Négociations paritaires en déménagement le 24 janvier : salaires et lutte contre le travail illégal

Ce 24 janvier reprenaient les négociations salariales en déménagement, le principal syndicat proposant une nouvelle hausse uniforme de 0,3%, en 2013, ce qui a eu le don d’agacer les syndicats, mais ne correspond pas à la nécessité de rétablir de la hiérarchie dans les barèmes conventionnels écrasés par le SMIC.

Sur la lutte contre le travail illégal, l’OTRE a mis sur la table un projet paritaire novateur car signé dans peu de secteurs, inspiré de celui négocié fin 2012 par le secteur des Hotels Cafés Restaurant. Ce texte prend en compte le souhait d’aller vers une « carte professionnelle du déménageur » comme il en existe dans le BTP, concrétisant ainsi la nécessité de lutte contre le travail illégal dans le secteur.

Balayée d’un revers de main par certains qui ont signé des conventions nationales dès 1995, la proposition de l’OTRE a été remplacée par un projet de « table ronde » et par la décision d’écrire aux différents ministres concernés. Comme si tout avait déjà était tenté contre le travail illégal dont on sait pourtant qu’il est la plaie de la profession.

Or la dernière convention nationale de lutte contre le travail illégal avec le ministre du travail  Larcher date de 2006, depuis, aucun Flyer « travail clandestin danger » à l’attention des prospects,  aucune alerte sur leur responsabilité en cas de complicité, les sites internet comme « le bon c… »http://viguiesm.fr/travail-illegal-la-lutte-se-durcit-et-une-partie-de-la-profession-du-demenagement-se-mobilise-contre-le-travail-illegal-en-en-faisant-sa-priorite-numero-1/ se sont renforcés, les moins de 3,5 T aussi, et il ne seront même pas soumis à l’ecotaxe ni au chrono, accroissant leur pouvoir de déstabiliser le marché.

Or pour avancer sur le dossier du chrono, sur le retour (ou non) à l’attestation de lien d’emploi (initiée en 1993 puis réduite aux seuls ressortissants des pays tiers),ou encore sur la carte déménageur, la numérotation (ou non) des lettres de voitures (abrogée avec la suppression de droit de timbre de 4 Francs), et une communication percutante, un simple courrier n’y suffira pas. L’idée de la table ronde n’est pas mauvaise mais ne peut constituer une fin en soi. Elle doit au contraire constituer un nouveau point de départ permettant non seulement de faire un bilan de la situation actuelle et d’imaginer des actions futures.

Les PME ont le blues, mais sont toujours 1er employeur de France

Le  blues des PME http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-et-finance/pme-en-2013-la-panne-seche_38152.html mais

http://www.cgpme.fr/indices/voir/503/les-pme-principaux-employeurs-de-france

http://www.cgpme.fr/indices/voir/1215/les-entreprises-en-france

http://www.salondesentrepreneurs.com/paris/0pme/

et  assises de l’entreprenariat http://www.economie.gouv.fr/lancement-des-assises-de-l-entrepreneuriat J’y serai présent, vous pouvez m’y retrouver sur simple coup de fil.

Nouveau permis de conduire

On entend et on lit beaucoup de choses sur le sujet, petite synthèse du nouveau permis qui va remplacer notre petit papier rose. Quelques précisions http://www.linternaute.com/auto/permis/nouveau-permis-de-conduire-qu-est-ce-qui-change-0113.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML8_E10238278&f_u=1953295

en revanche, l’obtention du CAP de déménageur conducteur sur VUL dispense du permis B et EB

repris par décret du 17 janvier 2013 publié au JO du 18 http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20130118&numTexte=27&pageDebut=01275&pageFin=01276

et les 126 pages de l’arrêté fixant les nouvelles modalité du permis de conduire http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20130118&numTexte=24&pageDebut=01171&pageFin=01274

Emploi des seniors, vous prendrez bien encore une petite couche de Y ?

Articie récent http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines /management/0202500633230-generation-y-une-autre-maniere-de-faconner-son-parcours-professionnel-4294.php?goback=%2Egde_1641347_member_206938963

qui m’en rappelle 2 autres un peu plus anciens:

Quatre enseignants en gestion publient chez Pearson un intéressant ouvrage sur le management de la génération montante, dite Y, la génération numérique.

