Le licenciement pour faute grave est-il possible en présence de clause de mobilité ?

Le licenciement, y compris pour faute grave (c’est à dire sans indemnité ni préavis) d’un salarié disposant d’une clause de mobilité est possible, mais vous ne pouvez pas préjuger de l’acceptation par avance de toute mutation par le salarié, même si « les nécessités de l’entreprise » le justifie.

C’est une clause par laquelle un salarié accepte d’éventuelles modifications futures de son lieu de travail. Il accepte donc d’exercer ses fonctions dans un autre établissement ou sur un autre site de l’entreprise.

Enjeux:

Tout changement de lieu en application de la clause, même en dehors du secteur géographique de l’entreprise, ne requiert pas l’accord du salarié.

Dans ce cas, la mutation s’impose au salarié.

Son refus serait constitutif d’une faute disciplinaire.

Conditions de validité :

– Une clause de mobilité doit définir de façon précise sa zone géographique d’application et ne peut conférer à l’employeur le pouvoir d’en étendre unilatéralement la portée (Cass. soc., 7 juin 2006, n° 04-45.846), – elle doit être conforme à l’intérêt de l’entreprise.

Conditions de mise en œuvre

La mutation du salarié, décidée par l’employeur en application de la clause, doit être mise en œuvre de bonne foi et dans l’intérêt de l’entreprise (Cass. soc. 23 fév 2005) ou ne porte pas atteinte au droit du salarié à une vie familiale (Cass. soc. 13 janvier 2009, n°06-45562).

C’est au salarié qu’il incombe de démontrer que la clause a été mise en œuvre de mauvaise foi par l’employeur ou que la décision de mutation est contraire à l’intérêt de l’entreprise.

Dans le cadre d’une clause de mobilité trop imprécise géographiquement, il n’est pas certains que la clause soit à 100% valable, risquant d’exposer le cas échéant l’employeur au versement de dommages intérêt. Aussi, avant tout erreur qui peut avoir des conséquences extrêmement coûteuses, n’hésitez pas à consulter Viguié Social Mobilité et à faire auditer vos contrats de travail, nous vous en proposerons le cas échéant de nouveaux, ou des avenants permettant de sécuriser vos contrats.

L’inspection du travail dans vos entreprises

Les chefs d’entreprise qui trouvent les inspecteurs du travail trop tatillons n’ont qu’à bien se tenir. L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) leur recommande plus de présence sur le terrain et plus de fermeté, à l’issue d’une mission de contrôle de leur fonctionnement.

Le rapport, paru cet été synthétise les observations faites dans 12 sections d’inspection, au sein de trois Direccte distinctes. Premier constat : statistiquement, inspecteurs et contrôleurs honorent leur quota de visites chez les employeurs. Soit 211 par an et par agent, un nombre légèrement supérieur à l’objectif de 200 fixé par le ministère du Travail. Toutefois, « les interventions en entreprises constituent parfois une trop faible part de l’activité des agents de contrôle », Si les recommandations de l’Igas sont suivies d’effet, certains secteurs d’activité risquent de recevoir les gendarmes du travail plus fréquemment qu’à l’accoutumée, d’ici à 2013. Ce sera le cas du transport routier de marchandises (pour le compte d’autrui ou en compte propre), jusqu’ici relativement épargné par les vérifications.

Or un contrôle, çà se préparer, et Viguié Social Mobilité est à votre disposition, de part sa connaissance du rôle et des missions de l’inspection, pour aider à faire qu’un contrôle se passe au mieux. « Check Up social », vérification du document unique, des affichages obligatoires, décompte et suivi des temps de travail, notes de services, livrets individuels de contrôle, autant d’outil qu’une expertise sociale en amont peut vous aider à mieux appréhender.

http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/57892/l-inspection-du-travail-pourrait-etre-plus-severe.html

Qui peut prendre sa retraite à 60 ans depuis le 1er novembre ?

