Que faire quand une association « intermédiaire » d’insertion locale ou de débarras exerce une concurrence déloyale en effectuant des déménagements ?

Le déménagement étant une activité commerciale réglementée (inscription au registre des transporteurs, attestataire de capacité, honorabilité, capacité financière, etc…), elle n’est pas ouverte et même interdite aux associations et aux sociétés qui ne satisfont pas ces critères.

Autant l’activité de « débarras », ferrailleur, récupération, rénovation et revente de mobilier est libre, autant la vôtre est règlementée.

La 1ère étape est d’écrire à votre concurrent ou son donneur d’ordre (office HLM ou autre qui sont peut être de bonne foi, même si nul n’est sensé ignorer la Loi) pour leur rappeler la jurisprudence Emmaüs en leur joignant copie de la question au Ministre du député Straumann de mai 2008 et surtout la réponse du ministre en date du 18 novembre 2008, publiée au Journal Officiel p 10039 et jointeBGYNUQW5U0AGX7CIF4A, en les alertant sur le caractère illégal de leur activité et sur le fait qu’ils s’exposent en exerçant illégalement des activités de déménagement à 15 000 € d’amende et 1 an de prison.

Si vous ne souhaitez pas apparaître directement (et risquer de vous fâcher avec un donneur d’ordre), ou si cela ne suffit pas, vous pouvez saisir directement votre syndicat professionnel, FFD, Otre ou autre, ou directement Viguié Social Mobilité qui se feront un réel plaisir de saisir la « pseudo entreprise » ou son client en toute confidentialité et discrétion, dans leur cadre de leur volonté commune de lutter contre le travail illégale dans la profession.

Quand et comment faire opposition à un chèque?

Un déménagement se termine mal, votre client vous fait quand même le chèque du solde du déménagement mais celui-ci revient impayé.

(Un prochain article reviendra sur l’obligation de paiement du solde et « l’interdiction de se faire justice » soi-même et sur le paiement par compensation. Mais en l’espèce que faire ?

En cas de perte, de vol ou d’utilisation frauduleuse d’un chèque, de redressement ou liquidation judiciaire du bénéficiaire, vous devez faire opposition le plus rapidement possible.

Tout autre motif est interdit, notamment en cas de litige avec un bénéficiaire. Et une fausse déclaration de perte ou de vol de chéquier est illégale. Les sanctions encourues sont les mêmes que prévues pour l’émission d’un chèque sans provision, à savoir :
Article L163-2 du Code monétaire et financier :
« Est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 375 000 euros, le fait pour toute personne d’effectuer après l’émission d’un chèque, dans l’intention de porter atteinte aux droits d’autrui, le retrait de tout ou partie de la provision, par transfert, virement ou quelque moyen que ce soit, ou de faire dans les mêmes conditions défense au tiré de payer. »

En cas d’impossibilité de joindre votre banque, vous pouvez faire cette déclaration par téléphone au 0892 68 32 08 au Centre National d’Appels Chèques Perdus ou Voles, service de la Banque de France ouvert 7 jours / 7 et 24 heures / 24. Une confirmation est nécessaire au plus tôt, par écrit auprès de votre banque.

L’opposition est valable jusqu’à sa mainlevée ou l’expiration de délai de prescription (1 an + 8 jours). Son coût varie d’une banque à l’autre.

Que se passe-t-il si un client émet un chèque sans provision ? cela peut valoir le coup d’en informer le client:

« En cas de chèque non approvisionné, vous serez informé par tous les moyens (courrier, téléphone, fax…) par votre banque de l’impossibilité de payer le chèque, et que, sans versement immédiat de la provision, le cheque sera rejeté. Dans ce cas, vous serez interdit de chéquier sur tous les comptes détenus, et vos cotitulaires aussi, sauf si un responsable a été désigné… Vous serez donc inscrit en tant qu’interdit bancaire au Fichier Central des Chèques de la Banque de France. A défaut de régularisation, vous n’aurez plus le droit d’émettre de chèques ».

