Le repos compensateur est-il toujours d’actualité et obligatoire dans le transport?

Le Repos Compensateur (RC désormais appelé COR : Contrepartie Obligatoire en Repos) est  toujours obligatoire, une fois que l’entreprise a consommé toutes les heures supplémentaires du contingent annuel autorisé par salarié, et (ou) une fois que l’on a dépassé les limites d’heures supplémentaires fixées au trimestre ou au quadrimestre, toute heures supplémentaire générant un droit à une demi heure de repos dans les entreprises de moins de 20 salariés et une heure de repos (100%) pour une heure supplémentaire pour les entreprises de plus de 20 salariés.

Rappelons que si le contingent annuel légal d’heures supplémentaire est depuis quelques années fixé à 220 heures par salarié et par an, il reste limité dans la convention collective des transport à 195 h annuelles par salarié roulant, jamais renégocié depuis 1983.

Mais  depuis 2002 et « l’invention » des heures majorées (ou heures d’équivalences payées) qui ont été créées pour assouplir les conséquences négatives des 35 heures, le repos compensateur est beaucoup moins « douloureux ».

En effet, ces heures rémunérées entre 152 h et 186 h par exemple pour un « grand routier » non comptabilisées comme heures supplémentaires ne s’imputent pas sur le contingent annuel et ne génèrent donc pas de droit à repos et ainsi, même à 200 heures par mois « en moyenne », un grand routier qui ne réalise que 14 heures mensuelles s’imputant sur le contingent annuel ne génère donc pas de droit à repos.

Le but ou l’objectif à atteindre pour tout chef d’entreprise qui gère ses heures est d’éviter d’avoir à donner des repos, quitte à plafonner les heures supplémentaires payées en les faisant plutôt récupérer sous forme de repos de remplacement (RCR) qui ne s’imputent pas sur le contingent annuel et ne générent donc pas ainsi d’autres droits à repos.

Normalement le repos compensateur ou récupérateur est demandé à l’avance et accordé et pris par journée (voire demi journée) indépendamment du temps de service réel du quadrimestre (un peu comme un CP en plus souple)…

Maitenant, beaucoup d’entreprises accordent une journée, et ne la qualifient qu’en fin de quadrimestre, c’est à dire que si le nombre d’heures est fort, il s’agit d’une journée « de modulation » non décomptée en heures, qui compense les autres périodes fortes,et si le nombre d’heures à la fin du quadrimestre est faible (ou en dessous du maintien de rémunération garantie) ces journées sont converties en RR, RC ou RCR pour écluser les jours acquis alors que la garantie de maintien de salaire joue.

Mise en œuvre de la COR
La contrepartie obligatoire en repos est prise dans un délai maximum de 2 mois suivant l’ouverture du droit, sous réserve des dispositions permettant à l’employeur de différer la prise de la COR (voir ci-dessous).

  • La contrepartie obligatoire en repos peut être prise par journée entière ou par demi-journée à la convenance du salarié.
  • Demande du salarié et réponse de l’employeur Le salarié adresse sa demande de COR à l’employeur au moins une semaine à l’avance. La demande précise la date et la durée du repos. Dans les 7 jours suivant la réception de la demande, l’employeur informe l’intéressé soit de son accord, soit, après consultation des délégués du personnel, des raisons relevant d’impératifs liés au fonctionnement de l’entreprise qui motivent le report de la demande. En cas de report, l’employeur propose au salarié une autre date, sans pouvoir toutefois différer la date du congé de plus de 2 mois. En savoir plus: http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/duree-du-travail,129/les-heures-supplementaires,8889.html

(Cela donne donc aux entreprises déjà 4 mois de délais et en déménagement, avec la possibilité de prise au cours du quadrimestre suivant (on identifie les droits à repos en fin de quadrimestre, on les prend le quadrimestre suivant), le délai de prise est même sensiblement supérieur.

Désormais reconnues par l’art. L. 3121-22 du code du travail, les « heures sup. » sont soit payées soit récupérées à l’initiative du chef d’entreprise en l’absence de délégués, c’est l’art L.3121-24

du code du travail qui le prévoit, ce qui a l’intérêt dans le 2ème cas de ne pas les imputer sur le contingent, de permettre de gérer les périodes creuses, et d’éviter que les salariés ne fassent la « course

aux heures sup. ». Le RCR est également bien vu de l’inspection du travail qui a tendance à préférer le repos payé que les heures supplémentaires. Et en cas d’infraction à la durée du travail, cela

montre bien que ce n’est pas la politique de l’entreprise de maximiser les heures supplémentaires. et http://vosdroits.service-public.fr/F2391.xhtml#N101BB

sur le calcul du RC, vous avez en fait dans le tableau à la fin (au trimestre et au quadrimestre) dans cette fiche officielle du ministère du travail http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/transports-routiers,1411/transports-routiers-marchandises,15649.html

Fin des négociations salariales pour 2014 en déménagement : un accord en vue à +1,4%.

