Stage en entreprise : la loi est publiée

Sujet déjà abordé ici http://viguiesm.fr/gratification-des-stagiaires-2014-montant-et-exonerations/, stages mieux encadrés, durée et nombre de stagiaires limités dans l’entreprise, nouveaux droits pour les stagiaires et nouvelles sanctions en cas d’infraction de l’entreprise d’accueil, la loi sur les stagiaires est publiée au Journal officiel du 11 juillet 2014. Concernant l’augmentation de la gratification, elle s’appliquera pour les conventions de stage signées à compter du 1er septembre 2015, voire même le 1er septembre 2014.

Le stage en entreprise fait, une nouvelle fois, l’objet de mesures d’encadrement afin d’éviter qu’il soit détourné de sa vocation première : la formation des étudiants.

Parmi les mesures phares de cette loi, on peut citer la limitation du nombre de stagiaires présents dans une entreprise, la reconnaissance de certaines autorisations d’absence prévues par le Code du travail (maternité, paternité, adoption), une inscription des stagiaires dans une partie spécifique du registre du personnel, l’accès à la cantine de l’entreprise.

Cette loi renforce également la dimension pédagogique du stage. Cela passe par un accompagnement de l’école dans la recherche de stage, le suivi des stagiaires par un tuteur enseignant et l’encouragement des stages à l’international.

► La gratification des stagiaires

La gratification minimale est augmentée. Aujourd’hui, le montant de cette gratification est fixé par un accord collectif (convention de branche ou accord professionnel étendu). A défaut de dispositions conventionnelles, le montant minimum de la gratification perçue par le stagiaire est de 12,50 % du plafond horaire de la Sécurité sociale. L’indemnité de stage 2014 minimum est donc toujours de : (23 x 12,5 %) x (35 x 52 /12) = 436,05 euros pour 151,67 heures par mois.

Pour les conventions signées à compter du 1er septembre 2015, le montant minimum sera de 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale :

(23 x 15 %) x (35 x 52 /12) = 523,25 euros pour 151,67 heures par mois (soit + 87 euros). (exemple en tenant compte du plafond de la Sécurité sociale 2014)

Cette hausse ne s’appliquera qu’aux conventions de stage signées à compter du 1er septembre 2015.

Le Gouvernement a annoncé que cette hausse se ferait en 2 étapes. Le décret d’application de la loi devrait prévoir une augmentation progressive :

+ 43,5 euros à la rentrée 2014 ; et + 43,5 euros à la rentrée 2015.

► Lutter contre le recours abusif aux stagiaires

La loi limite le nombre de stagiaires dans l’entreprise sur une même semaine civile. Ce nombre tient compte des effectifs de l’entreprise. Il sera fixé par décret. On évoque un quota de 10 % de l’effectif de l’entreprise avec un plafond fixe pour les petites entreprises (3 stagiaires pour un effectif de 30). Par dérogation, selon des conditions fixées par décret, l’autorité académique pourra fixer un autre nombre.

Les manquements sont passibles d’une amende d’un montant de 2.000 euros au plus par stagiaire concerné par le manquement et d’au plus 4.000 euros en cas de récidive dans un délai d’un an.

Loi n° 2014-788 du 10 juillet 2014 tendant au développement, à l’encadrement des stages et à l’amélioration du statut des stagiaires.

Fermeture estivale de l’entreprise : comment gérer les salariés n’ayant pas assez de congés?

Certaines entreprises ferment en été spécialement en août où l’activité tourne souvent au ralenti, même si cela est moins vrai en déménagement (excepté parfois la semaine du 15 août chez certains).

Cette fermeture peut mettre en difficulté les salariés n’ayant pas acquis suffisamment de jours de congés. D’autant que depuis le 1er juillet 2013, ils ne peuvent plus bénéficier d’une indemnisation au titre du chômage partiel ! Y a-t-il des solutions ? fermeture estivale et CP VSM

Affichages obligatoires : des suppressions !

Une ordonnance de simplification du droit supprime l’obligation d’afficher certains textes et la remplace par une simple information par tout moyen. Tour d’horizon des sujets concernés.

