ZFE, Suite et fin…

Les ZFE vivent peut-être leurs dernières semaines. Le Parlement s’apprête en effet à supprimer les Zones à faibles émissions dans le cadre de la loi de simplification de la vie économique. Longtemps présentées comme un outil indispensable pour lutter contre la pollution de l’air, elles sont devenues politiquement explosives.

Créées pour limiter l’accès des véhicules les plus polluants dans les grandes métropoles, les ZFE concernaient jusqu’ici une vingtaine d’agglomérations françaises. Mais de nombreux élus dénonçaient un dispositif jugé injuste pour les ménages modestes, notamment dans les territoires périurbains où la voiture reste indispensable.

Le gouvernement lui-même a longtemps hésité. Craignant une nouvelle fracture territoriale et sociale, il a repoussé à plusieurs reprises le vote définitif du texte. Mais la pression politique est devenue trop forte. La commission mixte paritaire a finalement validé la suppression des ZFE le 20 janvier dernier.

Pour autant, le sujet est loin d’être clos. Le Conseil constitutionnel pourrait encore censurer une partie du texte. Et certaines métropoles pourraient décider de maintenir localement des restrictions de circulation. Derrière la fin probable des ZFE, c’est surtout l’absence d’une vraie politique d’accompagnement qui apparaît aujourd’hui au grand jour. A lire sur le site de Mobilicités

Ile-de-France : moins de véhicules particuliers, plus de professionnels

Une réduction globale de la circulation automobile, le développement, lentement mais sûrement, des véhicules propres, surtout dans l’ouest parisien. Le point sur les tendances automobiles en Ile-de-France avec l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme).

D’après l’agence d’urbanisme de la métropole du Grand Paris, le pic aura été atteint en 1999, avec 0,73 voiture par ménage. Depuis, la tendance est à la baisse, jusqu’à 0,65 en 2022.

“ La démotorisation des ménages s’installe durablement ”, estime l’Apur. Les Parisiens possèdent 31% de voitures de moins qu’en 1990. Pour les banlieusards, la baisse sur la même période n’est que de 5%. Sans surprise, le taux de véhicules par foyer augmente à fur et à mesure que l’agglomération devient moins dense et maillée par les transports en commun.

“ Dans la majorité des arrondissements parisiens, ainsi que certains quartiers de communes proches desservis par le métro (à Asnières, Clichy, Saint-Ouen, Saint-Denis, Aubervilliers, la Courneuve, Pantin, les Lilas, Montreuil, Ivry), le nombre moyen de véhicules par ménage est inférieur à 0,5. Plus la distance à Paris augmente, plus le nombre de véhicules par ménage est élevé : ces écarts s’expliquent en particulier par le niveau de l’accessibilité aux transports en commun ; la dépendance à la voiture étant plus forte dans les territoires les moins bien desservis. Par exemple, les territoires de Paris Terres d’Envol (T7), Grand Paris Grand Est (T9) et de Grand Paris Sud Est Avenir (T11) ont un taux de motorisation supérieur à 0,9, tandis que les territoires de Plaine Commune (T6) et Est Ensemble (T8) ont un taux de motorisation de près de 0,6 ”, détaille l’Apur.

  • Un portail à la maille communale pour examiner les tendances ville par ville

L’Apur a mis en place un “ Portail des mobilités ” qui recenses les données par ville, avec à chaque fois 50 indicateurs. Voir le portail

Que font VSM et Yann Viguié ?

Pour une petite illustration, une partie de l’agenda de la semaine, assez dense en ce milieu de semaine, mais il est vrai qu’il s’agit de la seule semaine « complète » entre la semaine de Pâques, et les vacances de printemps, du moins celles de Paris pour ceux qui sont parisiannos centrés…

Ce qui est le cas d’ailleurs de certains salariés CGT de TOTAL Energie qui annoncent des mouvements en cette fin de semaine, agitant le spectre de la pénurie de carburants, et ce pour avoir une…. Prime carburant !