Pourquoi il faut renégocier pour reformer de l’accord de modulation quadrimestre déménagement d’août 2000

Une première renégociation de cet accord a eu lieu le 10 juillet, parue au Journal Officiel du 3 octobre, mais ne concerne que la situation des cadres au forfait jour en déménagement, c’est-à-dire pratiquement personne http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026451812&dateTexte=&categorieLien=id

Or le cœur de cet accord est la mise en œuvre de la modulation du temps de travail et du quadrimestre déménagement, véritable outil de « souplesse » (pour ne pas dire « flexibilité »?) à la disposition des entreprises à défaut d’accord d’annualisation.

Or cet accord de 2000 est antérieur à la loi de 2008 qui uniformise les différents types de modulation et recodifie le code du travail en renvoyant vers le code du transport les articles de modulation spécifiques. Le code des transport prévoit la persistance des accords pré-existants et le calcul de la durée du travail sur une durée supérieure au trimestre en vertu de tels accords, rédaction taillée sur mesure pour le déménagement et fruit d’un combat acharné, mais il est nécessaire d’adapter l’accord RTT déménagement de 2000.

En effet, celui-ci a été négocié sur la base de la durée légale de l’époque (35 heures pour les sédentaires, 37 h pour les roulants courtes distances et 39 h pour les grands routiers), définie par les lois Aubry et le 1er décret Gayssot du 19 janvier 2000, les signataires n’ayant aucune volonté de transcrire une durée de travail inférieure à la durée légale.

Or quand les durées d’équivalences ont été doublées le 2ème décret Gayssot du 23 avril 2002, les partenaires sociaux sont pas su (n’ont pas pu?) se retrouver autour de la table pour adapter en transposant les nouvelles durées légales. Cette non adaptation pose également des problèmes d’articulation avec l’accord du 23 avril 2002 http://legifrance.gouv.fr/affichIDCC.do;jsessionid=542311BA957AD6B5442764CD14BCF201.tpdjo04v_3?idConvention=KALICONT000005635624&cidTexte=KALITEXT000005679268 sur les temps de services, « qui s’applique sans s’appliquer » en déménagement, les heures supplémentaires au sein d’une période de modulation étant normalement payées au taux de base et les heures hors période au taux des premières heures supplémentaires.

Un grand ménage s’impose donc dans cet accord de 2000, dommage pour l’occasion manquée qui faciliterait la tâche de ceux qui sont chargés d’appliquer (ou de faire appliquer) le quadrimestre dans les entreprises. voir aussi http://viguiesm.fr/accord-de-modulation-davant-la-loi-daout-2008/

Accord de modulation d’avant la loi d’août 2008

L’absence de mise en place d’un programme indicatif de la modulation prévue par un accord, si elle le rend inopposable aux salariés, n’établit pas à elle seule l’accomplissement d’heures supplémentaires.

Invoquant l’absence de mise en place d’un programme indicatif de la modulation, prévue par un accord d’aménagement et de réduction du temps de travail, les juges du fond ont reconnu l’inopposabilité de cet accord aux salariés, et ont fait droit à leurs demandes en paiement d’heures supplémentaires.
Décision censurée par la Cour de cassation qui considère que si l’irrégularité d’un accord de modulation, ou de sa mise en œuvre, rend inapplicable aux salariés le décompte de la durée du travail dans un cadre autre qu’hebdomadaire, elle ne permet pas, à elle seule, d’établir l’accomplissement d’heures supplémentaires. Il est donc nécessaire d’étayer la demande par d’autres éléments permettant de reconnaître l’accomplissement des heures supplémentaires.
Sur la modulation avant la loi du 20 août 2008, v. Lamy social 2012, n° 3121 et s. et Cass. soc., 19 sept. 2012, n° 11-22.782, D

Interdiction des poids lourds à Paris, mais que veut la ville de Paris?