La génération Y existe-t-elle et, si oui, peut-on et doit-on la manager comme les générations précédentes ? Pour répondre à cette question, quatre enseignants en gestion de prestigieux établissements supérieurs (HEC, Université Paris Dauphine, Telecom Ecole de Management) viennent de publier chez Pearson un ouvrage au titre évocateur : La génération Y dans l’entreprise : Mythes et réalités.http://www.cio-online.com/actualites/lire-savoir-manager-la-generation-y-4637.html?goback=%2Egde_1416777_member_181869752

ainsi que: http://www.flash-transport.com/news/economie/1496180/1523247/58_ans_et_deja_trop_vieux?isLogged=false

dur dur pour les seniors, comme disait un très bon reportage d’envoyé spécial, dans la nuit de vos 49 ans à celle de vos 50 ans, vous perdez toute employabilité en un jour. Et çà commence même parfois dès 45 ans le « senior »: trop expérimenté, trop cher, trop tout, pas assez adaptable, malléable… http://www.manpowergroup.fr/emploi-des-seniors-la-tortue-francaise/?goback=%2Egde_2289409_member_179125484

30 milliards de petites taxes à rationaliser

Bruno Laubard, transporteur, logisticien, membre de la Chambre de Commerce de Paris et de TLF est l’auteur d’un rapport fort intéressant et bien argumenté sur le sujet dont voici la synthèse. petites-taxes-synth-lau1206

Egalement pour info : http://www.focusrh.com/actualites-rh/a-la-une/actualites/2013/01/11/lancement-de-la-chambre-de-commerce-et-dindustrie-de-region-paris-ile-de-france.html?

 

Le 4 février, A. Spinelli lance sa grève nationale contre l’écotaxe, et si c’était possible ?

Il se sent parfois un peut tout seul loin des grandes fédérations mais reçoit de nombreux soutiens et pose de bonnes questions. Il a même écrit au Président de la République appel à la grève___. Qu’il soit assuré de toute ma sympathie. A suivre. http://www.flash-transport.com/news/entreprises/1531715/1531719/Ecotaxe_tous_en_greve_des_le_4_fevrier?isLogged=false

http://www.otre.org/actualites.php?type=billet&id=197

En attendant, Brain storming intéressant au sénat sur la fiscalité écologique http://www.actu-environnement.com/ae/news/fiscalite-ecologique-Senat-audition-commission-finances-17601.php4

Les barèmes sont connus, http://www.flash-transport.com/news/economie/1531707/1531711/Voici_enfin_le_bareme_de_l_ecotaxe_PL

et le gouvernement lui même envisagerait un nouveau report : http://www.flash-transport.com/news/entreprises/1531715/1531719/L_ecotaxe_va_etre_reportee_a_l_automne?alaune=true&isLogged=false

Le 29 janvier : reprise des discussions sur la charte du transport de marchandises en ville à la Ville de Paris.

Après des mois d’enfouissement, les discussions vont rependre à la marie de Paris sur les problèmes de circulation, stationnement, aires de livraison, axes rouges, horaires de livraison, etc… Pour les problèmes de réservation d’emplacement, de stationnement et de positionnement de monte-meubles, l’OTRE sera la seule organisation représentative du déménagement présente pour en parler. Rappelez vous : http://viguiesm.fr/coup-de-gueule-jaccuse-sur-leco-taxe-et-en-plus-le-maire-de-paris-veut-interdire-les-poids-lourd-a-paris/

Etude du CAS sur le logement

On estime aujourd’hui à 2 millions le nombre de personnes vieillissantes ayant besoin d’adapter leur logement ou à défaut devront déménager. Ce besoin croissant appelle à une action de la France, qui a pris toute la mesure du défi de la mise aux normes des logements pour un bien vieillir chez soi.

De ce constat découle deux questions posées par cette note du Centre d’analyse stratégique : Comment rééquilibrer l’effort entre flux de nouveaux logements et stocks de ceux existants ? Comment améliorer l’efficacité des aides ?