Cette semaine, c’était tout d’abord 3 jours d’évènements de Building Beyong 2026 sur les Energie Fécondes, et la crise actuelle, et pour sa 9ème édition, merci au groupe Vinci pour cela, avec de nombreuses conférences passionnantes que vous pouvez par exemple retrouver ici  https://www.youtube.com/live/Xohox_drCSQ ou encore qui inspireront nos publications tout a long des prochaines semaines…

Cette semaine, c’est aussi 2 jours de salon de GO Entrepreneurs, ou 45000 entrepreneurs, 600 intervenants et 250 conférences, ont permis de réunir tout ce que le monde compte d’entreprenariat, au même titre que le « BIG » de la BPI à Bercy en octobre, mais là c’est à Nanterre Arena pendant 2 jours qui fait salle comble (presque autant que pour le concert de Céline Dion à venir ?)

Cela a été pour nous l’occasion de « cibler » les conférences, de Nicolas Chabanne de « c’est qui le Patron » à Teddy Riner (5 fois médaillé olympique qu’on ne présente pas et qui m’a donné son 06 ou plutôt son gmail).  

Et les dates de 2027 sont connues, n’hésitez pas à les bloquer, pour ceux qui ont loupé 2026 (et les années précédentes), car ce salon (qui est beaucoup plus qu’un salon), n’a plus rien à voir avec le Salon de la Micro Entreprise SME que certains ont pu connaitre (comme moi) il y a une quinzaine d’année à la Porte Maillot, quand débutant l’auto-entreprenariat.

Aujourd’hui, c’est devenu LE salon de l’entreprenariat, et sur la durée, certains salons se sont développés, d’autres ont plutôt périclité (comme la SITL et voir mon article sur le sujet…), mon expérience de plus de 30 ans me permettant d’avoir à la fois le recul nécessaire et de relativiser, voire de pouvoir remettre les choses dans leur contexte, et sans que ce ne soit encore l’IA qui écrive et le fasse à ma place… sur la SITL d’aujourd’hui par rapport à celle d’il y a 15 ou 20 ans… à retrouver par exemple ici ou encore là .

Cette semaine c’est encore une soirée du Medef avec BPI consacré à la situation actuelle, deux acteurs incontournables, de la décarbonation notamment, que nous suivons depuis des mois pour ne pas dire des années mais qui nous ont fait l’honneur d’une belle soirée.

Cette semaine est la semaine de la, suppression des ZFE et des ZAN dans le cadre de la loi dite de « simplification », avant que ces dossiers ne reviennent par la fenêtre du Conseil Constitutionnel ?

C’est aussi l’occasion d’un débat et d’un échange sur les « SERM » et avec Jean-Marc Zulesi qui connait forcément bien le sujet, et ce à Paris, c’est à dire la seule grande métropole non concernée directement par les SERM… avec Radia Ouarti Éric Steil Jean-Pierre Serrus et Guillaume de Tilière en savoir plus directement ici.

Cette semaine c’est aussi, la première AG et conférence de Mobil In Pulse, ou encore la présentation par le Shift Project https://www.youtube.com/watch?v=Y3fSDqCwpBU et JM Jancovici en personne sur un point à date d’où ils en sont de leur projet pour la campagne présidentielle un an après leur levée de fonds participatif qui a permis de récolter plus de 3 millions d’euros.

Cette semaine est également l’occasion de plusieurs conférences et tables rondes sur le transport et la décarbonation, avec Appel d’AIR et AI Cargo Fundation, avec ECOCO2, l’Académie du Medef, des Afterwork avec l’AMIF, et au niveau local, un tour pour aller suivre le nouveau Conseil Municipal, un tour pour le Forum Emploi de Champigny, pour du brainstorming avec les Entreprises  Dynamiques de Champigny et pour aller voir cette belle entreprise innovante de la Fenetrière, à la fois locale, primée pour le « fabriqué en France », et soucieuse de l’environnement et du social, et à la fois très engagée, à la CCI, la CPME et la FFB…

Alors si vous aussi vous voulez en savoir plus sur nous, sur l’actualité transport et en temps réel, suivez également comme 8600 autres personnes, confrères, spécialistes des transports, élus et/ou politiques, n’hésitez pas à nous suivre ici, mais également sur notre page professionnelle Viguié Social Mobilité qui reprend du service pour cibler ce qui ne sera que Transport et décarbonation, laissant à mon profil personnel plus d’expression libre et d’éditos… elle rassemble déjà 75 abonnés en moins d’un mois, et nous ambitionnons d’atteindre les 100 lecteurs ce mois-ci.

