Ecotaxe (toujours)

Quelques actualité de la semaine: un pas en avant, un pas en arrière, vers une régionalisation? Et un Medef breton qui se fâche…. Tout d’abord un courrier du GEPR que nous ne pouvons pas renier…. http://www.gepr.fr/wp-content/uploads/2014/02/4005-Ministère_transports.pdf

mais aussi : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/portiques-ecotaxe-demons-1485051798104_740461075987512_1353037699_n

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=33045&title=Le%20bras-de-fer%20sur%20l’%C3%A9cotaxe%20entre%20l’Etat%20et%20les%20acteurs%20%C3%A9conomiques%20de%20Bretagne%20continue

et certains députés proposent de « régionaliser » l’écotaxe http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/73450/olivier-faure-ps-je-suggere-de-regionaliser-l-ecotaxepoids-lourd.html

et le Medef se fâche en menaçant de boycotter le pacte d’avenir si l’écotaxe n’est pas reportée sine die http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/medef-breton-ce-sera-pacte-davenir-lecotaxe-27-02-2014-134436?utm_source=rss&utm_medium=ofentreprise&utm_campaign=rss_info_toute

Et une Chambre du Déménagement qui sera auditionnée fin mars par la mission parlementaire http://www.csdemenagement.fr/actualites/1353-la-csd-auditionnee-fin-mars-par-la-mission-parlementaire-ecotaxe.html et qui prend désormais assez clairement position contre l’écotaxe en écrivant.  « Le ras le bol fiscal est donc puissant dans ce secteur composé à plus de 69 % de TPE et 98 % de PME. Aussi il est évident que toute taxe, toute charge supplémentaire, devient insupportable pour les entreprises du déménagement et met en péril un équilibre économique déjà fragilisé par la conjoncture ».

Si écotaxe il devait y avoir, elle continue à prôner la répercussion sur l’ensemble du prix de déménagement et non sur le seul prix de transport, ce qui aurait pour effet d’éviter une usine à gaz (comment différencier dans le prix de traction la main d’œuvre liée à la conduite et celle liée à l’accompagnement (double équipage) ? Nous voyons mal en revanche comment les pouvoirs publics pourraient accepter qu’une profession gagne de l’argent sur la collecte d’un impôt, et répercute une taxe liée à l’usage des routes, sur la partie main d’œuvre à domicile, qui souvent en local notamment peut représenter plus de la moitié de la facture. En plus, le VUL et le travailleur illégal continueront de ne rien répercuter et nous rirons au nez avec notre écotaxe !Discount20130703_215111

nominations, mouvements

Hervé Lefifve, qui a travaillé à la mairie de Paris sur le dossier du stationnement (et notamment de celui de la réservation d’emplacement en déménagement, quitte l’APUR, l’agence public d’aménagement de l’urbanisme qui a travaillé sur les mêmes dossiers sur la charte livraison à Paris.

Il rejoint SOGARIS comme responsable des études et du développement au sein de la direction immobilière, où il rejoindra Christophe Ripert, précédemment également à la Mairie de Paris et bien connu des transporteurs et déménageurs pour avoir dans les années 2000 participé aux travaux visant à limiter le stationnement des véhicules de livraison à Paris, notamment en contribuant à la mise en œuvre des voies de bus « en site propre ».

Sa future adresse mail est hlevifve@sogaris.fr

Ne sous-estimez pas le coût de reprise d’une entreprise en difficulté

Ne sous-estimez pas les capitaux nécessaires à la reprise. Prudence donc si vous reprenez une entreprise en difficulté ! Ce type d’opération requiert toujours d’avantage de capitaux que ceux prévus initialement. En effet, la situation est généralement plus grave que celle révélée par le diagnostic. Soyez-en conscient ! http://www.apce.com/pid623/les-entreprises-en-difficulte.html?espace=2

Vers une simplification de la TVA à l’import ?

L’AUTF (Association des utilisateurs de transport de fret) qui représente les chargeurs applaudit à la décision annoncée par le président de la République lors du conseil stratégique de l’attractivité du 17 février de simplifier le régime de la TVA des importations.