Le Centre d’analyse stratégique répond à ces deux questions en formulant cinq propositions :

  • Maintenir sur le flux des logements neufs de fortes obligations pour les parties communes (notamment présence d’un ascenseur, accessibilité) pour permettre l’adaptation ultérieure des habitations, mais n’imposer de produire des logements adaptés que pour un pourcentage approprié des programmes de construction. En contrepartie, renforcer de manière importante l’effort sur le stock. Les marges dégagées grâce à cet allègement des normes pourraient être reversées à l’ANAH, sous la forme d’une contribution de solidarité, afin de financer l’effort.
  • Inclure dans les conventions d’utilité sociale entre l’État et les organismes HLM un objectif d’adaptation du parc au vieillissement de sa population, afin de généraliser les bonnes pratiques à l’ensemble des bailleurs.
  • Mieux solvabiliser les travaux d’adaptation par : – le renforcement des aides publiques ciblées, notamment les aides ANAH ; – un meilleur accès à l’emprunt, grâce au développement du crédit hypothécaire ou à la mise en place d’un dispositif de garantie publique se substituant à l’assurance décès.
  • Afin de faciliter le déménagement des personnes âgées, organiser un système de collecte de l’information sur le caractère adapté des logements.
  • Généraliser des guichets uniques permettant l’accès à l’information sur les logements adaptés et une meilleure coordination entre offre de services et adaptation technique des logements.

http://www.strategie.gouv.fr/content/presentation-de-la-note-danalyse-245-ladaptation-du-parc-de-lorgements-au-vieillissement-et-

 

 

Les risques psycho-sociaux, une préoccupation constante

Vigilantes sur le sujet des RPS, les entreprises manquent encore d’outils de prévention.

En 2009, face à la vague de suicides chez France Télécom, le ministre du Travail lance un plan d’urgence sur la prévention du stress au travail et les risques psycho-sociaux (RPS), plaçant le sujet en tête de liste des préoccupations des DRH. Où en sont-ils trois ans plus tard alors que l’Observatoire de la vie au travail estime à 37,8 % la part des salariés exposés à des « stresseurs » ? Selon Virginie Bessou, référente santé au travail chez Demos, leur vigilance n’a pas diminué mais leurs méthodes pèchent : « Managers et comités de direction ont compris qu’ils étaient des acteurs à part entière de ce changement, mais le travail permettant de comprendre les bases du problème est délaissé au bénéfice de solutions concrètes et rapides. Or il est primordial de s’intéresser au système de fonctionnement de sa structure avant d’établir un plan d’action efficace. » Philippe Douillet, responsable des risques psychosociaux à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), approuve : « Le problème aujourd’hui est la cohérence des plans de bataille. Les entreprises expérimentent des outils les uns après les autres sans les mettre en regard. » La formation des managers, c’est-à-dire leur sensibilisation aux RPS, est selon l’expert une bonne idée mais souvent une fausse solution : « La responsabilité de la prévention ne doit pas être rejetée sur leurs seules épaules. Sinon le risque c’est d’accroître le malaise des encadrants ! » Son avis est identique au sujet des questionnaires auprès du personnel : « Souvent coûteux en termes de finances et des ressources, ils sont complexes à exploiter et à traduire en actions. »

Aux DRH, l’ANACT préconise des recettes simples : installer les conditions de l’échange et de la libre expression entre un collaborateur et son supérieur pour identifier la ou les sources de mal-être et redonner aux managers la possibilité de jouer leur rôle : « Attribuer du temps et de l’autonomie aux responsables afin qu’ils puissent réguler et organiser le travail, régler au cas par cas les problèmes avec les équipes. » Il suggère les réunions d’échanges régulières entre managers afin de partager les difficultés, rappelant que « les RPS sont un sujet permanent et un enjeu de performance même si tout n’est pas RPS ».

Pour les responsables de ressources humaines, toujours en alerte, les témoins à surveiller sont bien sûr le taux de démission et l’ambiance générale au travail  mais aussi et surtout la parole des encadrants. Très souvent, leur rôle consiste à remonter auprès des directions des informations qu’ils n’ont pas su entendre.