Il y a quelques temps, les pouvoirs publics avaient annoncé qu’ils allaient réexaminer toutes les obligations d’affichage existantes afin de supprimer celles n’apparaissant plus pertinentes ou redondantes avec d’autres modalités d’information. L’objectif étant aussi de permettre aux employeurs de privilégier les différentes modalités de diffusion existantes (intranet, messagerie, etc.) qui offrent plus de souplesse et parfois même une meilleur information.

Ce travail a été fait et une liste des documents n’ayant dorénavant plus à être affichés a été fixée par ordonnance. Les domaines concernés sont les élections professionnelles, les licenciements économiques et le harcèlement et la discrimination. Pour en savoir plus: affichages obligatoires VSM

Egalité (suite) N’y a-t-il pas plus urgent pour la profession que signer un plan pour la mixité des métiers ?

La mixité des métiers devient désormais une politique publique à part entière.

Un premier  plan sectoriel a été signé en juillet par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et Frédéric Cuvillier, Secrétaire d’Etat chargé des Transports.8666240-chef--un-grand-groupe-de-femmes--graphiques

Bien qu’en progression, la part des femmes dans notre secteur est encore faible (voir rapport de branche de l’OPTL http://viguiesm.fr/presentation-du-rapport-de-branche-de-loptl/ avec 3% de « conductrices », dans les branches du transport)  les partenaires réunis se sont donc engagés à :

  • Travailler sur les représentations sexuées
  • Sensibiliser les entreprises à l’intérêt d’une stratégie de recrutement favorisant la mixité
  • Accompagner les entreprises pour l’intégration des nouveaux salarié-e-s,
  • Veiller au respect de l’égalité en matière de politique salariale, de formation, de promotion et d’équilibre des temps de vie au cours de l’évolution professionnelle.
  • Favoriser l’échange de bonnes pratiques dans le secteur, avec l’élaboration d’un kit égalité.

L’Etat s’engage, en partenariat avec Pôle Emploi, à mener des actions en faveur de la mixité et de l’égalité professionnelle dans les métiers du transport auprès des demandeurs d’emploi. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Najat-Vallaud-Belkacem-et-Frederic.html

http://femmes.gouv.fr/mixite-des-metiers-najat-vallaud-belkacem-et-frederic-cuvillier-signent-le-premier-plan-sectoriel/

et un clip télé à paraître http://www.fntr.fr/les-actualites/actualites/au-travail-cest-le-talent-qui-compte?field_domaine_tid=All&field_expertise_tid=All

Publication de la Loi contre la Concurrence déloyale

Dans le but de lutter contre la concurrence déloyale, la Loi du 10 juillet 2014 publiée au JO du 11 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000029223420   vient d’entrer en vigueur. Cette loi est censée renforcer la protection des travailleurs détachés et la lutte contre le travail illégal prévues par la législation européenne, et concerne notamment le secteur des transports.10390260_10152208225183932_7549982814587231178_n

La loi fixe entre autres des règles encadrant le cabotage en moins de 3,5-tonnes et interdisant un repos hebdomadaire « normal » (celui de 45 h) à bord du véhicule. Parmi les nouvelles dispositions, l’article 15 introduit aussi dans le code des transports l’obligation pour les employeurs du transport routier d’adopter une « organisation du travail des conducteurs conforme à la réglementation européenne sur les temps de conduite et de repos ». Ceci implique que le repos journalier (de 11 ou 9 heures) ou hebdomadaire de moins de 36 heures peut certes être pris dans la cabine du camion, mais que la prise du repos hebdomadaire normal de 45 heures n’est plus autorisée à bord. La peine correctionnelle (jusqu’à 1 an de prison et 30 000 € d’amende tout de même!) encourue en cas d’infraction sur ce point s’applique aux « seuls employeurs de conducteurs routiers qui auront sciemment organisé le travail des conducteurs sans veiller au respect des conditions applicables au droit au repos hebdomadaire normal. Un conducteur routier salarié ne pourrait donc être poursuivi pour ce délit ». Comment les forces de l’ordre vont-elles contrôler l’application de cette loi ? « Des instructions seront adressées aux services chargés du contrôle des transports terrestres » selon le ministre des transports.

