C’est la dernière proposition de la gauche et de l’extrême droite, une nouvelle fois main dans la main, faut-il surtaxer les profits de Total, alors que les prix à la pompe augmentent ?
On vous le dit tout de suite : taxer des profits exceptionnels réalisés sur le dos d’une crise, ça ne nous fait pas peur. À Bercy, Gabriel Attal avait d’ailleurs taxé les profits d’entreprises réalisés grâce à la guerre en Ukraine et le gouvernement avait taxé les profits exceptionnels des laboratoires réalisés avec les tests Covid.
Mais la question aujourd’hui, ce n’est pas comment taxer plus les entreprises, c’est comment faire payer moins les Français :
Total paie ses impôts en France et paie déjà une surtaxe d’impôt sur les sociétés cette année
Total plafonne les prix à la pompe pour les Français, empêchant les prix d’exploser – une nouvelle surtaxe menacerait le plafonnement
Alors plutôt que de chercher à punir les entreprises avec des solutions démago, choisissons les solutions qui aident le pouvoir d’achat des gens.
🌱 Mais la vraie solution, c’est l’électrification. C’est ainsi que nous pourrons sortir de la dépendance au pétrole et de ces débats stériles à répétition.
Parmi les solutions :
Électrifier massivement et continuer à investir dans le renouvelable et le nucléaire
Rendre les véhicules propres accessibles à tous, en baissant la TVA à 5,5% sur eux
Aider les Français qui ont le plus besoin de leur voiture pour travailler : une offre de leasing de véhicules propres ciblée sur les métiers les plus en besoin (les aides-soignants à domicile, par exemple).
En raison d’un pic de pollution à Paris et en Ile-de-France, la circulation différenciée est en vigueur à partir de jeudi 28 mai à midi et jusqu’à samedi. Comment ça marche, qui peut rouler ou non et quelles sont les amendes prévues ? Voir la note complète (prochainement réservée à nos seuls abonnés)
C’est exactement le genre d’arbitrage qui m’intéresse depuis des années sur le terrain transport.
On passe notre temps à opposer circulation, adaptation climatique, qualité urbaine et acceptabilité politique. Mauvais réflexe.
Quand une infrastructure existante devient une réserve d’eau pour le végétal en surface, on ne parle plus seulement de voirie. On parle de doctrine publique. De sobriété foncière. Et d’une autre façon de penser l’utilité d’un ouvrage déjà payé.
J’ai vu trop de débats locaux bloqués par une question mal posée : « on garde ou on supprime ? »
La bonne question est souvent ailleurs.
Que peut encore rendre cet espace au territoire, en 2026, avec les contraintes d’eau, de chaleur, de budget et de voisinage que nous connaissons tous dans nos collectivités ?
C’est là que se joue la crédibilité des politiques de mobilité.
Pas dans les slogans.
Dans la capacité à faire muter un actif technique en service concret pour la ville, sans repartir de zéro, et en assumant que la route, le tunnel ou le parking de demain ne ressembleront pas à ceux d’hier.
Les élus mobilité qui prendront ce virage tôt auront un temps d’avance. Pas seulement sur le climat. Sur la preuve.
Je serais heureux d’échanger avec celles et ceux qui travaillent déjà ces conversions discrètes, mais décisives.
L’exercice du 20ème siècle consistait quand nous recevions le Journal Officiel (papier, avant internet et les moteurs de recherche), à le lire tous les matins comme première occupation, pour y trouver les textes législatifs et réglementaires nous concernant ou concernant notre profession, mais aussi à éplucher les nominations, pour féliciter rapidement (et parfois le premier) les récipiendaires, et notamment le 1er janvier ou le 14 juillet, à des moments où la plupart de nos concitoyens ont en général d’autres chose à faire…
En général, ce sont les sportifs, écrivains et acteurs, qui sont les plus connus, et dont la presse généraliste fait ses choux gras, quand la presse régionale fait état du nombre de personnalités de sa ville, de son département ou de sa Région, ayant reçu le « bleue » ou la «rouge », c’est selon.
Ce qui me surprends dans le décret du 15 mai 2026, c’est qu’une fois écartées les personnalités connues de tous, comme par exemple :
M. Aufray, né Auffray (Hugues, Antoine, Jean), auteur, compositeur, interprète ; 67 ans de services. M. Berléand (François, Georges, Patrick), comédien, auteur ; 53 ans de services.
