Barème kilométrique automobile 2013 applicable aux revenus de 2012

Un arrêté publié au Journal officiel du mardi 9 avril 2013 fixe le barème kilométrique 2013 applicable aux automobiles, motocyclettes et cyclomoteurs.

En se basant sur ce barème forfaitaire, les salariés peuvent demander aux services fiscaux la déduction de leurs frais réels pour l’impôt 2013 sur les revenus 2012. Ce barème est calculé notamment en fonction de la puissance du véhicule et du nombre de kilomètres parcourus. Pour l’impôt 2013 sur les revenus 2012, la puissance administrative du véhicule est retenue dans la limite maximale de 7 CV. Ce barème est donc désormais identique pour les véhicules de 7 CV et pour ceux dont la puissance administrative est supérieure (8 CV et plus). Un rude coup pour les chefs d’entreprises fervents de grosses cylindrées.

http://www3.finances.gouv.fr/calcul_impot/2013/pdf/baremekm.pdf

http://www.service-public.fr/actualites/00465.html

http://www.gerantdesarl.com/?utm_source=Newsletter&utm_medium=Email&utm_content=actualite_1632_frais-de-voiture-le-nouveau-bareme-kilometrique-enfin-publie&utm_campaign=n-292-prospects-11-04-2013

À noter : ce barème n’est pas applicable aux véhicules fonctionnant exclusivement à l’énergie électrique dans la mesure où ces véhicules ont une puissance fiscale de 1 CV quelle que soit leur puissance réelle. A propos de véhicules électriques, un groupe de travail se tient à la mairie de Paris consacré à la mise en œuvre du vœux du Conseil de Paris du 12 novembre 2012 qui a fixé des objectifs précis en matière de lutte contre la pollution.

Un volet de cette communication concerne la logistique urbaine selon les principes de la charte.

Un vœu a également été adopté indiquant qu’à horizon 5 ans, 50 % des livraisons du dernier km devraient être réalisés en véhicule non diesel.

Cet objectif  fixe un cap qui impose de travailler sur de nouveaux schémas logistiques, de nouveaux véhicules, selon les particularités de chaque filière. Plus d’informations dans nos prochaines éditions.

L’employeur a-t-il le droit de déduire les amendes de la paie de ses conducteurs ?

Jusqu’ici, non, cela s’apparentant à une sanction pécunière interdite, mais il était tout à fait possible (et même souhaitable?) de faire payer directement certaines amendes qui les concernaient personnellement (notamment pour excès de vitesse) par les conducteurs eux même afin notamment de les « responsabiliser ». Une nouvelle jurisprudence de la cour de cassation vient de sortir, http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000027338569&fastReqId=2126276448&fastPos=1

qui n’est « pas cool » du tout pour les transporteurs.

Ce que l’on peut dire, c’est que cette longue décision (qui concerne aussi un licenciement abusif pour faute grave avec longue mise à pied conservatoire) ne concerne pas le transport. Attendons donc de voir si elle fait jurisprudence… Mais quand même.

http://www.widoobiz.com/actualites/contravention-le-salarie-nest-plus-tenu-de-payer-ses-amendes/33798?goback=%2Egde_70714_member_236596393

Indemnités de rupture conventionnelle et transactionnelle

Précisions de l’ACOSS : Lettre-circ. ACOSS 2013-19 du 28 mars 2013 http://www.urssaf.fr/images/ref_LCIRC-2013-0000019.pdf

Le champ du forfait social a été étendu aux indemnités de rupture conventionnelle versées à partir du 1er janvier 2013. Les employeurs sont ainsi redevables du forfait social au taux de 20 % sur la fraction de ces indemnités exonérée de cotisations de sécurité sociale. L’ACOSS évoque le cas des indemnités transactionnelles de même.

Leur montant doit être cumulé avec l’indemnité de licenciement, de mise à la retraite… Et être soumis au régime social et fiscal de l’indemnité en cause. Ces indemnités ne sont pas assujetties au forfait social sauf dans l’hypothèse où une transaction ferait suite à une rupture conventionnelle.

Ecotaxe…. sur les meubles !!!