Mon modèle reste le feuillet bleu qui ne faisait qu’un recto verso, pas plus, et je vois que nous avons déjà été trop long et en avons perdu pas mal d’entre vous…

Plusieurs d’entre vous m’ont dit d’ailleurs ces jours-ci, pourquoi ne pas faire du journalisme ? c’est une piste, en tous les cas d’un prochain édito…

Il est désormais temps de reprendre les clés du camion, et les semaines prochaines, l’info ne sera pas aussi abondante, promis, du moins pas avant la semaine du 18 mai (cette grosse semaine qui se profile entre l’Ascension et la Pentecôte…)

D’ici là, nous aurons structuré notre offre et défini ce à quoi vous pouvez avoir accès gratuitement, et ce qui sera payant, pour permettre à nos près de 6000 lecteurs ou « followers » pour faire moderne de nous suivre.

Et en attendant, merci aux 8 nouvelles relations du jour, et aux 14 des 2 derniers jours, merci au jeune Vincent qui suivra les traces de son père, merci à Sophie, pour son intervention à GO Entrepreneur, et bravo pour son parcours, qui n’est pas facile quand on porte un nom aussi célèbre et que l’on a besoin de se faire un prénom, ou encore merci madame la Ministre…

Ambition France Transports : le grand texte de Philippe Tabarot « entre dans le dur »

C’est un texte que le secteur attend depuis des mois. Le projet de loi relatif au développement des transports, porté par le ministre des Transports Philippe Tabarot, a commencé son examen ce mercredi matin en commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat. Près de 200 amendements ont déjà été déposés avant une arrivée en séance publique prévue à partir du 14 avril.

Déposé en février dernier, ce projet de loi-cadre ambitionne de répondre à une question simple mais redoutable : comment financer, moderniser et décarboner des infrastructures vieillissantes alors que les besoins explosent partout dans le pays ? Ferroviaire, routes, fluvial, transports urbains, services express régionaux métropolitains, fret, sécurité : le texte touche à presque tous les sujets.

Le gouvernement présente ce projet comme une première étape avant une future loi de programmation prévue en 2027, qui devra fixer noir sur blanc les investissements à engager sur une dizaine d’années. Une manière aussi de sortir du pilotage à courte vue qui domine souvent les politiques de transport depuis des décennies.

Le cœur du texte reste toutefois financier. L’exécutif veut sanctuariser de nouvelles ressources pour les infrastructures, notamment en fléchant une partie des recettes issues des concessions autoroutières vers les réseaux de transport. Une mesure directement issue des travaux d’« Ambition France Transports », qui pourrait à terme rapporter plusieurs milliards d’euros par an.

Le texte prévoit également de renforcer le rôle de la Société des grands projets dans les projets de Services express régionaux métropolitains, de simplifier certaines procédures pour accélérer les grands chantiers et de donner davantage de visibilité aux collectivités sur le financement des transports collectifs.

Pour le Sénat, l’enjeu est désormais de transformer cette grande déclaration d’intention en texte concret. Car entre les besoins du ferroviaire, les attentes des territoires ruraux, la question des transports du quotidien et la pression budgétaire, chacun vient défendre sa priorité. Le gouvernement espère aller vite. Les sénateurs, eux, semblent décidés à rappeler que dans les transports, les arbitrages ne sont jamais neutres.

Nicolas Dumont https://mobilycites.com/le-grand-texte-de-philippe-tabarot-entre-dans-le-dur/

Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d’1,5 % en 2025, selon les estimations du Citepa

Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d’1,5 % en 2025 en France, selon les estimations actualisées du Citepa publiées le 8 avril 2026. La réduction des émissions est ainsi plus faible que celle annoncée en janvier dernier (1,6 %). Pour l’association, ce rythme de réduction des émissions est « insuffisant » pour respecter les objectifs contenus dans le projet de troisième stratégie nationale bas carbone. Le secteur des transports, notamment, est « en retard » et « nécessite des efforts supplémentaires ». Le secteur de la production d’énergie a, lui, vu ses émissions « légèrement augmenter ».