Cette procédure simple et accessible tant aux entreprises nationales quelle que soit leur taille qu’aux étrangers non-résidents permettra de supprimer le handicap qui pesait sur les acteurs économiques français qui doivent actuellement supporter la charge financière du décaissement effectif de la TVA qui doit être acquittée à la douane lors de l’importation des marchandises ainsi que sur les ports  nationaux qui voyaient des trafics importants à destination de la France détournés sur les ports du nord de l’Europe, avec un dispositif administratif trop complexe notamment pour les petites entreprises nationales et pour les sociétés étrangères http://www.autf.fr/web/actualite-tva_a_l_importation__une_simplification_au_service_de_l_attractivite_de_notre_territoire-181.html mais aussi http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/73449/attractivite-de-la-france-francois-hollande-annonce-des-simplifications-douanieres-.html

Un salarié peut-il cumuler deux emplois ?

Si vous n’avez rien prévu au contrat, un salarié à plein temps a le droit (en principe) de cumuler plusieurs emplois dans la limite des durées maximales de travail. Soit 48 h par semaine, 10 h par jour et repecter un repos quotidien minimum de 11h.

Ainsi, un salarié peut être chez vous à 35h (ou même 39 h) par semaine, et cumuler avec un temps partiel (faire des marchés, travailler dans le commerce, etc…) dans la limite de 48 h par semaine.

Mais vous pouvez limiter ce droit, avec tout d’abord:

la clause de loyauté, de fidélité, de discrétion voir d’exclusivité en lui interdisant d’exercer une activité concurrente (par exemple déménageur pour son propre compte)

vous pouvez aussi prévoir une clause d’exclusivité, ou l’obligation de vous informer de tout nouvel emploi même à temps très partiel, surtout s’il a une activité physique (déménageur) qui nécessite de vraies récupérations. Souvent on met dans les contrats des clauses comme:« Le salarié déclare n’être formellement lié à aucune autre entreprise et avoir quitté son précédent emploi libre de tout engagement et en conformité avec la législation et les règlements relatifs à l’emploi et à la main d’œuvre »

Par exemple, avant, certains fonctionnaires, pompiers, gendarmes pouvaient cumuler 2 emplois, çà leur est maintenant interdit!pl

Par ailleurs, autant pour un temps partiel vous ne pouvez empêcher un salarié de cumuler plusieurs emplois dans la limite d’un temps plein, autant pour un salarié à temps plein, s’il limite 2 emplois (l’un de jour et l’autre de nuit) et que vous en aviez connaissance et que se produit un accident grave, votre responsabilité pénale pourrait être engagée pour complicité. Il y a eu des précédents, dans l’intérim notamment.

pour en savoir plus: http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1945.xhtml

L’employeur doit-il rembourser les frais de transport en cas d’absence du salarié ?

Si vous remboursez des frais (quels qu’ils soient, y compris carte orange) à un salarié dont le contrat de travail est suspendu (ou pendant ses congés), ce remboursement n’est plus versé conformément à son objet, et susceptible de devenir un avantage en nature, soumis à cotisations sociales.

Lorsque le salarié est en congé (congé maladie par exemple), la prise en charge de ses frais de trajet se trouve en principe suspendue. Mais cette suspension du remboursement ne débute qu’à compter de la fin du mois pendant lequel débute le congé. Le remboursement de la carte orange se fait au prorata du temps de travail et a condition, bien sur, de justifier de l’achat de la carte orange.Le remboursement des frais de transport en cas suspension du contrat de travail du salarié n’est pas abordée par le Code du travail. Seule une circulaire du ministère des transports l’évoque (circulaire du 24 décembre 1982, JO du 20 mai 1983,), une simple circulaire n’étant pas opposable aux entreprises. Celle-ci précise qu’en cas d’absence du salarié, la prise en charge s’effectue normalement sans abattement, pour les jours non travaillés, dès lors que le titre de transport a été utilisé au moins une fois pour le trajet domicile-lieu de travail. Cela signifie que si, en cas d’abonnement mensuel, le titre de transport n’a pas été utilisé au cours d’un mois, il n’y a pas de prise en charge.

