Arrêt maladie et jours naissance

Un ouvrier est en arrêt maladie, sa femme accouche pendant le cours de l’arrêt; Pour le congé de paternité ( 11 jours) pas de difficulté puisqu’il a 4 mois pour le prendre

Par contre qu’en est-il pour le congé de naissance de 3 jours? se confond il avec l’arrêt ou est-il reportable à la fin dudit arrêt?

Dans le cas qui nous occupe l’arrêt est du 29.07 et dure jusqu’au 9.08, l’accouchement ayant eu lieu le 05.08 au matin. dans ce cas, les 3 jours sont à prendre entre le 5 et le 20. S’il n’est pas prolongé et qu’il rentre le 10, il peut effectivement le prendre entre le 10 et le 20, soit en pleine saison!!! plus d’infos sur http://vosdroits.service-public.fr/F2266.xhtml

Conditions d’utilisation: Le congé n’a pas à être nécessairement pris le jour de la naissance. Il doit seulement être pris à une date proche de l’événement, fixée en accord avec l’employeur  (15 jours avant ou après la naissance selon le Sénat)

Réforme de retraite et taxe pénibilité ?

Une nouvelle taxe « pénibilité » est à l’étude pour financer la réforme des retraites. Que disent les principales professions concernées ? On les entend peu dans la torpeur estivale….

http://www.capital.fr/retraite/actualites/retraite-vers-une-contribution-des-entreprises-pour-financer-la-penibilite-863535#xtor=EPR-226

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202934285504-compte-penibilite-le-patronat-craint-une-forte-complexite-592648.php

http://business.lesechos.fr/directions-ressources-humaines/bien-etre-au-travail/0202934212479-penibilite-du-travail-trois-facteurs-de-risque-identifies-8448.php

Grandes manœuvres dans le monde de la représentation patronale du transport

Après l’annonce d’un regroupement (?) des actuels membres de l’Union des Fédérations de Transport et de l’Unostra, sous couvert d’une réponse sur la questions de la représentativité des uns et des autres, la FNTR et TLF, frères ennemis d’hier annoncent leur pré mariage (pacs ? Fiançailles?) soit le retour à une stratégie d’unité déjà initiée mais ayant échoué dans les années 90… lire notamment com_tlf_fntr ou http://www.fntr.fr/sites/default/files/com_tlf_fntr.pdf . L’union du transport http://www.csdemenagement.fr/espace-presse/communiques/25-fntv-fntr-csd-unostra-cnsa-et-fedesfi-sengagent-dans-une-demarche-commune.html se veut une réponse à l’OTRE qui après avoir vu sa représentativité par 2 fois attaquée par ces derniers et par 2 fois reconnue par le ministère des transport et du travail, conteste désormais en retour la représentativité des petits syndicats minoritaires, se considérant (à juste titre) commen la seule organisation ayant du faire sa preuve de sa représentativité comme syndicat représentant les TPE et PME familiales du transport.

Au delà des questions de principes de qui a le droit de siéger dans quelle instance (négociations sociales, OPCA, D&O Klesia…), il y a aussi derriere des questions de gros sous, chaque poste ou mandat générant des recettes dont les montants sont loins d’être neutre et insignifiants. Si des évolutions sont encore à attendre avec l’UFT, le jeu d’affiliation à l’interprofessionnel (Medef, CGPME et UPA) est également susceptible d’évoluer. A suivre donc et également sur http://le-transport-et-moi.wk-transport-logistique.fr/blogs/?p=2213#comments

Quelle est la durée de repos hebdomadaire minimale d’un conducteur poids lourd ?

Sauf dérogations, tout salarié doit bénéficier d’un repos hebdomadaire d’une durée minimale de 24 heures consécutives, auquel il faut ajouter l’obligation de repos quotidien de 11 heures consécutives. Par conséquent, la durée minimale du repos hebdomadaire est fixée à 35 heures voir notamment http://vosdroits.service-public.fr/F2327.xhtml

Cette mesure du code du travail s’applique donc aux déménageurs sans permis, aux conducteurs de moins de 3,5 T et plus généralement à tout personnel non soumis au réglement europén 3820/85 ni au reglement 561/2006.