Dans mon article de la semaine dernière, je m’inquiétais dans le cadre de l’annonce de la réactivation des « ZAPA » de l’absence de réactions des organisations professionnelles http://viguiesm.fr/mesures-contre-la-pollution-a-paris-lautomobile-club-reagit-mais-peu-les-federations-de-transporteurs/

Mea Culpa, dans le communiqué ci-joint cliquable ci-après, l’OTRE et TLF ont fait une réponse fort appropriée, et dans la période actuelle, quand on sait que « parler d’une seule voix » n’est pas facile, cette initiative commune doit être signalée et soulignée Mais que fait la mairie de Paris

La CFE, impôt anti PME ?

Le gouvernement précédent s’est beaucoup targué d’avoir supprimé la taxe professionnelle, argument souvent repris par nombre de communes (et notamment la mienne, l’une des « taxe pro » les plus élevées de France) pour justifier de leur manque de moyens.

C’est oublier que la fameuse taxe inique n’a pas été supprimée mais remplacée par la CET d’une part et la CFE d’autre part. Hors concernant cette dernière, un certain nombre de « coups de massue », particulièrement à l’attention de TPE-PME se font jour, voir les 2 articles suivants bien documentés.

Que les transporteurs routiers se rassurent, ceux qui avaient des immobilisations corporelles importantes du fait de l’achat de véhicules sont moins concernés. Mais pour les simples prestataires de services, l’intérêt fiscal est nettement moins sensible…

http://www.journaldunet.com/economie/actualite/depeche/afp/2150/1021893/le_patronat_alerte_le_gouvernement_sur_la_flambee_de_la_cotisation_fonciere.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML158_E10234575&f_u=1953295

http://www.challenges.fr/patrimoine/20121115.CHA3186/la-cfe-cet-impot-qui-ruine-la-competitivite-des-tpe.html?goback=%2Egde_1641347_member_186989451

http://blogs.mediapart.fr/blog/newcotcot/181112/cotisation-fonciere-des-entreprises-les-entrepreneurs-vont-tils-devoir-en

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121119.FAP5584/cfe-le-gouvernement-examine-un-lissage.html

sur ce dernier article, Viguié Social Mobilité dispose des outils pour diminuer l’assiette du Versement Transport et aider les entreprises abonnées à exonérer de cette taxe  leurs grands routiers (1,5% à 2,60% de la masse salariale en Ile de France!).

et encore plus récemment (le gouvernement semble avoir entendu)  http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/20/20002-20121120ARTFIG00764-une-solution-pour-les-victimes-de-la-cotisation-fonciere.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121121.FAP6054/le-senat-vole-au-secours-des-pme-sur-la-cfe.html

Frais de déplacement et rémunérations des salarié en transport de marchandises : échec des négociations

  En parallèle aux négociations sur les salaires des conducteurs marchandises ont eu lieu les pourparlers sur les frais de déplacement, où il n’y a toujours pas d’accord. Les organisations professionnelles proposent 1,7 %, un taux bien en dessous de ceux des syndicats de salariés. Une autre rencontre aura lieu le 10 décembre.
Sur les salaires,c’était sans doute la réunion ultime entre les représentants patronaux et des salariés du transport routier de marchandises. Rien n’a abouti, la majorité des syndicats de salariés ayant quitté la table après avoir dit pourquoi ils refusent la proposition patronale, soit une hausse pondérée de 2,2 %. « Trop bas » ont estimé les représentants des syndicats de salariés. Pas de réunion prévue pour le moment. SOURCE
Transporteurs.net

bras de fer patronal sur la taxation des CDD

Les discussions sur la sécurisation de l’emploi sont l’occasion d’un bras de fer interne au patronat qui apparaît désormais au grand jour et fragilise l’ensemble de cette négociation visant à réformer en profondeur le marché du travail.

Taxer les contrats précaires est une revendication forte des syndicats, alors que trois embauches sur quatre se font en CDD. Déjà abordé la semaine dernière http://viguiesm.fr/le-patronat-soumet-son-texte-sur-lemploi-et-la-securisation-des-parcours-professionnels/ et même dès septembre http://viguiesm.fr/nouvelle-menace-de-taxation-sur-les-cdd/ l’importance du sujet me fait penser qu’il est important d’y revenir. Le Medef serait tenté de céder, en contrepartie d’une simplification des licenciements collectifs. Clash en séance, confirmé par un participant, quand le négociateur du Medef Patrick Bernasconi a entrouvert la porte. Ce n’est que la position du Medef, a fait publiquement remarquer Mme Roy.