Le « décret Hollande » de retraite à 60 ans élargit depuis le 1er novembre les conditions d’accès au dispositif « carrières longues ». Désormais, les personnes qui ont commencé à travailler avant 20 ans et qui ont suffisamment cotisé pour prétendre à une retraite à taux plein pourront partir en retraite dès 60 ans.

http://www.cadresetdirigeants-magazine.com/actu/social-emploi/1er-novembre-2012-qui-peut-pendre-sa-retraite-a-60-ans/

L’absentéisme au travail coûte de 0,2% à plus de 4% de la masse salariale

Le taux d’absentéisme dans les entreprises a atteint son niveau le plus bas depuis 5 ans. Selon le baromètre de l’absentéisme d’Alma Consulting Group, les salariés français se sont peu absentés de leur travail en 2011. Ils ont été absents uniquement 14 jours en moyenne en 2011, un chiffre en diminution par rapport à 2010.

http://www.intelligence-rh.com/actualites-rh/absences-conges/l-absenteisme-au-travail-coute-de-0-2-plus-de-4-de-la-masse-salariale?goback=%2Egde_1416777_member_180385753

La prévention des risques coûte-t-elle cher ?

Il existe de nombreuses aides de nature à réduire le coût de ce qui est en réalité un investissement, à savoir la santé et la sécurité au travail. Parmi les principales aides financières, Viguié Social Mobilité peut vous aider à monter un dossier et citons notamment :

1) les Aides financières à la sécurité : celles de la CRAM et de la CARSAT

1-1 CRAMIF : pour un VUL plus sur : aides financières simplifiées

Pour réduire le risque routier professionnel et améliorer les conditions de travail des salariés lors de leurs déplacements professionnels, la CRAMIF propose depuis le 1er mars 2012 une aide financière aux TPE/PME d’Ile-de-France allant jusqu’à 4 000 € pour l’aménagement intérieur de leur utilitaire. Cette aide qui devait expirer fin 2012 est reconduite jusqu’au Cette offre est valable jusqu’au 30 novembre 2013 dans la limite des crédits disponibles et vient compléter l’offre nationale de l’Assurance Maladie – Risques Professionnels pour l’acquisition ou la location d’un utilitaire plus sûr*. Retrouvez le dossier d’information complet sur les pages prévenir les risques professionnels de www.cramif.fr rubrique « AFS en cours« .

1-2 Les Conventions Nationales d’Objectifs

Il existe également les Conventions Nationales d’Objectifs (CNO) avec la CRAM qui permettent de faire co-financer par les CARSAT de 15 à 70% du montant des investissements liés à la sécurité. En transport routier de marchandises, on peut trouver le texte de la dernière CNO qui court jusqu’en jusqu’en 2015 sur le site de la sécurité sociale http://www.ameli.fr/employeurs/prevention/recherche-de-cno/pdf/CNO_C039.pdf .

Administrateur de la CRAMIF (CTR 5 « services » et CTR 6 « interim», après 16 ans au CTR transport et manutention), Yann Viguié peut vous aider à monter vos dossiers de demandes de subventions CRAM.

Par contre, actuellement en déménagement, il n’existe plus de Convention Nationale d’Objectif en cours de validité et il convient bien d’avoir un code NAF entrant dans le champ pour en bénéficier.

2) les aides de l’ANACT et le FACT

Le Fonds pour l’Amélioration des Conditions de Travail (FACT) est un dispositif qui a pour objet d’apporter une aide financière versée sous forme de subvention publique, aux entreprises  de moins de 250 salariés concevant et mettant en œuvre des mesures d’amélioration des conditions de travail et contribuant à une meilleure prévention des risques professionnels

Le FACT finance des projets qui doivent avoir une approche globale des conditions de travail, prenant en compte des facteurs techniques, organisationnels et humains. Ces projets peuvent, de manière plus précise, avoir pour finalité d’améliorer des situations de travail insatisfaisantes, caractérisées par des symptômes néfastes pour la performance de l’entreprise, la santé des salariés ou la qualité de vie au travail tels que :