Pour en savoir plus : http://travail-emploi.gouv.fr/textes-et-circulaires,1651/annee-2014,2223/lois,2460/loi-no-2014-790-du-10-juillet-2014,17913.html

http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/76958/dumping-social-dans-le-transport-routier-la-loi-est-promulguee.html

http://fredericcuvillier.com/2014/07/loi-visant-a-lutter-contre-la-concurrence-deloyale.html

Egalité professionnelle homme – femme: la loi est publiée

Adoptée le 23 juillet dernier, la Loi du 4 août 2014 sur l’égalité professionnelle a été publiée au JO du 5 août http://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPubliee.do?idDocument=JORFDOLE000027654910&type=general&legislature=14%E2%80%8E

La mesure phare de la loi sur « l’égalité réelle entre les femmes et les hommes » vise à inciter les pères à prendre un congé parental en introduisant une « prestation partagée d’éducation ». Le congé parental réformé, pour un meilleur partage avec les pères, pourra être prolongé en fonction du rang de l’enfant, à condition qu’il soit pris par le second parent. Il doit être porté de six mois à un an à l’arrivée d’un premier enfant, et rester de trois ans à partir de deux enfants, si le second parent prend six mois.

La loi complète en outre des textes existants sur l’égalité professionnelle. Fait rare, ce texte a été approuvé à l’Assemblée nationale comme au Sénat sans qu’aucun parlementaire n’ait voté contre. Pour en savoir plus notamment : http://www.lepoint.fr/societe/la-loi-pour-l-egalite-homme-femme-definitivement-validee-31-07-2014-1850603_23.php

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/05/97001-20140805FILWWW00152-la-loi-egalite-hommes-femmes-promulguee.php

et sur le site du ministère http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/egalite-professionnelle,117/l-egalite-professionnelle-entre,12788.html

Pénibilité (suite)

Sujet qui a animé une bonne partie de la semaine et de la conférence sociale, mais aussi le discours de organisations professionnelles du transport, directement concernées par le sujet, l’OTRE venant de réaliser une fiche pratique COMPTE PENIBILITE SYNTHSE JUILLET 2014 ou SEUILS

http://blog.francetvinfo.fr/open-space/2014/07/08/le-compte-penibilite-un-dispositif-inapplicable-et-inegalitaire.html

http://www.cgpme.fr/newsletter/412/communique-cgpme.html

et on pourra lire aussi : http://www.lexpress.fr/emploi/les-conditions-de-travail-des-salaries-se-degradent_1555978.html

Où trouver les écarts de salaire entre un déménageur avec et sans permis ?

L’écart de rémunération conventionnelle entre un DC2 et un D en déménagement est de 2%

En application de l’avenant no 3 du 16 janvier 2007 CCO_20070013_0013_0027 à l’Accord du 1er février 2003, les tableaux ci-dessus sont majorés de : http://www.journal-officiel.gouv.fr/publications/bocc/pdf/2007/0013/CCO_20070013_0013_0027.pdf

– 1,5 % pour les personnels C1 titulaires du permis de conduire C,

– 2 % pour les personnels C2 titulaires du permis de conduire EC

La possession du permis B (sur VUL) n’est pas valorisé dans la convention collective, mais il est néanmoins conseiller de prévoir cette possibilité dans les contrats de travail si vous demandez à un déménageur de conduire un VUL. Pour des modèles de contrats, nous consulter.

Une transaction doit elle être sur papier à en tête de l’entreprise ?

Il s’agit d’un document sous sein privé, hors contrat de travail, il n’y a donc pas d’obligation que ce soit sous entête de l’entreprise. Cela peut être sous papier blanc, à en tête d’un avocat, ou même à entête du salarié si c’est lui qui la propose. Maintenant, ce n’est pas interdit non plus que ce soit à en tête de l’entreprise (c’est quand même elle qui paie doit rendre des comptes aux Urssaf, etc… dès lors que les parties ont effectivement « longuement discuté et négocié » et que le document n’est pas anti daté ou fait signé sous la pression.

Les 2 sont donc possibles!

80 000 € d’amende !

Après la mort d’un salarié au travail chez un opérateur de transport ferroviaire. Cela peut-il arriver dans le transport routier? Rien ne s’y oppose car quelque soit la taille de l’entreprise et son actionnaire, l’obligation de résultat en termes de santé – sécurité au travail pèse bien sur l’employeur. Et ce quelques soient les imprudences que peuvent commettre les salariés ! http://www.ouest-france.fr/sncf-condamnee-80-000-eu-damende-apres-la-mort-dun-cheminot-2672254