Le nouveau contrat type de la commission de transport est publié au JO du 7 avril

De nombreuses entreprises de transport et de déménagement agissent parfois en tant que commissionnaires de transport, sans toujours se border juridiquement par un contrat écrit en bonne et due forme. Or à défaut de contrat, le contrat type joe_20130407_0020 publié au Journal Officiel (et qui n’a qu’un caractère supplétif) peut utilement servir (et servira) de référence si les parties n’ont prévu aucune clause contraire.

Marchés publics : un décret contre les retards de paiement

Le décret relatif à la lutte contre les retards de paiement dans la commande publique est paru. Il fixe, par catégories de pouvoirs adjudicateurs, le délai de paiement des sommes dues, le taux des intérêts moratoires et le montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement dus en cas de retard de paiement.

Que ce soit dans le cadre de marchés publics, de délégations de service public, de contrats de partenariat ou de concessions de travaux, l’acheteur public est désormais tenu, pour payer ses fournisseurs, de ne pas dépasser les délais suivants (sous peine de devenir redevables d’intérêts moratoires) :

  • 30 jours pour l’État, les établissements publics administratifs (EPA) nationaux, les collectivités territoriales et les établissements publics locaux,
  • 50 jours pour les établissements publics de santé et les établissements du service de santé des armées.
  • 60 jours pour les entreprises publiques, à l’exception de celles qui sont des établissements publics locaux.

Ces délais de paiement courent à compter de la date de réception de la demande de paiement par le pouvoir adjudicateur ou, si le contrat le prévoit, par le maître d’œuvre ou toute autre personne habilitée à cet effet.

Toutefois :

1° Le délai de paiement court à compter de la date d’exécution des prestations, lorsque la date de réception de la demande de paiement est incertaine ou antérieure à cette date ;

2° Pour le paiement du solde des marchés de travaux soumis au code des marchés publics, le délai de paiement court à compter de la date de réception par le maître de l’ouvrage du décompte général et définitif ;

3° Lorsqu’est prévue une procédure de constatation de la conformité des prestations aux stipulations contractuelles, le contrat peut prévoir que le délai de paiement court à compter de la date à laquelle cette conformité est constatée, si cette date est postérieure à la date de réception de la demande de paiement. La durée de la procédure d’acceptation ou de vérification ne peut excéder 30 jours. Toutefois, une durée plus longue peut être prévue par le contrat, à condition que cela ne constitue pas un abus manifeste à l’égard du créancier, notamment au regard de l’usage ou des bonnes pratiques. A défaut de décision expresse dans ce délai, les prestations sont réputées conformes.

Intérêts moratoires et indemnité forfaitaire de recouvrement

Lorsque les sommes dues en principal ne sont pas mises en paiement à l’échéance prévue au contrat ou à l’expiration du délai de paiement, le créancier a droit, sans qu’il ait à les réclamer, au versement d’intérêts moratoires et à une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

Ceux-ci doivent lui être payés dans un délai de 45 jours suivant la mise en paiement du principal et sont déterminés comme suit :

Intérêts moratoires

Le taux des intérêts moratoires est égal au taux d’intérêt appliqué par la Banque Centrale Européenne à ses opérations principales de refinancement les plus récentes (taux REFI) , en vigueur au premier jour du semestre de l’année civile au cours duquel les intérêts moratoires ont commencé à courir, majoré de 8 points de pourcentage.

Nota : le taux REFI au 1er janvier 2013 s’élevant à 0,75 %, le taux des intérêts moratoires désormais applicables aux marchés publics est donc égal à 0,75 + 8 = 8,75 %.

Ces intérêts moratoires courent à compter du jour suivant l’échéance prévue au contrat ou à l’expiration du délai de paiement jusqu’à la date de mise en paiement du principal incluse.

Les intérêts moratoires appliqués aux acomptes ou au solde sont calculés sur le montant total de l’acompte ou du solde toutes taxes comprises, diminué de la retenue de garantie, et après application des clauses d’actualisation, de révision et de pénalisation.

Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement

Comme dans le privé, le retard de paiement d’un marché public donne désormais lieu, de plein droit et sans autre formalité, au versement d’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, et le montant de celle-ci est fixée à 40 euros.

Toutefois, si les frais de recouvrement exposés sont supérieurs au montant de cette indemnité forfaitaire, le créancier peut demander une indemnisation complémentaire, sur justification.

Cette indemnité forfaitaire et cette indemnisation complémentaire sont versées au créancier par le pouvoir adjudicateur.

Entrée en vigueur

Ces nouvelles dispositions s’appliquent aux contrats conclus à compter du 16 mars 2013, et pour les créances dont le délai de paiement aura commencé à courir à compter du 1er mai 2013.

Source : Décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique, J.O. du 30 mars et voir également : http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F23386.xhtml

Revalorisation de la prime déménagement de la CAF au 1er avril

Exceptionnellement cette année, c’est au 1er avril (et non pas au 1er janvier) qu’est revalorisée la prime de déménagement versée par la CAF aux allocataires à partir du 3ème enfant et sous conditions de ressources.

Le montant de la prime valables au 1er avril 2013 est égal au montant des frais réels de déménagement dans la limite :

  • De 969,10 € (contre 957,60 €) pour un déménagement après la naissance d’un 3ème enfant,
  • de 1 049,86 € (contre 1037,40 €) pour un déménagement après la naissance d’un 4ème enfant.

Ce plafond est majoré de 80,76 € par enfant supplémentaire.

Plus d’infos sur http://vosdroits.service-public.fr/F2008.xhtml#N100EF

Après la manifestation du 4 février d’Alain Spinelli, celle de la CGT du 4 avril….

qui compte aussi manifester devant le ministère des Transports, 2013 03 14 TRACT FD action 4 avril les renseignements généraux viennent de nous le confirmer avec finalement des objectifs assez proches contre le tout libéral…. et eux aussi, ils veulent être 1000, le chiffre fatidique…

Et après la manifestation du 9 avril http://www.humanite.fr/fil-rouge/ani-manifestation-le-mardi-9-avril-2013-communique-syndicats-ile-de-france celle du 30 pour sauver les entreprises… http://www.sauvonsnosentreprises.fr/actualite-157-manifestation-nationale-le-30-avril-2013.html avec la « fête du racket », ruban sur les véhicules et opérations escargot, tractage aux ronds points et lieu de grande circulation, mais cela n’a rien à voir avec l’Ecotaxe. Juste rale-le bol.

Printemps chaud en attendant la hausse réelle des températures, et nous serons là en première ligne pour en rendre compte.2013 03 14 Lettre accompagnement tract journée action 4 avril

Le gestionnaire de transport

Régulièrement interrogé sur l’évolution de la capacité transport depuis la transposition du « paquet routier » le 4 décembre 2011, et notamment sur la nouveauté du « gestionnaire de transport », la source sur le site du ministère est http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Gestionnaire-de-transport-.html

Sur la capacité transport, nul besoin pour la holding non transporteur et non commissionnaire. mais celle-ci est parfois préférable pour une holding qui « chapotte » les filiales, et l’attestataire doit pouvoir prouver qu’il assure la direction « permanente et effective » de sociétés dont il n’est pas salarié.

Dans les PME, le « gestionnaire de transport attestataire peut désormais être non salarié, http://www.developpement-durable.gouv.fr/GESTIONNAIRE-EXTERIEUR-PRESTATAIRE.html

ou extérieur, auto entrepreneur ou autre, et la transposition du « paquet routier » de décembre 2011 a en principe répondu à la question en limitant à 2 sociétés et 20 camions, mais avec des dérogations pour les groupes, et notamment fiche 7 p 82 à 94 et tout particulièrement p 89 – 90 dans la circulaire ministérielle du 4 mai 2010 remplaçant celle de 1995 ci après http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/05/cir_35260.pdf

