’affaires Extrans au début des années 90, http://archives.lesechos.fr/archives/1992/LesEchos/16086-48-ECH.htm mais d’autres grandes histoires de cette époque: le conflit permis à point de 92, celui parti dans les Alpes en 84, et d’autres grands moments ou les routiers savaient encore être sympas, mais aussi se faire entendre…
La route en hiver, le bon réflexe: anticiper
La conduite en hiver peut parfois être un exercice difficile. Les chaussées sont plus glissantes en raison de pluies fréquentes, de neiges et de verglas, et la visibilité est altérée (conduite de nuit, intempéries, brouillard).
L’Union routière de France, avec ses adhérents qui représentent l’ensemble de la filière de la route, rappelle que la conduite en hiver ça se prépare. Il ne faut pas attendre la dégradation de la météo et les situations de crise pour s’équiper.
Seul élément de contact entre le véhicule et la route, le pneumatique est un élément essentiel à la sécurité routière, aussi il existe un réflexe simple et efficace :
http://www.unionroutiere.fr/wp-content/uploads/2012/10/2011-09-Recommandations-PL-Route-en-hiver
Inquiétude des transporteurs contre l’éco taxe? vous n’êtes pas seuls
Qu’il s’agissent de députés UMP du Rhône ou de l’Ain, non inscrit en Vendée, ou Socialiste en Charentes, plusieurs élus sont montés au créneau ces dernières semaines pour poser des questions écrites au gouvernement (voir ci-après). Nous étudierons bien entendu avec attention les réponses et en ferons part à nos fidèles lecteurs.
Il s’agit en tout cas d’un oecuménisme de tous bords, et encore un peu de courage messieurs (dames), il ne reste plus que 285 députés à convaincre pour atteindre une majorité sur les 577 élus représentants de la nation, et ainsi faire entendre les demandes de la profession
http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-8808QE.htm
http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-2395QE.htm
Perte d’indépendance?
Certains ont pu me reprocher, après mon rapprochement avec l’OTRE qui s’est elle même rapprochée de la FFD https://www.dropbox.com/s/0zgut97931s7dt8/cp%20adh%C3%A9sion%20FFD.pdf dans le déménagement, http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/59629/-l-otre-accueille-un-nouvel-adherent-avec-la-federation-francaise-du-demenagement.html de risquer de perdre mon indépendance et par là d’une certaine liberté de ton et d’esprit.
Qu’ils se rassurent, partenariat ne veut pas dire soumission, et ce n’est pas parce que je considère qu’il règne un bon esprit à l’OTRE, qui défend vraiment l’intéret des PME de transport et qui est l’organisation professionnelle patronale qui monte, que je suis devenu aveugle et sourd. Mais il est normal que je puisse avoir un a priori plus positif là où on m’invite et là où on apprécie mes idées.
D’ailleurs au cours de ces années passées dans le transport et le monde des OP, j’ai toujours cherché à ménager les uns et les autres et à concilier les extrêmes, regrettant l’absence d’unité d’une profession trop divisée. Quand le bâtiment ou encore l’agriculture parlent (d’une voix), ils sont entendus. Quand le transport parle, il faut toujours au moins 10 personnes autour de la table, et tout le monde joue à « je t’aime moi non plus », pour le plus grand plaisir de ceux qui profitent de cette division, pouvoirs publics ou syndicats.
Mais actuellement, les positions de la « grande fédé » ont quand même de quoi surprendre, et là encore, je suis assez en phase avec l’édito de l’OTRE, et je le partage http://www.otre.org/communication.php?focus=10&year=2012
Un prochain article précisera d’ailleurs les choses sur les règles de représentativité syndicales et patronales…. Mais pour montrer que je suis éclectique, j’ai toujours eu de bonnes relations avec l’Unostra, avec la FNTR qui tient son congrès cette semaine et à qui je souhaite un bon congrès, et le prochain congrès national de la Chambre syndicale du déménagement aura lieu à Paris les 17 et 18 mai 2013 dans l’ancienne usine des chocolats Meunier, située face au Stade de France aux portes de la capitale.
Plus de 700 signataires de la charte « objectifs CO2 »
L’ADEME vient de transmettre les derniers relevés sur la participation des entreprises à la charte Objectif CO2.
Sur les 720 entreprises signataires au 1er octobre 2012, 672 sont des entreprises de transport routier de marchandises et 48 de voyageurs.
Les plans d’actions de l’ensemble de ces entreprises génèrent un potentiel d’économie de 550 381 tonnes de CO2, ce qui représente une diminution de 9,3% de leurs émissions de CO2
En savoir + sur la charte « Objectif CO2, les transporteurs s’engagent »
Le licenciement pour faute grave est-il possible en présence de clause de mobilité ?
Le licenciement, y compris pour faute grave (c’est à dire sans indemnité ni préavis) d’un salarié disposant d’une clause de mobilité est possible, mais vous ne pouvez pas préjuger de l’acceptation par avance de toute mutation par le salarié, même si « les nécessités de l’entreprise » le justifie.
C’est une clause par laquelle un salarié accepte d’éventuelles modifications futures de son lieu de travail. Il accepte donc d’exercer ses fonctions dans un autre établissement ou sur un autre site de l’entreprise.
Enjeux:
Tout changement de lieu en application de la clause, même en dehors du secteur géographique de l’entreprise, ne requiert pas l’accord du salarié.
Dans ce cas, la mutation s’impose au salarié.
Son refus serait constitutif d’une faute disciplinaire.
Conditions de validité :
– Une clause de mobilité doit définir de façon précise sa zone géographique d’application et ne peut conférer à l’employeur le pouvoir d’en étendre unilatéralement la portée (Cass. soc., 7 juin 2006, n° 04-45.846), – elle doit être conforme à l’intérêt de l’entreprise.
Conditions de mise en œuvre
La mutation du salarié, décidée par l’employeur en application de la clause, doit être mise en œuvre de bonne foi et dans l’intérêt de l’entreprise (Cass. soc. 23 fév 2005) ou ne porte pas atteinte au droit du salarié à une vie familiale (Cass. soc. 13 janvier 2009, n°06-45562).
C’est au salarié qu’il incombe de démontrer que la clause a été mise en œuvre de mauvaise foi par l’employeur ou que la décision de mutation est contraire à l’intérêt de l’entreprise.
Dans le cadre d’une clause de mobilité trop imprécise géographiquement, il n’est pas certains que la clause soit à 100% valable, risquant d’exposer le cas échéant l’employeur au versement de dommages intérêt. Aussi, avant tout erreur qui peut avoir des conséquences extrêmement coûteuses, n’hésitez pas à consulter Viguié Social Mobilité et à faire auditer vos contrats de travail, nous vous en proposerons le cas échéant de nouveaux, ou des avenants permettant de sécuriser vos contrats.