  • Le secteur des transports « en retard »

Dans le secteur des transports, le plus émetteur puisqu’il représente « à lui seul 34 % des émissions » du pays, la baisse n’atteint « que » 1,4 %, note le Citepa, (soit une baisse d’1,7 MtCO2e). La baisse est « principalement liée au transport routier (94 % des émissions), où l’on observe une diminution des ventes de carburants en dépit d’une légère hausse du trafic ». Et si « le transport aérien domestique poursuit sa diminution », au global, le secteur « demeure en retard par rapport à la trajectoire fixée par la SNBC 3, nécessitant des efforts supplémentaires ».Dans le secteur agricole, les émissions ont également « légèrement » diminué (‑1,2 %, soit 1 MtCO2e). Une tendance expliquée par « la baisse du cheptel bovin, tandis que la hausse des apports d’engrais entraîne une augmentation des émissions des cultures ». Pour le Citepa, cette évolution « reste globalement en ligne avec la trajectoire de la SNBC 3 ». Dans la revue sectorielle de planification écologique consacrée à l’agriculture qu’il a publiée le 2 avril 2026, le SGPE appelle à des « changements structurels » .

Goubet et Nicolas Lancesseur, Institut de la finance durable : « Les entreprises françaises sont plutôt en avance dans l’identification des risques climatiques »

Dans rapport publié le mardi 17 mars, l’Institut de la finance durable a analysé les premiers rapports CSRD publiés par les entreprises européennes et recueilli des retours d’expériences de sociétés françaises sur leur évaluation des risques… Lire la suite

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Le développement des mobilités actives constitue un enjeu important des politiques de déplacement urbain. Une étude récente analyse les possibilités d’aménagement de deux ponts afin d’améliorer les conditions de circulation des cyclistes.

L’analyse porte sur les contraintes techniques liées à la structure des ouvrages, à l’espace disponible et à la cohabitation entre différents modes de transport. Plusieurs scénarios d’aménagement sont étudiés afin de sécuriser les déplacements à vélo et d’améliorer la continuité des itinéraires cyclables.

Les résultats mettent en évidence l’importance d’une approche intégrée prenant en compte les flux de circulation, la sécurité des usagers et les caractéristiques physiques des infrastructures existantes.

Cerema https://www.cerema.fr/fr/actualites/etude-amenagement-deux-ponts-faveur-circulation-velos

CEREMA – Boîte à outils voirie et espaces publics : gestion du domaine routier

Le Cerema propose une série de fiches pour présenter la réglementation en matière de gestion du domaine public routier. Elles présentent les connaissances utiles sur des questions complexes liées à la voirie, la gestion du domaine public routier, aux règles applicables, au statut des usagers de la voirie et de ses riverains ainsi qu’aux régimes de responsabilité. Plusieurs fiches ont été mises à jour en 2026.

Le domaine public routier, composé de la chaussée et de ses dépendances, fait l’objet d’une réglementation complexe en termes de propriété et de gestion. Lors d’une intervention, il est parfois difficile d’identifier les parties prenantes et les rôles de chacun.

L’objectif de cette série de fiches est d’apporter les éléments de réponses aux questions que se posent les gestionnaires de voirie lorsqu’ils doivent intervenir. Elles renvoient vers les références réglementaires et les ressources pour approfondir.

Boîte à outils voirie et espaces publics : gestion du domaine routier

Cerema – Le Cerema évalue une voie dédiée aux transports en commun et aux vélos sur un giratoire urbain

Le Cerema a réalisé une étude sur la voie expérimentale réservée aux transports en communs et aux vélos sur un giratoire à l’ouest de l’agglomération nantaise, afin d’évaluer l’efficacité, la sécurité et l’accidentalité de cet aménagement.