Déjà abordé ici http://viguiesm.fr/taxe-sur-les-dechets-dameublement-et-a-quand-sur-les-dechets-de-demenagement/ l’obligation entre en vigueur :http://viguiesm.fr/eco-participation-a-toutes-les-sauces/ et bientôt l’obligation d’affichage des emissions de CO2, prévu par l’article 228 de la Loi Grenelle 2 où il faudra que l’on m’explique comment avec un affichage usine à gaz forfaitaire on fait la différence entre un euro 6 et un euro 2 voire un euro zéro. http://viguiesm.fr/obligation-daffichage-des-emissions-de-co2-dans-le-transport/

Eco participation à toutes les sauces !

Appliquée depuis 2006 aux appareils électriques et à l’électroménager, l’éco-contribution est aujourd’hui étendue à l’ensemble du mobilier. La taxe s’élève de quelques centimes à une dizaine d’euros, en fonction de la dimension du produit ou de son poids.

Vous la payiez déjà sur les cafetières et les lave-vaisselle, vous la payerez désormais aussi sur les armoires et les chaises ! L’éco-participation, appliquée sur les appareils électriques et électroniques depuis 2006, a été prolongée jusqu’en 2020. Mais elle a aussi été étendue à dix catégories de mobilier : meubles de salon, séjour, salle à manger ; meubles d’appoint ; meubles de chambre à coucher ; literie ; meubles de bureau ; meubles de cuisine ; meubles de salle de bains ; meubles de jardin ; sièges ; mobilier techniques, commerciaux ou de collectivité.

Payée par les producteurs au titre de leur « responsabilité élargie », l’éco-contribution est répercutée par ces derniers sur le prix du produit vendu au client (çà vous dit quelque chose?). Dans le cas du mobilier, cette taxe s’applique à partir du 1er mai 2013 et s’élève de quelques centimes à une dizaine d’euros. Elle dépend du poids du produit, de sa dimension pour la literie, ou du nombre de places pour les sièges. Les meubles de cuisine, quant à eux, bénéficient d’un barème plus complexe.

Exemples :
Un matelas de 140×190 cm supporte une taxe d’environ 3 euros, une commode, 2,50 euros, un canapé trois places, environ 7 euros, mais seulement 1,50 euros pour un fauteuil.

Sur l’étiquette, trois valeurs doivent être clairement indiquées : le prix du produit, le montant de l’éco-participation et le prix total, éco-participation comprise. Dans le cas d’une promotion, la réduction s’applique uniquement au prix d’origine du produit, jamais à la valeur de l’éco-contribution.
L’objectif : mieux recycler les meubles
Quatre organismes chargés de collecter et traiter les déchets étaient jusqu’à présent financés par l’éco-participation : Ecologic, Eco-Systèmes, ERP pour tous les DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) ménagers hors lampes, Récylum pour les lampes. S’y ajoute aujourd’hui Eco-Mobilier.
L’organisme à but non lucratif, agréé par le ministère de l’Ecologie, est chargé de la gestion du recyclage des meubles : dispositif de reprise en magasin, système de collectes, création de lieux de dépôts spécifiques pour le mobilier, et enfin tri et valorisation des matériaux.

Il vaudra bientôt mieux recycler que de déménager….

A combien d’heures d’amplitude a-t-on droit quand on prend son service la nuit?

200 réponses en une heure sur le site des routiers, dont les plus farfelues, un petit rappel s’impose.

L’amplitude n’est pas sanctionnable en tant que telle mais ne se définit que par rapport à un repos journalier, 11h en « normal », soit 24-11 = 13 h d’amplitude « normale », et comme repos réduit à 9h 3 fois par semaine, amplitude possible de 24-9 = 15 h 3 fois par semaine en « solo », Amplitude sur 30 h si on est en double (ou de l’Est ou hors code du travail national), donc amplitude théorique possible max de 30-11 = 19 h, mais après, on « coince » sur les temps de service, surtout de nuit, avec un litige persistant sur les 10 h de temps de travail de nuit (différent de temps de service) et sur la notion d’occasionnel (heures de nuit et de jour)

Mise en sécurité des ascenceurs

Déjà abordé ici http://viguiesm.fr/le-meilleur-exemple-de-lobbying-ou-le-principe-de-precaution/

ce dossier reste l’un des meilleurs exemple de lobbying http://viguiesm.fr/lobbyistes-comment-influencer-les-puissants/ ou comment appliquer le principe de précaution à l’extrême sur un mode de transport qui reste l’un des plus sur du monde.

http://www.capital.fr/immobilier/actualites/les-travaux-de-mise-aux-normes-des-ascenseurs-bientot-reportes-811104#xtor=EPR-226

http://www.maisonapart.com/edito/immobilier-gestion-du-bien/proprietaire-locataire/mise-en-securite-des-ascenseurs—des-decisions-a–7967.php

http://www.maisonapart.com/edito/immobilier-gestion-du-bien/vie-en-copropriete/securite-des-ascenseurs—le-report-des-travaux-en-7759.php

Qu’est ce que l’essaimage ?

