A13 fermée, privilégier les transports en commun !

Tout utilisateur des transports en Ile-de-France a pu constater (et pas uniquement au niveau de la porte de Saint Cloud) ces messages lumineux et autres annonçant la prochaine fermeture de l’autoroute A13 au niveau du tunnel de Saint Cloud du 16 novembre 2026, à… fin aout 2027.

Une fermeture non pas pour une ou deux nuits, mais pour plus de 9 mois au moins (les travaux, on sait quand çà commence, rarement quand ça finit… suivez les dates d’ouverture du métro du grand Paris…

Une durée de fermeture qui fait s’écarquiller les yeux et se demander si on est devenu un pays du tiers monde, ou si on a bien lu…

L’autre étonnement, c’est celui qui nous demande de privilégier les transports en commun, même quand il n’y a pas (voir mes propos liminaires sur le retard de la ligne 15 et suivantes), mais un mode de transport qui fera plaisir à tous les transporteurs de marchandises qui n’ont d’autre choix que la route et qui seront heureux qu’on leur demande de privilégier la route…

Ministère de l’Économie et des Finances – Publication des indicateurs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie

La Programmation pluriannuelle de l’énergie définit, pour deux périodes de cinq ans, les orientations et priorités des pouvoirs publics concernant l’ensemble des formes d’énergie dans l’Hexagone. Son avancement est mesuré au moyen de 43 indicateurs, dont les résultats 2024 sont rassemblés dans un document actualisé en septembre 2026.

Le suivi couvre la sécurité d’approvisionnement, l’efficacité énergétique, la baisse de la consommation d’énergie primaire — notamment fossile — et le développement des énergies renouvelables et de récupération. Il englobe également les réseaux, le stockage, la transformation de l’énergie, le pilotage de la demande, la production locale, les réseaux intelligents et l’autoproduction. La mobilité propre, le pouvoir d’achat, la compétitivité des prix, les besoins en compétences professionnelles et l’adaptation des formations complètent ce périmètre.

Ministère de l’Économie et des Finances

https://www.economie.gouv.fr/actualites/publication-des-indicateurs-de-la-programmation-pluriannuelle-de-lenergie#

Quels objectifs nationaux pour le développement du vélo ? La trajectoire de la SNBC 3 et l’alerte du HCC

Publiée le 13 juillet au Journal officiel, la troisième stratégie nationale bas carbone (SNBC 3) fixe pour le vélo un objectif de triplement de sa part modale entre 2019 et 2030, soit environ 9 %. C’est un recul par rapport à la cible de 12 % inscrite dans le premier plan vélo de 2018, en référence à la SNBC d’alors. 
Le Réseau regrette cette révision à la baisse, alors que les années 2020-2022 ont démontré que des progressions rapides sont possibles lorsque les investissements sont au rendez-vous. Dans son rapport annuel publié le 9 juillet, le Haut Conseil pour le Climat (HCC) enfonce le clou : la baisse d’émissions du secteur des transports reste insuffisante, les aides aux mobilités actives ont été fortement réduites et aucune autorisation d’engagement pour le vélo n’est prévue en 2026. Le HCC appelle à engager davantage de moyens pour réduire structurellement l’exposition aux chocs énergétiques.

en savoir plus sur https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/strategie-nationale-bas-carbone-no3-et-projet-de-a3366.html#:~:text=La%20SNBC%203%20compte%20sept%20grands%20objectifs%20strat%C3%A9giques%20%3A&text=Garantir%20la%20souverainet%C3%A9%20%C3%A9nerg%C3%A9tique%20et,comp%C3%A9titive%20au%20plan%20socio%2D%C3%A9conomique

et voir les 420 pages du rapport du Haut Conseil pour le Climat https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2026/07/HCC_Rapport_annuel_2026_1707_2.pdf

Adaptation climatique, le gouvernement défend un plan ‘engagé à 85%

En plein pic de chaleur, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, et le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, ont présenté l’avancement du troisième plan national d’adaptation au changement climatique. Une progression marquée aussi par une baisse des dispositifs d’aide.

Le gouvernement a mis en ligne ce 18 juin une nouvelle version de son « baromètre » de la planification écologique, qui montre souvent des retards par rapport aux objectifs. Le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), rattaché au Premier ministre pour coordonner la politique et les ambitions environnementales et climatiques du gouvernement, avait lancé une première version de cet outil en 2024. La nouvelle version se veut plus complète et met en regard les données avec les stratégies environnementales existantes.