Une 3ème et dernière séance de négociation annuelle sur les salaires de branche (NAO) pour 2014 en déménagement s’est tenue au ministère des transports ce lundi 6 janvier.

Le débat a porté sur une hausse en linéaire ou différenciée par coefficient, et c’est finalement une solution intermédiaire qui a été retenue. Une proposition de revalorisation salariale en déménagement commune OTRE-FFD, CSD et Unostra a été réalisée, avec une hausse des barèmes de salaires conventionnels de 1,4% en moyenne à l’extension au J.O et au plus tard au 1er mai 2014.  Le coefficient 120D qui reste 1 centime au dessus du SMIC n’augmenterait que de 1,1%). Un coup de pouce serait par ailleurs prévu pour le haut de grille ouvrier 150 D porté à 10,30 € (soit + 1,6% par rapport aux barèmes de 2013). Tous les autres barèmes employés, agents de maitrises et cadres seraient revalorisés de 1,4% à l’extension (avec toujours une date butoir plus tard au 1er mai 2014).sans-titre

La signature de l’accord est prévue au plus tard le 22 janvier prochain.

Trois dates de nouvelles négociations entre avril et juin ont été demandées par la CFDT avec des thèmes restant à définir comme la commission de suivi de l’accord pénibilité, la Garantie Annuelle de Rémunération (GAR), le « DC0 » « l’IPRIAD » ou  la revalorisation des heures de nuit selon un indice déménagement et non transport de marchandises…. A suivre donc sur Viguié Social Mobilité.

Imposition des cotisations patronales sur les garanties complémentaires « frais de santé »

La participation de l’employeur à un régime de prévoyance complémentaire collectif et obligatoire était jusqu’à présent exclue, sous certaines limites, du revenu imposable du salarié.

Afin de réduire les aides publiques dont bénéficient les contrats collectifs, la loi de finances 2014 rend imposable les cotisations patronales sur les garanties complémentaires « frais de santé » dès le 1er euro.

Elles sont ainsi ajoutées à la rémunération prise en compte pour le calcul de l’impôt sur le revenu (IR).

Les autres contributions au financement d’un régime complémentaire (contributions patronales prévoyance finançant une couverture autre que celle relative à des frais de santé ou contributions salariales frais de santé et autres) sont soumises à un plafond d’exonération à l’IR modifié.

Ainsi, elles sont désormais déductibles dans la limite d’un montant égal à la somme de 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (au lieu de 7 %) et de 2 % de la rémunération annuelle brute (au lieu de 3 %). Le total ne doit toutefois pas excéder 2 % (au lieu de 3 %) de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale.

Attention :

Ces changements s’appliquent aux rémunérations de 2013. Ce qui oblige les employeurs à ajuster, le cas échéant, le net imposable 2013 des salariés et à en tenir compte pour l’établissement de la DADS.

Le SMIC sans coup de pousse au 1er janvier 2014

La hausse sera limitée au strict minimum, soit 1,1%.

En application des mécanismes légaux de revalorisation, le taux horaire du SMIC sera porté, au premier janvier prochain, à 9,53 euros bruts contre 9,43 euros depuis le 1er janvier 2013, soit 1445.38 euros bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires. http://travail-emploi.gouv.fr/actualite-presse,42/communiques,2138/revalorisation-du-smic-au-1er,17288.html ou encore http://lentreprise.lexpress.fr/remuneration/smic-il-augmentera-de-10-centimes-au-1er-janvier-sans-coup-de-pouce_44861.html et http://lexpansion.lexpress.fr/economie/pas-de-coup-de-pouce-supplementaire-pour-le-smic-en-janvier_420240.html#xtor=AL-189. Rappelons sur les salaires qu’il a déjà été proposé 1,3% en déménagement et + 0,55% en transport de marchandises, prochain rendez vous le 22 janvier.

Kit égalité professionnelle

Kit égalité professionnelle

Depuis juillet 2011, la loi impose aux entreprises des obligations formelles complexes en matière d’égalité Femmes/Hommes, dont le manquement est passible de sanctions financières. Vous êtes une entreprise du transport ?  A ce titre, il existe un outil accessible en ligne : « Le Kit de l’égalité Professionnelle ».