  • Des troubles musculosquelettiques
  • Du stress et des risques psychosociaux
  • Des problèmes de maintien dans l’emploi de travailleurs vieillissants, de pénibilité du travail lié
  • La nécessité d’évaluer les risques

Le FACT est donc tout à fait à même de financer les projets de mise en œuvre de l’accord de prévention de la pénibilité signé en déménagement en novembre 2010 et d’aider (à moindre coût) les entreprises à le mettre en œuvre. Pour mémoire, le texte intégral de cet accord novateur est disponible sur le site de l’ANACT à l’adresse http://www.anact.fr/web/dossiers/sante-au-travail/accord_penibilite?p_thingIdToShow=18919560

Il existe 2 catégories d’aides du FACT :

Des aides à l’accompagnement dans des projets d’amélioration des conditions de travail :

  • Pour une entreprise : 1 000 € TTC par jour avec 15 jours maxi­mum d’intervention.
  • Pour un groupe d’entreprises : 1 000 € TTC par jour avec 13 jours maxi­mum d’intervention par entreprise signa­taire. À cela, s’ajoutent 2 jours maximum pour la coordination globale du projet.

Pour ces deux modalités l’aide du FACT permet de recourir à un consultant, donc consultez nous, y compris pour monter le dossier.

La subvention peut concerner les différents volets d’un projet :

  • L’aide à des prestations de conseil permettant d’accompagner des projets ayant notamment pour objet d’améliorer les conditions de travail
  • La mise au point d’outils méthodologiques favorisant de meilleures conditions de travail (démarche d’évaluation des risques professionnels, )
  • L’aide à des actions de capitalisation ou de valorisation des bonnes pratiques contribuant à permettre une meilleure diffusion sur ces bonnes pratiques en matière de conditions de travail
  • La prise en charge d’études techniques ayant pour objet de conduire à l’introduction de nouveaux équipements de travail générant un surcoût lié à l’amélioration des conditions de travail.

L’entreprise ou le porteur de projet adresse à l’ANACT sa « Demande d’Aide du FACT » plus d’infos sur : http://www.anact.fr/web/services/FACT

Négociations salariales en transport et en déménagement

Les partenaires sociaux du transport routier campent sur leurs positions dans les négociations salariales. Le patronat reste sur +2,2% pour 2013, en transport une offre « à prendre ou à laisser » bien loin des revendications syndicales qui réclament plus « un coup de pied qu’un coup de pouce » (voir les revendications de la CGT) Le blocage s’installe. Et sur les routes bientôt ? 2012 10 25 Tract salaire Marchandises

http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/59424/les-negociations-salariales-du-transport-routier-au-point-mort.html

En déménagement, les négociations se sont ouvertes ce lundi 29 octobre et devraient se poursuivre le 21 novembre. Alors qu’en toute logique, un accord 2012 étant déjà intervenu au mois d’avril, il aurait dû s’agir de l’ouverture des négociations pour 2013. Il semblerait en fait que les augmentations proposées concerneraient 2012, une nouvelle négociation étant prévu en 2013 une fois le montant du SMIC connu.

Gérants majoritaires de SARL et EURL: comment limiter vos prélèvements sociaux et fiscaux en 2013

Les gérants majoritaires vont connaître des majorations significatives des prélèvements sociaux et fiscaux dès 2013. Si la loi de finance 2013 est en cours de vote, certaines options peuvent déjà être prises sur le plan social et fiscal.

http://www.journaldunet.com/management/expert/52595/gerants-majoritaires-de-sarl-et-eurl–comment-limiter-vos-prelevements-sociaux-et-fiscaux-en-2013.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML158_E10232808&f_u=1953295

Qualité de vie au travail

En cette semaine de la qualité de vie au travail http://www.qualitedevieautravail.org/ , ou encore http:// laqvt.fr/ , Comment passer d’un mal être au travail à un travail source de santé et d’efficacité?