Le site propose un état de l’environnement structuré autour de six grands thèmes : atténuation du changement climatique, à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), adaptation au changement climatique, ressources aquatiques et maritimes, économie circulaire, prévention et contrôle de la pollution de l’air, protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes. Chacun d’entre eux est assorti de nombreux indicateurs, hormis l’adaptation au changement climatique qui est mentionnée sans données à ce stade. « Bien que la France soit dotée d’un Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3, publié en mars 2025), les méthodes d’évaluation quantitative qui en découlent font défaut, d’où l’absence d’indicateurs dans ce baromètre, dans l’attente de travaux en cours », indique le site gouvernemental. « Cela tient tant à la difficulté d’élaborer des projections des conséquences du changement climatique qu’au caractère systémique des politiques d’adaptation, celles-ci portant sur des enjeux physiques et organisationnels », justifie-t-il. La ministre de la Transition écologique a toutefois présenté ce 17 juin un premier bilan de la mise en œuvre du PNACC3, se félicitant que plus d’un an après, « 85% des actions » soient engagées.

Sur le fond, certains indicateurs du baromètre témoignent de retards pris par rapport aux objectifs officiels, comme sur le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre ou le bon état des masses d’eau. En revanche, la qualité de l’air s’améliore, même si de nouvelles normes plus strictes doivent être respectées d’ici 2030, ce qui les rendra plus difficiles à atteindre.

Climat : la France cuit, et le gouvernement se félicite

Une stratégie mal financée et largement insuffisante, rétorquent les associatifs.

https://www.ecologie.gouv.fr/presse/troisieme-plan-national-dadaptation-changement-climatique-pnacc-3-plus-dun-apres-85-actions

https://www.banquedesterritoires.fr/planification-ecologique-le-gouvernement-publie-son-nouveau-barometre

https://reporterre.net/Climat-la-France-cuit-et-le-gouvernement-se-felicite-des-maigres-avancees

Après des performances insuffisantes, la baisse des émissions de CO2 s’accélère à nouveau en France

Les chiffres du Citepa publiés ce mardi montrent une baisse de 3 % en 2024 et de 2,1 % en 2025. Des scores intéressants mais trop faibles pour respecter le nouveau budget carbone de la France d’ici à 2030. Le début de l’année 2026 s’annonce sous de meilleurs augures.

La France fait mieux que prévu dans la baisse de ses émissions de CO2, mais le compte n’y est pas pour autant. Les chiffres sont tombés cette semaine : les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 3 % en 2024 (chiffres consolidés) et de 2,1 % en 2025. Des seuils qui restent toutefois insuffisants au regard des objectifs fixés par la France dans son budget carbone : la baisse est censée être de -5 % chaque année jusqu’en 2030. Nous en sommes loin.

Mais tout n’est pas perdu : la baisse s’annonce plus importante en 2026, avec un premier trimestre où les émissions seraient 5 % inférieures à la même période en 2025. Et ce grâce à l’effet combiné d’un mois de février exceptionnellement doux et de la hausse des prix des carburants consécutive à la guerre au Moyen-Orient. Reste à savoir si cette performance va perdurer sur le reste de l’année.

L’Insee, dans sa note de conjoncture, constate que la moitié des baisses d’émissions de 2025 sont dues à des effets structurels, en particulier les efforts de décarbonation que mène la France. Un point positif qui doit se confirmer avec le plan d’électrification lancé par le gouvernement il y a quelques jours.

Climat : les efforts de décarbonation pèsent de plus en plus dans la baisse des émissions de CO2

Selon les estimations de l’Insee, les émissions de gaz à effet de serre devraient continuer de baisser en 2026, notamment grâce à la poursuite de la décarbonation et aux efforts d’efficacité énergétique.

La réduction de l’intensité énergétique et la baisse de la part des énergies fossiles dans le mix énergétique français portent leurs fruits en termes de baisse d’émissions de CO2.

Après les chiffres du Citepa publiés mardi sur les émissions de gaz à effet de serre de la France, voici ceux de l’Insee. Selon l’institut de statistique, la baisse a atteint seulement – 1,7 % en 2025 par rapport à 2024. Un chiffre moins élevé que celui du Citepa (- 2,1 %).

L’écart s’explique aisément : les deux organismes n’ont pas le même périmètre de mesure.

En savoir plus dans les Echos https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/les-emissions-de-co2-en-france-une-baisse-insuffisante-pour-atteindre-les-objectifs-2030-2237149#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_environnement&utm_email_send_date=20260619