Cette circulaire ministérielle intéressante répond à toutes les situations de groupes et attestataires multiples a déjà été mentionnée dans mon blog dès juin 2012 http://viguiesm.fr/comment-sy-retrouver-dans-le-maquis-des-textes-reglementaires-transport-et-etre-sur-davoir-le-bon-dernier-texte/

voir notamment l’article 4 du décret du JO Du 30 décembre 2012 mais la Page 5 du formulaire est quand même plus précise et engageante que ce qui existait par le passé https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_14557.do

Le Gérant de Viguié Social Mobilité, lui même attestataire de transport, commissionnaire et voyageur peut vous aider le cas échéant à régler vos problèmes d’attestataires.

Fiches pratiques sur le social transporteurs

Le Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social vient d’éditer une série de fiches pratiques destinées à tous les acteurs du transport routier.

Contrats de travail, conventions collectives, durée du travail, détachement de salariés, formation professionnelle, représentants du personnel, santé, conditions de travail, rémunération ou encore formation et égalité professionnelle : ces fiches offrent une vision synthétique de la législation du droit du travail applicable au secteur du transport routier.

Ces fiches sont destinées à tous les acteurs du transport routier, de marchandises ou de personnes. Elles ont pour objectif de contribuer à une meilleure application du droit du travail. De nombreux sujets spécifiques à ce secteur sont détaillés : l’organisation du travail, comme le nombre d’heures de travail, les temps de conduite et de repos ou le travail de nuit.

http://www.preventica.com/actu-enbref-droit-travail-transport-routier-1260213.php

Mais vous pouvez aussi consulter (en vous abonnant si ce n’est déjà fait) à  Viguié Social Mobilité.

Comité technique de l’étude schéma de cohérence logistique urbaine en Ile de France

Viguié Social Mobilité participe aux côtés de l’OTRE aux travaux à l’APUR et à la mairie de Paris et de son Agence d’Urbanisme http://www.apur.org/ , manière de garder un œil également sur l’évolution de la règlementation sur le stationnement à Paris en général, et des monte-meubles en particulier.

Parmi les thématiques abordées et les questions qui se posent :

– Inventaire des sites logistiques parisiens : premier inventaire et proposition de format de fiches d’identité

1- installer un équipement logistique dans Paris, comment faire ? description du parcours administratif, ce que permet le règlement ou pas. discussion en fonction des différentes options : surface, stockage ou non, multimodal ou non, règlementation sécurité

2- Installer un équipement logistique au cœur d’un autre équipement, tertiaire, logement, parking, etc… comment faire ?

3- De quelles évolutions réglementaires aurions-nous besoin ?

Quelques références utiles:

– Livre blanc de la logistique urbaine de l’AFILOG : http://www.afilog.org/livre-blanc

– Dossier d’Orientation Stratégique Fret de la DRIEA : http://www.driea.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/document-d-orientations-a3975.html et étude sur l’éloignement des entrepôts : http://www.driea.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/dynamiques-les-spatiales-a-l-a3753.html

Une réunion d’information déménagement sur Viguié Social Mobilité

A la demande de plusieurs de ses clients et partenaires, Viguié Social Mobilité organisera mi avril 2013 à Paris une réunion d’information à l’attention de ses clients et prospects sur tout ce que Viguié Social Mobilité apporte et peut apporter aux entreprises de transport routier et déménagement en terme de Social, et de Mobilité, avec ses partenaires OTRE et FFD.

Cette réunion d’information se tiendra sur Paris avant la saison sur invitation et avec une participation aux frais, repas convivial inclus, dans un lieu qui vous sera communiqué très prochainement. Si vous êtes intéressé, merci de vous pré-inscrire sur contact@viguiesm.fr

Négociations salaires et travail illégal en déménagement

Ce jeudi 20 mars, fin des négociations et signature sur les salaires en déménagement pour 2013 mais aussi poursuite de la négociation sur la lutte contre le travail illégal, la réunion prévue sur la pénibilité tombant à l’eau…  Discount

Plus d’infos jeudi soir…. avec les prochains barèmes salariaux notamment.

