C’est exactement le genre d’arbitrage qui m’intéresse depuis des années sur le terrain transport.
On passe notre temps à opposer circulation, adaptation climatique, qualité urbaine et acceptabilité politique. Mauvais réflexe.
Quand une infrastructure existante devient une réserve d’eau pour le végétal en surface, on ne parle plus seulement de voirie. On parle de doctrine publique. De sobriété foncière. Et d’une autre façon de penser l’utilité d’un ouvrage déjà payé.
J’ai vu trop de débats locaux bloqués par une question mal posée : « on garde ou on supprime ? »
La bonne question est souvent ailleurs.

Que peut encore rendre cet espace au territoire, en 2026, avec les contraintes d’eau, de chaleur, de budget et de voisinage que nous connaissons tous dans nos collectivités ?
C’est là que se joue la crédibilité des politiques de mobilité.
Pas dans les slogans.
Dans la capacité à faire muter un actif technique en service concret pour la ville, sans repartir de zéro, et en assumant que la route, le tunnel ou le parking de demain ne ressembleront pas à ceux d’hier.
Les élus mobilité qui prendront ce virage tôt auront un temps d’avance. Pas seulement sur le climat. Sur la preuve.
Je serais heureux d’échanger avec celles et ceux qui travaillent déjà ces conversions discrètes, mais décisives.