Pour en savoir plus: voir http://www.juritravail.com/chiffres-et-indices/tarifs-carte-navigo.html et http://lentreprise.lexpress.fr/remuneration/frais-de-transport-le-remboursement-doit-il-etre-maintenu-en-cas-d-absence-du-salarie_41955.html

Compte pénibilité, du nouveau :

La loi du n°2010-1330 du 09/11/10 portant réforme des retraites avait institué les articles L.138-29 et suivants du code de la sécurité sociale, lesquels toujours en vigueur, imposent une pénalité aux entreprises d’au moins 50 salariés ou appartenant à un groupe d’au moins 50 salariés employant au moins 50% de salariés exposés à des facteurs de risques, lorsqu’elles ne sont pas couvertes par un accord ou un plan d’action relatif à la prévention de la pénibilité. L’article 13 de la loi n°2014-40 du 20/01/14 modifie, à compter du 01/01/15, la source et le périmètre de cette obligation, et donne priorité à la négociation sur le plan d’action :
1. Concernant la source : les articles L.138-28 à L.138-31 du code de la sécurité sociale seront remplacés par les nouveaux articles L.4163-2 à L.4163-4 du code du travail,
2. Concernant le périmètre : seront pris en compte les salariés exposés à des facteurs de risques au-delà de seuils d’exposition à définir par décret. Ajoutons que l’article 10 de cette loi crée à compter du 01/01/15 pour ces salariés exposés, le « compte personnel de prévention de la pénibilité » dont le fonctionnement sera précisé par décrets,
3. Concernant la priorité : la couverture par un plan d’action ne sera possible qu’en cas d’échec effectif de la négociation attesté par procès-verbal de désaccord dans les entreprises pourvues de délégués syndicaux. http://www.retraite.com/fr/compte-penibilite-effectif-1er-janvier-2015

Peut-on licencier un salarié malade ?

La maladie prolongée d’un salarié compromet le bon fonctionnement de votre entreprise, le licencier devient envisageable. A condition toutefois de démontrer que vous avez dû remplacer définitivement ce salarié. Est-ce-à dire qu’il faut impérativement embaucher quelqu’un au même poste?

1) Le licenciement d’un salarié malade : nécessité d’un remplacement définitif

La maladie, même prolongée, ne constitue pas en soi un motif de licenciement. Licencier un salarié en raison de son état de santé est en effet une discrimination interdite (Code du travail, art. L. 1132-1). En revanche, les tribunaux admettent la possibilité de licencier un salarié dont l’absence prolongée ou répétée  perturbe et désorganise l’entreprise.

Il faut toutefois pour cela justifier :

  • que son absence perturbe le bon fonctionnement de l’entreprise (par exemple, par une surcharge de travail qui pèse sur les autres salariés, par des erreurs ou retards qui ont pu survenir, etc.).
  • et que cette perturbation entraîne la nécessité de pourvoir à son remplacement définitif.

L’obligation de remplacement définitif suppose une embauche externe en CDI à une date proche du licenciement. En effet, le fait d’embaucher une personne en CDD ou en intérim n’est pas suffisant. De même, il n’y a pas remplacement définitif si les fonctions du salarié malade sont assumées par un autre salarié de l’entreprise, ou si le travail est réparti entre plusieurs salariés.

Attention, dans certais cas, le licenciement ne sera toutefois pas possible. C’est, par exemple, le cas si la maladie à une origine professionnelle ou encore si l’arrêt maladie résulte d’un manquement à vos obligations de sécurité (surcharge de travail, harcèlement). Par ailleurs, il faut aussi vérifier que la convention collective comporte une clause de garantie d’emploi en cas de maladie de 6 ou 12 mois en fonction de l’âge et de l’ancienneté du salarié (article 16 de la CCNA parties communes : délai de 6 mois porté à 12 au delà de 50 ans et 15 ans d’ancienneté). Le licenciement ne sera possible donc qu’à la fin de la période de garantie d’emploi.

2) Licenciement d’un salarié malade : possibilité de remplacement en cascade

S’il est nécessaire qu’un salarié extérieur soit embauché en CDI pour procéder au licenciement d’un salarié malade, il n’est en revanche pas exigé qu’il prenne le poste de ce dernier.

Le remplacement « en cascade » est en effet admis par les juges. La Cour de cassation l’a en effet encore confirmé s’agissant d’un directeur d’une association. En l’espèce, un infirmier présent en interne avait repris les fonctions du salarié malade et avait été promu directeur, alors qu’une nouvelle infirmière avait été embauchée en CDI pour pourvoir le poste devenu vacant de l’infirmier.