Arrêt de travail pour maladie et contre visite

En cas de maladie d’un salarié, l’employeur qui a des doutes sur la véracité de la maladie et sur l’opportunité de l’arrêt peut diligenter une contre visite auprès d’un médecin contrôleur privé.

La convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport prévoit qu’un salarié d’une entreprise de transport  a droit, lors d’un arrêt de travail temporaire constaté par certificat médical, à une garantie de ressources, dont le montant et la durée sont variables en fonction de son ancienneté dans l’entreprise.
Ce complément de rémunération est dû après application d’une franchise selon l’ancienneté en cas d’absence pour maladie pour les ouvriers et les employés, et sans délai de carence en cas d’accident du travail.
En son article 10-ter, l’annexe N°1 des ouvriers, permet à l’employeur de procéder à une contre-visite médicale dont le coût est à la charge de l’entreprise, qui a pour objectif de vérifier l’opportunité de l’arrêt de travail, sa durée, et le cas échéant le respect des prescriptions relatives aux sorties autorisées. Elle est indépendante des éventuels contrôles que peut effectuer la Sécurité Sociale.
Lors du contrôle, le médecin doit préciser sa double qualité de docteur en médecine et de mandataire de l’employeur, le salarié ne pouvant exiger la présence de son médecin traitant, ni du médecin de la Sécurité Sociale.

En cas d’absence du salarié ou en cas d’arrêt de travail injustifié l’employeur est en droit de suspendre le maintien de salaire.

  Afin d’aider les entreprises à obtenir un contrôle rapide, préventif, dissuasif et efficace de l’absentéisme, nombre de professions ont signé des conventions de partenariat par exemple avec le secrétariat d’entreprises Securex, basé à Lille. Avec un réseau de 700 médecins qualifiés, et 15000 visites médicales par an, Securex est leader de la contre-visite médicale, et a mis en place des conventions de partenariat avec de nombreuses organisations professionnelles permettant de réduire le coût et de supprimer les frais de dossier.
Securex est également à même d’effectuer des contre-visites d’expertises médicales, notamment dans le cas de pathologies lourdes susceptibles d’évoluer en maladies professionnelles, (maladies dorso-lombaires et lombalgies), et d’en apprécier le caractère professionnel ou non. Les entreprises peuvent ainsi bénéficier d’une assistance d’un médecin professionnel, notamment dans le cadre du recours gracieux devant le Tribunal des Affaires de la Sécurité Sociale (TASS) afin de contester le cas échéant le caractère professionnel de certaines maladies.
Securex Medical Services 20 rue des Vicaires – 59046 Lille Cedex Tel : 03 20 06 72 00 – Fax : 03 20 06 72 06

Pour gagner du temps, un formulaire de demande de contre-visite médicale est disponible en ligne sur www.securex.fr

3. Les nouvelles conséquences après la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010

En l’absence de justification d’un arrêt de travail ou s’il est dans l’impossibilité de procéder à l’examen de l’assuré, le médecin mandaté par l’employeur est tenu de transmettre son rapport au médecin contrôleur de la caisse, dans un délai maximum de 48 heures.

Au vu du rapport du médecin diligenté par l’employeur, le service du contrôle médical de la CNAM:

– soit procède à un nouvel examen de la situation de l’intéressé avant de prendre toute décision;

– soit demande à la caisse de suspendre le versement des indemnités journalières (IJ).

L’assuré est informé de cette suspension. Il peut alors demander, dans un délai de 10 jours francs à compter de la notification, à sa caisse de saisir le service du contrôle médical pour examiner sa situation. La caisse devra alors se prononcer dans un délai de 4 jours francs à compter de la réception de la saisine de l’assuré.

Enfin, lorsqu’un nouvel arrêt de travail est prescrit dans les 10 jours francs après une décision de suspension des IJ, la caisse suspend le versement des IJ dans l’attente de l’avis du service du contrôle médical qui doit intervenir dans les 4 jours francs suivant la date de réception de l’avis d’arrêt de travail.