Nantes Métropole a identifié les voies réservées aux transports en commun comme un levier de transition énergétique et d’optimisation des infrastructures. L’augmentation de la population dans l’agglomération nantaise et la volonté de réduire l’empreinte carbone des transports nécessitent de favoriser les transports en commun et les modes de déplacement doux : dans ce cadre, la collectivité a mis en place en septembre 2024 une expérimentation sur le giratoire dénivelé de la porte de Sautron, en réservant la voie extérieure aux transports en commun et aux vélos. Deux voies restent dédiées au trafic général.

L’objectif de la collectivité est de sécuriser la traversée par les cyclistes et d’améliorer le temps de parcours des transports en commun en évitant la congestion.

Cerema https://www.cerema.fr/fr/actualites/cerema-evalue-voie-dediee-aux-transports-commun-aux-velos

Avere France – Mobilité électrique : l’Avere-France publie 5 fiches pratiques pour aider les futures équipes municipales à passer à l’action

L’Avere-France, l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique, publie cinq fiches pratiques à destination des (futures) équipes municipales pour les accompagner dans la mise en œuvre de politiques locales de mobilité électrique, concrètes et adaptées aux réalités de terrain.

Cette publication met en lumière cinq leviers d’action à l’échelle communale, directement mobilisables par les collectivités, en ville comme en milieu rural.

Illustrées par des retours d’expérience de collectivités déjà engagées, ces fiches démontrent que la mobilité électrique constitue souvent une solution pragmatique, que les équipes municipales peuvent s’approprier et adapter à leur territoire, quels que soient sa taille ou son niveau d’équipement. « À l’échelle locale, la transition écologique se joue sur des décisions très concrètes.

Les cinq actions proposées portent notamment sur :

▪ l’installation de bornes de recharge ouvertes au public,

▪ les solutions d’autopartage électrique,

▪ les politiques de stationnement incitatives (gratuité et avantages),

▪ les navettes électriques de transport de personnes,

▪ la logistique urbaine durable.

Avere France

https://www.avere-france.org/wp-content/uploads/2026/02/Municipales_2026_Avere_France_HD.pdf

I4CE – Devenir maire dans un monde qui se réchauffe : la check-list du début de mandat

Les premières semaines du mandat sont présentées comme un moment décisif pour sortir d’une adaptation seulement déclarative et enclencher des choix de gestion réellement compatibles avec un climat plus chaud, plus variable et appelé à continuer d’évoluer.

Trois priorités sont mises en avant : soumettre les projets au « test de l’été », passer d’objectifs symboliques à une programmation pluriannuelle des transformations, puis poser explicitement la question du niveau de service à maintenir pour les habitants. Le raisonnement s’appuie sur des exemples très concrets de bâtiments récents devenus difficilement supportables en période de chaleur, d’infrastructures perturbées par les pluies intenses, de routes submergées ou de stations d’épuration sous tension, pour montrer les limites de décisions encore fondées sur le climat passé.

La mise en œuvre proposée est très opérationnelle. Elle passe par des référentiels internes, des clauses techniques dans les cahiers des charges, des règles d’aménagement et d’urbanisme, ainsi que des critères d’attribution des cofinancements. La trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation est explicitement mobilisée comme socle d’anticipation, tandis qu’une programmation sur deux ou trois mandats est jugée nécessaire pour traiter des sujets structurels comme les continuités de fraîcheur, l’acquisition et la transformation de friches, l’intervention sur le parc privé, le développement de réseaux de froid ou le renforcement de la robustesse des infrastructures critiques.

La « check-list » des 100 premiers jours décline enfin des actions immédiates : revue des projets déjà votés pour vérifier leur compatibilité avec un horizon +4 °C, organisation d’une transversalité climat entre délégations politiques et directions, inscription du sujet dans le dialogue social, mobilisation de l’intercommunalité comme appui technique pour les communes, et portage de l’adaptation dans les syndicats de l’eau, du risque inondation ou des transports. Le texte insiste aussi sur la nécessité d’études de vulnérabilité et sur l’idée que certaines réponses relèveront moins de nouveaux équipements que d’arbitrages sur le niveau de service, l’organisation des services publics ou les choix d’urbanisme.

I4CE https://www.i4ce.org/devenir-maire-monde-rechauffe-check-list-debut-mandat-climat/