Ce remplacement en cascade permettait donc bien de répondre à l’exigence d’un remplacement définitif.

Arrêt de la Cour de cassation, chambre sociale, 15 janvier 2014, n° 12-21179

Insuffisance de résultat ? Licenciement possible si les objectifs sont réalisables

Un salarié n’atteint pas les objectifs fixés par son contrat de travail, ce dernier peut être licencié. Mais attention, l’insuffisance de résultats ne caractérise une cause de licenciement que si elle est due à une carence, des négligences du salarié. En cas de litige, les juges rechercheront également si les objectifs fixés étaient réalistes.

Fixer des objectifs dans le contrat de travail

Pour les salariés occupant des fonctions commerciales, il est possible d’insérer dans le contrat de travail des clauses fixant des quotas de vente, un certain chiffre d’affaires à réaliser, des objectifs, etc.

Le salarié les accepte par la signature de son contrat de travail ou d’un avenant.

Ces clauses peuvent permettre le licenciement pour insuffisance de résultats. Mais attention, le seul fait que le salarié n’ait pas atteint ses objectifs ne légitime pas le licenciement.

En effet, la seule insuffisance de résultats ne peut, en soi, constituer une cause de licenciement.

Licenciement pour insuffisance de résultats : négligence du salarié et objectifs réalisables

L’insuffisance professionnelle doit être caractérisée par des faits objectifs imputables au salarié.

Elle doit être due à une carence du salarié, une négligence dans la prospection de sa cliente, une absence totale de vente sans présenter de plan pour inverser la tendance, etc.

Ainsi, en cas de litige, les juges vérifieront que :

  • les objectifs fixés sont réalisables. Le caractère irréaliste d’un objectif interdit à l’employeur d’avoir recours à un licenciement pour insuffisance de résultats. Par exemple, l’augmentation de plus de 100 % des objectifs par rapport aux années précédentes doit être considérée comme irréalisable ;
  • les objectifs doivent être compatibles avec la situation du marché de l’entreprise. La conjoncture économique est un élément d’appréciation des juges.

Exemple :

Un salarié est licencié pour insuffisance de résultats. Il n’avait pas atteint au cours de l’année les objectifs fixés. Pour certains produits, il y avait une absence totale de vente. L’employeur lui avait adressé plusieurs avertissements préalables. En réponse, le salarié ne présentait pas de plan de travail afin de redresser ses ventes. Les juges ont vérifié le caractère réaliste des objectifs et ont constaté que la non-atteinte des objectifs résultait d’une insuffisance professionnelle du salarié. Son licenciement avait une cause réelle et sérieuse.

Cour de cassation, chambre sociale, 29 janvier 2014, n° 12-21516 (en cas de licenciement pour insuffisance de résultat, les juges vérifient si les objectifs fixés sont réalisables et que l’insuffisance professionnelle est caractérisée par des faits objectifs imputables au salarié

Evolution du paysage et de la représentativité patronale

Sujet déjà abordé plusieurs fois récemment ici, http://viguiesm.fr/projet-de-loi-sapin-representativite-patronale/ ou là http://viguiesm.fr/representativite-syndicale-la-fncr-perd-sa-representativite-et-quid-du-cote-patronal/ , ce thème est désormais à un tournant historique côté patronal et mérite quelques éclaircissements.

Pourquoi, quand le transport est uni (lors de graves crises par exemple) est-il obligé de mettre à la tribune devant les journalistes au moins 5 interlocuteurs ?

Pourquoi des professions tout aussi diverses que les couvreurs, les plombiers ou les maçons se retrouvent toutes à la « toute puissante fédération du bâtiment » ? Pourquoi la métallurgie parle-t-elle d’une seule voix alors que dans le transport, il reste 4 « fédérations » du transport routier (dont 3 font désormais de plus en plus étroitement cause commune, et l’OTRE qui reste la seule et aujourd’hui reconnue et représentative des PME, dans tout le champ du transport routier, alors même que le « principe de reconnaissance mutuelle ne fonctionne plus ?