M. Darroussin (Jean-Pierre, Ernest), acteur, comédien, réalisateur ; 48 ans de services
Mme Le Fur (Marie-Amélie), ancienne athlète handisport de haut niveau, présidente d’une instance représentative du paralympisme et d’un groupement d’intérêt public dédié au sport. Officier du 19 janvier 2009, et d’autres,
Je me penche alors sur celles que je connais, ou qu’à minima « j’ai en premier rang sur Linkedin », ou qui ont des compétences transport (et désormais dans la décarbonation, nouvelle corde à mon arc), et qui se sont de plus en plus nombreuses, alors qu’il m’est déjà arrivé de « pester » contre l’absence de reconnaissance du transport, excepté des grandes entreprises de transport de voyageurs ou d’électricité…
Ce sont cette fois dans cette promotion en effet a minima notamment les 16 éminentes personnalités du transport, de la décarbonation et de la politique (et parfois remplissant 2 voire les 3 conditions) et dont les noms, titres, grades et qualités figurent ci-dessous (en plus de celles également nombreuses dont j’ai pu également sauter le nom)
Toutes mes sincères félicitations pour cette nomination à l’ordre national du mérite au millier de candidats nouvellement promus, et donc tout particulièrement à ceux que j’ai eu l’occasion de féliciter individuellement et donc bravo à:
M. Dumont (Maxime, Yann, Serge), secrétaire général d’un syndicat des métiers des transports ; 43 ans de services.
M. Joyeux (Nils, Jean), président-directeur général et cofondateur d’une compagnie maritime, directeur général et cofondateur d’une coopérative maritime dédiée au transport de marchandises à la voile ; 10 ans de services.
M. Lalonde (Olivier, Brice, Achille dit Brice), président d’honneur d’une association œuvrant pour la transition énergétique, ancien ministre ; 55 ans de services.
Hélène Valade, directrice RSE de LVMH
M. Marchal (David, Jean-Paul, Del), directeur exécutif et des programmes à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ; 22 ans de services.
M. Pellion (Antoine, Jacques, Alain), directeur général adjoint d’une entreprise spécialisée dans les services à l’énergie et à l’environnement, ancien secrétaire général à la planification écologique auprès du Premier ministre ; 20 ans de services.
M. Zanuttini (Jean, Jacques), président d’une entreprise de transport maritime à la voile ; 23 ans de services.
M. Zulesi (Jean-Marc, Michel, Fabien), président d’une association consacrée au droit à la mobilité, ancien député des Bouches-du-Rhône ; 13 ans de services.
M. Degouy (Alexis, Jean, Georges), directeur général d’une association interprofessionnelle des fruits et légumes frais ; 21 ans de services.
Mme Lacroute (Valérie), maire de Nemours (Seine-et-Marne), vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France ; 36 ans de services.
Mme Duranton, née Dufeigneux (Marianne, Catherine), maire de Morsang-sur-Orge (Essonne), conseillère régionale d’Ile-de-France ; 34 ans de services.
M. Hémar (Eric, Pierre, Marie), cofondateur et président-directeur général d’une entreprise de logistique et de transport ; 37 ans de services.
M. Chasseray (Pierre, François), délégué général d’une association de défense des automobilistes ; 24 ans de services.
M. de Lasteyrie, né de Lasteyrie du Saillant (Grégoire, Charles, Bernard), maire de Palaiseau (Essonne), vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, chargé des transports, premier vice-président d’un établissement public administratif ; 26 ans de services.
M. Legaignoux (Jacques, Jean-Claude, Thierry), inspecteur général de l’environnement et du développement durable ; 34 ans de services.
M. Rabier (Arnaud, Laurent, Philippe), directeur général d’une association en faveur de la mobilité ; 29 ans de services.
Afin de partager les connaissances et les retours d’expérience sur les enjeux de mobilités, le Cerema organise depuis 2021 « Les rendez-vous Mobilités » : des webinaires courts de 2h, inscrits régulièrement à l’agenda, et destinés à réfléchir, échanger, débattre avec les acteurs des territoires (Etat, collectivités, réseaux de professionnels, associations…) autour de sujets d’actualité dans le champ des mobilités.
Le Cerema propose également un Rendez-vous Mobilités jeudi 21 mai 2026, de 14h à 16h sur les enjeux de la logistique urbaine, pourquoi il est aujourd’hui essentiel d’agir collectivement, et quels sont les leviers permettant de mobiliser l’ensemble des acteurs des territoires et de faire émerger des démarches durables, concertées et opérationnelles.
La logistique urbaine constitue un enjeu majeur pour le bon fonctionnement et l’attractivité des territoires. Elle soutient les commerces, les chantiers, les services publics et contribue à la qualité de vie en ville. Face à l’essor du e-commerce et aux enjeux croissants de congestion, de bruit, de qualité de l’air et de sécurité, elle devient un levier stratégique pour construire des centres-villes plus équilibrés et durables. Pourtant, en raison de son caractère transversal et encore trop méconnu, elle reste insuffisamment intégrée dans les politiques locales. Une meilleure acculturation de l’ensemble des acteurs apparaît donc essentielle pour favoriser une action collective cohérente et efficace.
Le programme InTerLUD+ porté par le Cerema, LLC et Rozo, s’inscrit dans cette dynamique en accompagnant les territoires dans la compréhension de ces enjeux et dans la co-construction de démarches de logistique urbaine durable.