Didactique et innovant, il permet aux entreprises concernées de se mettre en conformité avec l’ensemble du dispositif législatif, à savoir : quelle que soit la taille de votre entreprise, vous devez repérer et analyser la situation des hommes et des femmes au sein de votre entreprise, et définir les actions à mener visant à supprimer les inégalités. Ce travail donne lieu au rapport annuel de situation comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes, obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés.
Ce rapport permet d’identifier les inégalités et de définir les actions à mener pour aller vers l’égalité des hommes et des femmes en entreprise et d’engager sur cette base la négociation obligatoire d’un accord égalité professionnelle, ou à défaut, un plan d’action.
L’ensemble de ces dispositifs est proposé dans le KIT Egalité.

Pour l’utiliser, vous pouvez vous connecter sur le site de la jardinerie de l’égalité professionnelle http://www.jardinerie-egalite.fr , vous inscrire et vous laisser guider. La saisie des données est dans ce cas à faire directement dans le « kit égalité » de la Jardinerie. Vous aurez alors à saisir des indicateurs agrégés.

Faute grave ou lourde : quelle différence ?

 

Un de nos salarié a volé la voiture d’un de nos clients pendant son temps de travail. La police l’a retrouvé au volant de cette voiture et il a une droit à une garde à vue. Est ce un licenciement pour faute grave ou lourde ?

La différence, c’est les congés payés et l’intention de nuire. Est-ce qu’il l’a a fait dans l’intention de nuire à la société ou par « bêtise » et dans un intérêt personnel? Je penche plutôt pour la faute grave. Exemple de faute lourde: incendie volontaire, destruction de biens, de fichiers, ou de véhicule volontaire, coups et blessures volontaires, le reste relevant plutôt de la faute grave….

La plupart des vols (portable, bijoux, argent) sont plutôt motivés dans un intérêt personnel relevant de la faute grave que de la faute lourde relevant de l’intention de nuire.

Vers un nouveau régime des auto entrepreneurs ou un statut unique pour l’entreprise?

Souvent décrié comme source de concurrence déloyale, surtout vis-à-vis de l’artisanat et des TPE- PME (nous en avons de nombreux exemples dans le déménagement), la commission Grandguillaume semble avoir trouvé la voie d’un compromis qui satisfasse tout le monde…  Petite revue de presse sur le sujet.

–http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0203194292262-autoentrepreneurs-l-executif-salue-l-idee-d-un-regime-simplifie-637602.php

http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/vers-la-creation-d-un-statut-unique-pour-tous-les-entrepeneurs-individuels-896621

http://lentreprise.lexpress.fr/etapes-creation-entreprise/auto-entrepreneur-vers-la-fin-de-l-exception_44873.html

Pour ou contre les jours de carence pour maladie?

Retour au cœur de l’actualité de cette épineuse question http://www.europe1.fr/Economie/Jour-de-carence-les-fonctionnaires-moins-absents-1737325/

En tout les cas et à la différence de la fonction publique, la carence maladie de 3 jours existe toujours pour les ouvriers et les employés dans la convention collective des transports, et en cas de doute sur la réalité d’un arrêt, vous povuez toujours procéder à une contrevisite médicale. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous consulter…

et en cas de retard répétés : http://www.dynamique-mag.com/article/comment-gerer-retards-repetes-salarie.4558?

Frais professionnels : en haut ou en bas de feuille de paie ????

Les frais professionnels (ou leur remboursement, même forfaitaire dans les limites admises par les Urssaf) doivent figurer en bas de la feuille de paie, en exonération de cotisations sociales. Certaines entreprises de transport et les entreprises de déménagement ont néanmoins la possibilité (mais dans des conditions très strictes et encadrées) de les mettre « en haut » de feuille de paie, de les intégrer dans l’assiette de cotisations et de procéder à un abattement forfaitaire de 20% lorsqu’elle pratiquent le « brut abattu ».

Les salariés de certains secteurs d’activité bien définis peuvent en effet bénéficier d’un abattement en remboursement des frais professionnels qu’ils engagent. On parle toujours beaucoup de l’abattement des journaliste qui reste une « niche fiscale » mais l’abattement social continue à s’appliquer dans la limite de 7600 € par salarié et par an.

La réforme de décembre 2002 a supprimé l’avantage en matière fiscale, mais l’a conservé en matière sociale dans certains secteurs d’activité où il existait préalablement définis à l’article 5 de l’annexe IV du code des impôts tel qu’il existait en 2000.

Comme le batiment ou pour les VRP, cet abattement s’applique également dans le secteur du déménagement où il est de 20%.

Pour une étude comparative et en savoir plus, nous consulter.

On pourra consulter également directement la circulaire  des Urssaf du 25 août 2005  commentant l’arrêté du 25 juillet 2005 remplaçant celui abrogé de 2002 http://www.bordeaux.urssaf.fr/images/ref_lc2005-126.pdf voir également
https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/calculer-les-cotisations/les-elements-a-prendre-en-compte/les-frais-professionnels.html