Karoshi : l’ultime issue du stress au travail

750 000 décès chaque année. C’est le chiffre publié par l’OMS et l’OIT sur l’impact du surmenage. Au Japon, ce phénomène a un nom : karoshi, littéralement « mort par excès de travail ». Longtemps perçu comme un problème typiquement nippon, le karoshi se diffuse dans les entreprises du monde entier. Comment en arrive-t-on là ? Et surtout, comment prévenir ce point de non-retour ?

© Corentin Fohlen/ Divergence. Paris, France. 1er juillet 2022. Portrait d’un livreur a velo pour Gorillas (livreur de courses a domicile), et sans papier. Au lendemain de la greve contre licenciements abusifs

Karoshi : définition et seuils critiques

Le premier cas documenté remonte à 1969 : Takebayashi Katsuyoshi, 29 ans, employé du journal Asahi, décède d’un AVC hémorragique après avoir travaillé jusqu’à 250 heures par mois avec moins de deux jours de repos (Nishiyama, 1997). Depuis, le Japon a défini des seuils critiques :

  • risque cardiovasculaire : + 100 h supplémentaires par mois ;
  • risque suicidaire : + 160 h supplémentaires le mois précédant l’acte ;
  • seuil général de risque : + 80 h supplémentaires par mois (semaines de 60 heures et plus).

En 2024, plus de 1 300 cas ont été officiellement reconnus au Japon. Mais la prévalence réelle serait proche de 10 000 décès annuels. 

Les mécanismes sont désormais mieux connus : activation chronique du système nerveux sympathique, hypertension persistante, fibrose cardiaque, arythmie, voire infarctus ou AVC. 

Le karoshi n’est donc pas un accident mais un phénomène biologique : c’est l’aboutissement d’un stress prolongé qui finit par empoisonner l’organisme.

Du burnout au karoshi : un continuum prévisible

L’OMS définit le burnout comme un syndrome « résultant d’un stress professionnel chronique qui n’a pas été géré avec succès ». En d’autres termes : le karoshi est le stade ultime de ce continuum.

Les recherches en imagerie cérébrale confirment cette idée : les personnes en burnout présentent une amygdale plus réactive et des connexions altérées avec le cortex préfrontal, rendant la régulation émotionnelle et la prise de décision plus difficiles. Résultat : une hypervigilance au stress et une tendance à se surinvestir, même quand le corps envoie des signaux d’alerte.

C’est exactement ce que l’on observe dans la pratique clinique : plus on invite une personne épuisée à se reposer, plus elle se sent coupable de « lâcher » et redouble d’effort. D’où la nécessité d’un accompagnement spécifique.

Prévenir le karoshi avant le point de rupture

Prévenir le karoshi, c’est d’abord repérer les signaux faibles : fatigue persistante, irritabilité, troubles du sommeil, palpitations, perte de poids, idées noires.

Les bonnes pratiques managériales consistent à :

  • ouvrir un espace d’expression : reconnaître la souffrance sans dramatiser ni minimiser ;
  • co-construire les ajustements : réviser les priorités, déléguer progressivement, réorganiser les délais plutôt que supprimer brutalement les tâches (ce qui peut être vécu comme une menace ou une punition) ;
  • activer les relais : RH, CSSCT, médecine du travail, sans attendre que la situation devienne critique.

Enfin, comme le rappellent les experts japonais, la prévention n’est pas seulement individuelle mais systémique : elle suppose d’agir avant tout sur l’organisation du travail (objectifs irréalistes, process bancals) et la culture d’entreprise (course à l’engagement, présentéisme, ultra connexion).

En conclusion, le karoshi n’est pas une fatalité, mais bien la conséquence prévisible d’un système de surenchère. La prévention ne consiste pas seulement à « prendre soin » des collaborateurs après coup, mais à ajuster en amont l’organisation, les priorités et les représentations de l’engagement pour éviter l’épuisement.

Ce n’est pas un geste de bienveillance, c’est un choix stratégique : un collectif épuisé finit toujours par coûter plus cher qu’il ne rapporte — humainement comme économiquement.

article intéressant à retrouver sur https://www.editions-tissot.fr/actualite/sante-securite/karoshi-lultime-issue-du-stress-au-travail?

A13 fermée, privilégier les transports en commun !

Tout utilisateur des transports en Ile-de-France a pu constater (et pas uniquement au niveau de la porte de Saint Cloud) ces messages lumineux et autres annonçant la prochaine fermeture de l’autoroute A13 au niveau du tunnel de Saint Cloud du 16 novembre 2026, à… fin aout 2027.

Une fermeture non pas pour une ou deux nuits, mais pour plus de 9 mois au moins (les travaux, on sait quand çà commence, rarement quand ça finit… suivez les dates d’ouverture du métro du grand Paris…

Une durée de fermeture qui fait s’écarquiller les yeux et se demander si on est devenu un pays du tiers monde, ou si on a bien lu…

L’autre étonnement, c’est celui qui nous demande de privilégier les transports en commun, même quand il n’y a pas (voir mes propos liminaires sur le retard de la ligne 15 et suivantes), mais un mode de transport qui fera plaisir à tous les transporteurs de marchandises qui n’ont d’autre choix que la route et qui seront heureux qu’on leur demande de privilégier la route…

Développer son réseau pour être visible et contractualiser

Anaphore ou épiphore (pour faire bien dans les dîners mondains, comme le « moi président », ou saint Pierre qui reniera 3 fois le Christ dans la même nuit… Les contrats (souvent verbaux à l’époque des Romains) nécessitant de dire 3 fois la même chose dans les mêmes termes pour valoir contrat…

Mais il est bon également parfois de contractualiser par écrit nos bonnes relations croisées, et d’afficher la couleur et le contenu des activités de ceux qui seraient heureux que je puisse assurer une certaine promotion de leur activité, mais alors en toute transparence.

Développement de partenariat avec Viguié Social Mobilité

Si vous souhaitez que nous développions un partenariat avec Viguié Social Mobilité, comme nous l’avions dans des vies antérieures avec nombre d’entre vous, j’ai récemment créé une rubrique spécifique depuis que je me suis remis à mon compte avec VSM, et pour vous faire bénéficier de mon réseau de 10 000 contacts essentiellement du monde du transport, avec la rubrique http://viguiesm.fr/partenaires pour laquelle il me suffit d’un logo de bonne qualité, et du nom et coordonnées du contact dédié à mettre dans une fiche contact de mon annuaire des partenaires  à paraitre.  Ma proposition de partenariat porte sur l’année civile 2027, renouvelable par tacite reconduction, mais toute décision positive de votre part sur cette fin 2026 me permettrait de vous mentionner comme partenaire dès cette fin d’année, et donc de le tester gratuitement d’ici le 31/12 pour vous. A votre disposition pour en échanger si vous souhaitez connaitre les tarifs et le contenu de partenariats proposés…