Jusqu’à quel point peut-on avoir dans une même fédération des « donneurs d’ordres» (commissionnaires, transitaires, gros transporteurs) et leur clients, (sous-traitants, petits transporteurs, tractionnaires…) et jusqu’à quel point leurs intérets sont-ils les mêmes?

Pourquoi aux Etats Unis, le « lobby des camionneurs » est-il si puissant quand le lobbying routier français est  si inconsistant face à celui des écolos de tout poil et des modes de transport alternatifs dont surtout la SNCF qui fait tous les jours la preuve de son incompétence en matière de transport de fret ferroviaire et tout en étant le premier transporteur routier national?1798104_740461075987512_1353037699_n

Aux Pays Bas par exemple, le transport routier est reconnu comme vital à l’économie.

Beaucoup de questions et peu de réponses sur une filière qui « pèse » pourtant des centaines de milliers d’emplois directs et indirects. Il existe de nombreuses associations, club, syndicats, groupements sectoriels dont certains ont une vraie légitimité et apportent de vrais services, et tous on une représentativité plus ou moins partielle, affiliés (ou non) à une fédération généraliste (quand il n’y a pas de changement d’affiliation au fil du temps) : matières dangeureuses (1) , frigo (2), international (3), transport léger (4) pour ne citer que celles là, mais aussi ambulancier, grande remise, voyageurs, logistique transporteurs de fond, etc…. et rien que dans le déménagement FIDI http://www.fidi-france.com/ pour l’international, l’AFDE pour le déménagement d’entreprises http://www.demenagementdentreprises.fr/ etc…. sans parler des fédérations du self stockage, http://ci-selfstockage.fr/qui-sommes-nous/ de la relocation http://www.relocation-france.org/ ou de l’archivage http://www.archives-page.com/

Et puis une question que l’on me pose souvent, comment une filière qui a su être si revendicative se laisse-t-elle tondre et conduire à l’abattoir sans (presque) réagir ? Et comment de petits « syndicats » récents parfois de quelques membres ou dizaines de membres peuvent-ils déstabiliser des institutions parfois centenaires de plusieurs milliers ?

Pourquoi les VTC peuvent-ils déstabiliser les Taxis ? http://viguiesm.fr/la-guerre-des-taxis-se-poursuit/

En tout les cas à lire entre les lignes pour les initiés, et le projet de Loi Sapin n’est qu’un prétexte à ce qui a longtemps été empêché pour ce que l’on présentait comme un « problème d’hommes ou de personnes». Mais les hommes étant partis (ou en passe de l’être), cet interview vérité d’un président de fédération  qui va vers une confédération et adressé à des milliers de destinataires a le mérite d’être clair.edito CSD

Avant même l’entrée en vigueur d’une loi pas encore votée, « les syndicats doivent « s’épouser » pour devenir une confédération ou union dans laquelle chacun garderait son autonomie et ses spécificités tout en travaillant ensemble sur des sujets communs. edito CSD 001C’est toute la différence avec un syndicat de transport qui parlerait au nom de tous sans en avoir la représentativité. » et sur la problématique de l’Ecotaxe, ce dossier a permis a un syndicat très minoritaire d’occuper les médias mais tout de même la profession est restée soudée ».

Sans jamais citer personne, on voit bien que les choix de regroupements sont déjà actés, et qu’il s’agit uniquement de préparer les esprits.

Pourtant, dans le monde de l’entreprise, quand on doit vendre ou céder son fond de commerce, et qu’il y a plusieurs repreneurs potentiels, on essaie de les mettre en concurrence, d’étudier en détail ce que l’un et l’autre peuvent apporter et comment préserver son identité, ses spécifités et ses avantages dans un ensemble plus vaste. On a en tous les cas toujours plus à gagner à avoir le choix entre plusieurs partenaires qu’en étant pieds et points liés avec un seul,  quand bien même fut-il le « partenaire historique ». En général, le regroupement finit par s’imposer notamment pour des raisons financières. Il faut croire que dans le transport, depuis le temps que tout le monde l’appelle de ses vœux sans jamais le mettre en œuvre, il y avait jusqu’ici suffisamment d’argent pour reporter les échéances.

(1) ATMD http://www.atmd.org/accueil.asp (2) UNTF http://www.untf.fr/ (3) AFTRI https://www.aftri.com/  (4) SNTL http://www.sntl.fr/site/pages/syndicat.html