La CGPME « ne veut pas d’un échange » entre les deux sujets, a-t-elle expliqué aux journalistes. Le texte patronal sur table était pour cette raison extrêmement sibyllin, renvoyant à la renégociation de l’assurance chômage en 2013.

La CGPME défend le bon usage du CDD

« Les CDD, on en a besoin » quand l’entreprise par exemple « manque de visibilité » et « leur abus est déjà sanctionné« , insiste Mme Roy qui préfèrerait étendre à 30 mois la durée maximale des CDD.

http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-entreprise/la-negociation-sur-l-emploi-aiguise-les-dissensions-patronales_36779.html

Malgré la crise qui rend nécessaire l’Union, toujours la guerre entre fédérations patronales

Voir cet excellent article de « l’OT »http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/60002/reconnaissance-de-l-otre-l-uft-repart-a-l-attaque.html

et la  réponse de l’OTRE à la bergère : http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/60002/reconnaissance-de-l-otre-l-uft-repart-a-l-attaque.html

Je ne connais personnellement qu’une seule personne qui peut s’arroger le droit de revendiquer d’être garant de l’unité de la convention collective, il s’agit de Philippe Choutet du temps de feu UFT. En effet à cette époque, l’UFT représentait l’ensemble du champ de la convention collective, et seul M. Choutet (parti depuis « à la « concurrence » TLF, puis chez D&0 Klesia) avait la légitimité pour tenir de tels propos, et ne s’en est d’ailleurs pas privé quand certains secteurs (comme le déménagement) prenaient trop d’autonomie, d’indépendance, ou étaient trop novateurs (sur le financement du dialogue social par exemple) et que le risque de « contagion » devenait trop grand.

Depuis, en décembre 2009, un accord salarial « marchandises » a été signé par TLF (hors UFT) et hors FNTR et OTRE, c’est là et là seulement que figure le « péché originel » de toute cette guerre fraticide. A tel point que la presse professionnelle s’est elle même « enmélée les pinceaux » dans l’identification de qui fait ou ne fait partie de l’UFT aujourd’hui.

« I had a dream »

J’ai rêvé que toute la profession du transport soit unie pour protester contre l’éco taxe qui émane du gouvernement précédent, il s’agit donc forcément d’ une mauvaise loi qui doit être abrogée. J’ai rêvé que pour ne pas revivre l’enfer de 1984 ou de 1992, ne pas avoir à utiliser les chars pour déplacer des camions immobilisés, et ne pas revivre le « syndrome Pinochet » qui compte tenu de la gravité de la crise ne permettrait pas à la France d’avoir ses commerces et industries en rupture d’approvisionnement, nos élus réfléchissent, écoutent et entendent. Pour ne pas voir les usager en files d’attentes interminables devant des pompes à essences vides, imaginons qu’un gouvernement intelligent reporte (abroge?) une Loi qui prévoit un principe de répercussion qui ne sera de toute façon pas appliquée tant que le déséquilibre du marché subsistera.

C’est en effet la « commission Abraham » qui en a établi les règles de répercussion, mais combien de fois, des secteurs comme le déménagement par exemple ont-ils été auditionnés par cette commission?

Comment répercuter 15 € d’eco taxe pour par exemple un Evry Paris quand, vous n’êtes pas obligé de prendre l’A6, la RN7 ou RN 6 non plus, qu’il existe des départementales transverses, et qu’avec deux 20 M3, vous n’avez pas d’eco taxe. De plus, le voisin ne la répercutera pas et sinon le client ira voir ailleurs, et puis de toute façon, en 2014 vous n’aurez plus le droit l’aller dans Paris, alors on ressortira les véhicules hippomobiles, les charettes à bras ou la voie d’eau, par la Seine ou la Marne, mais Français, vous n’êtes pas assez mobiles, il faut bouger plus!