L’Anact et l’Observatoire social international livrent des propositions pour renouveler l’approche des questions de santé au travail et des pistes d’actions développer des organisations permettant d’ « être bien au travail », sources de santé et de performance. http://www.anact.fr/web/actualite/essentiel?p_thingIdToShow=28525598

Voir aussihttp://le-blog-carriere-emploi.com/2012/10/05/fondements-bien-etre-au-travail/?goback=%2Egde_70714_member_172172421

ethttp://www.valeursdentrepreneurs.com/2012/09/18/on-ne-nait-pas-dirigeant-on-le-devient%c2%a0%c2%a0/

Contrat de génération : accord syndicats-patronat

Syndicats et patronat sont parvenus vendredi 19 octobre, à un « compromis » sur le contrat de génération, projet alliant à la fois l’embauche de jeunes et le maintien en activité de seniors après négociations

Comment favoriser les « binômes juniors – senior ? dispositif intergénérationnel, maintien dans l’emploi des senior pour des actions de tutorat ?, un accord novateur le prévoit déjà, c’est l’accord de novembre 2010 de prévention de la pénibilité en déménagement.

Les aides accordées, soit 2000 euros annuels par jeune embauché et autant pour le senior maintenu en poste, tout comme leur durée d’allocation devraient être incitatives pour les PME de moins de 300 salariés (on est déjà dans les très grosses PME) à qui le dispositif est réservé. La volonté du gouvernement d’associer à ce dispositif les dirigeants de TPE proches de la retraite, et la question de la transmission à un jeune de leur entreprise est également un point positif.

Voir notamment :

http://www.atlantico.fr/decryptage/contrat-generation-inadapte-essentiel-entreprises-francaises-marc-raynaud-517433.html?goback=%2Egde_70714_member_178975556

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/droit-social/0202337356388-accord-sur-les-contrats-de-generation-comment-le-dispositif-fonctionnera-1784.php

http://travail-emploi.gouv.fr/actualite-presse,42/communiques,2138/contrat-de-generation,15490.html

Mais aussi http://lexpansion.lexpress.fr/economie/contrat-de-generation-ce-qu-en-pensent-les-pme_331555.html

http://www.lesechos.fr/management/former/0202065827767-le-contrat-de-generation-est-une-opportunite-de-transfert-de-competences-324047.php

La façon de le gérer laisse perplexe…  http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202283835028-contrats-de-generation-le-conseil-economique-et-social-s-invite-dans-le-debat-364753.php?goback=%2Egde_70714_member_167501326

 

Prévoyance santé (suite)

Le Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip) a dévoilé, le 2 octobre, les résultats d’une enquête du Crédoc sur l’équipement des TPE/PME en complémentaire santé.

Réservée aux cadres et aux grandes entreprises, la complémentaire santé? L’enquête du Credoc menée en juillet auprès de 900 entreprises de moins de 250 salariés « bat en brèche cette idée reçue », se félicite Jean-Louis Faure, délégué général du Ctip : 74 % des petites et moyennes entreprises ont mis en place une couverture santé pour leurs salariés, soit 68 % de salariés couverts. Avec des variations selon le secteur : du fait d’accords de branche plus nombreux, 87 % des entreprises agricoles en ont une, contre 66 % dans l’industrie. Six fois sur dix, la décision s’est prise au niveau de l’entreprise (70 % dans la construction) et, dans 38 % des cas, à la suite d’un accord de branche (48 % dans le secteur agricole). Au sein des entreprises dotées d’une complémentaire santé, celle-ci est obligatoire et concerne tous les salariés dans 80 % des cas. Quant aux ayants droit, ils sont couverts par 91 % des complémentaires santé, sans surcoût dans plus d’un cas sur deux. Seules 6 % des entreprises ayant mis en place une complémentaire santé ne participent pas à son financement tandis que 12 % la paient intégralement. En moyenne, elles supportent 53 % du coût. Cette part ne varie pas avec la taille de l’entreprise, note le Crédoc.

Les contrats collectifs, qui sont « en moyenne 30 % moins chers que les contrats individuels », constituent donc un « dispositif efficace », juge Jean-Louis Faure. Et ils représentent une source d’« économies pour les finances publiques » puisque de nombreux salariés couverts relèveraient potentiellement de l’ACS.