Quand les abeilles quittent la ruche pour former une colonie, on dit qu’elles « essaiment ». Transposé au monde de l’entreprise, ce terme désigne le processus d’accompagnement qui permet à un collaborateur de créer ou reprendre une entreprise avec l’aide de son employeur. L’avantage : démarrer son projet tout en restant salarié, avec dans certains cas la possibilité d’être réintégré en cas d’échec ou d’abandon. L’appui est assuré directement par la cellule d’essaimage de l’entreprise ou confié à des organismes extérieurs. Ce dispositif est ouvert à tous les salariés, du privé ou du public, à condition de justifier de 2 à 3 ans d’ancienneté dans l’entreprise. Il peut avoir lieu « à chaud », ou « à froid ».

Mais pas toujours facile, il faut que les 2 soient d’accord, et au même moment. http://www.creersaboite.fr/actualites/entreprendre-avec-laide-de-son-patron-avec-lessaimage-cest-possible/?utm_source=nl&utm_medium=email&utm_campaign=17_04_13

Manutention manuelle de charges (lourdes)

Les articles R4541-1 à 10 du code du travail disposent:

Les dispositions du présent chapitre s’appliquent à toutes les manutentions dites manuelles comportant des risques, notamment dorso-lombaires, pour les travailleurs en raison des caractéristiques de la charge ou des conditions ergonomiques défavorables.

● On entend par manutention manuelle toute opération de transport ou de soutien d’une charge, dont le levage, la pose, la poussée, la traction, le port ou le déplacement, qui exige l’effort physique d’un ou plusieurs travailleurs.

● L’employeur doit prendre les mesures d’organisation appropriées ou utiliser les moyens adéquats, et notamment les équipements mécaniques, afin d’éviter le recours à la manutention manuelle de charges par les travailleurs. Toutefois, lorsque la nécessité d’une manutention manuelle ne peut être évitée (par ex. configuration du terrain), l’employeur doit prendre les mesures d’organisation appropriées ou mettre à la disposition des travailleurs les moyens adaptés, si nécessaire en combinant leurs effets, de manière à limiter l’effort physique et réduire le risque encouru lors de cette opération.

À cet effet, il doit :

1. évaluer, si possible préalablement, les risques que font encourir les opérations de manutention (sécurité et santé) ;

2. organiser les postes de travail de façon à éviter ou à réduire les risques notamment dorso-lombaires : mise à disposition d’aides mécaniques, accessoires de préhension, etc. Il doit tenir compte des critères d’évaluation relatifs notamment aux caractéristiques de la charge, à l’effort physique requis, au milieu de travail et aux exigences de l’activité, aux facteurs individuels de risque. Le médecin du travail conseille l’employeur lors de l’évaluation des risques et de l’organisation des postes de travail.

● L’employeur doit veiller à l’information des salariés sur le poids de la charge, son centre de gravité, etc. Les travailleurs concernés doivent également recevoir une information sur les risques encourus lorsque ces activités ne sont pas exécutées d’une manière techniquement correcte ainsi qu’une formation adéquate à la sécurité, de caractère pratique sur les gestes et postures à adopter.

● Lorsque le recours à la manutention manuelle est inévitable, un travailleur ne peut être admis à porter d’une façon habituelle des charges supérieures à 55 kg que s’il y a été reconnu apte par le médecin du travail, sans que ces charges puissent être supérieures à 105 kg.

Toutefois, les femmes ne sont pas autorisées à porter des charges supérieures à 25 kg ou à transporter des charges à l’aide d’une brouette supérieures à 40 kilogrammes, brouette comprise.

L’expéditeur de tout colis ou objet pesant 1 000 kilogrammes ou plus de poids brut destiné à être transporté par mer ou voie navigable intérieure porte, sur le colis, l’indication de son poids marquée à l’extérieur de façon claire et durable. Dans les cas exceptionnels où il est difficile de déterminer le poids exact, le poids marqué peut être un poids maximum établi d’après le volume et la nature du colis. A défaut de l’expéditeur, cette obligation incombe au mandataire chargé par lui de l’expédition du colis.