Pour les conducteurs poids lourd, la règle est encore différente: http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/transports-routiers,1411/transports-routiers-temps-de,15653.html#sommaire_5 mais aussi http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2006:102:0001:0013:fr:PDF et notamment article 8 paragraphe 6

Quelle est la durée minimale du repos hebdomadaire ?

Repos hebdomadaire normal

  • 45 heures consécutives de repos.

Repos hebdomadaire réduit.

  • 24 heures minimum consécutives prises en dehors du point d’attache du véhicule ou du conducteur. Les heures de repos non prises doivent alors être récupérées dans les trois semaines qui suivent, en un seul bloc rattaché à un autre repos d’au moins 9 heures.
  • Réduction à 36 heures si le repos est pris au point d’attache du véhicule ou du chauffeur avec récupération en un seul bloc rattaché à un autre repos d’au moins dans les 3 semaines qui suivent

Un temps de repos hebdomadaire commence au plus tard à la fin de 6 périodes de 24 heures à compter du temps de repos hebdomadaire précédent. Au cours de deux semaines consécutives un conducteur prend au moins : 2 repos hebdomadaires normaux ou 1 repos hebdomadaire normal et 1 repos réduit.

  • Le repos hebdomadaire est obligatoire après 6 jours consécutifs.

Le non respect du repos hebdomadaire est une contravention. L’article R.3135-2 du Code du travail prévoit en effet que  » Le fait de méconnaître les dispositions des articles L. 3132-1 à L. 3132-14 et L. 3132-16 à L. 3132-31, relatives au repos hebdomadaire, ainsi que celles des décrets pris pour leur application, est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe.  »  soit 1500 euros d’amende pour les personnes physique et cinq fois plus pour les personnes morales.

Médaille d’honneur du travail

Savez vous que vous avez la possibilité de verser une prime exonérée de cotisations dans la limite d’un mois de salaires pour vos salariés qui ont plus de 20 ans d’ancienneté?http://www.urssaf.fr/employeurs/comite_dentreprise/vos_salaries_-_vos_cotisations/taux_et_montants_16.html#OG20091  De plus, en déménagement, la délivrance de la médaille d’honneur du travail (aux salariés qui en font la demande) est obligatoirement assortie d’une prime minimale en fonction de l’ancienneté du salarié en application de l’accord de prévention de la pénibilité signé le 3 novembre 2010 dans la profession http://www.anact.fr/portal/pls/portal/docs/3628412/7526375.PDF  Pour en savoir plus, ne pas hésiter à nous consulter

Peut on dépasser les temps de conduite légaux le temps de trouver un parking sécurisé?

« Bible » de la réglementation sociale, le règlement européen 561/2006 http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32006R0561:FR:HTML prévoit: Article 12

« Pour permettre au véhicule d’atteindre un point d’arrêt approprié, le conducteur peut déroger aux articles 6 à 9 dans la mesure nécessaire pour assurer la sécurité des personnes, du véhicule ou de son chargement, pour autant que cela ne compromette pas la sécurité routière. Le conducteur indique la nature et le motif d’une telle dérogation manuellement sur la feuille d’enregistrement ou une sortie imprimée de l’appareil de contrôle ou dans le registre de service, au plus tard à son arrivée au point d’arrêt approprié »

modèle de LIC Transport

En fait, il existe sous forme de Cerfa, et est tout a fait applicable non seulement en transport routier, mais également en déménagement  si vous le préférez au  formulaire type adapté au déménagement qui reprend les informations à la semaine, comprend un module relatif aux frais de déplacements et permet de gérer les temps d’accompagnement et de liaison https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_88043.do

 

Les sociétés d’autoroute épinglées par la cour des comptes ? cela n’étonnera personne

http://www.lemonde.fr/mobilite/article/2013/07/24/les-societes-d-autoroute-epinglees-par-la-cour-des-comptes_3452869_1653095.html?

http://www.lefigaro.fr/societes/2013/07/24/20005-20130724ARTFIG00241-autoroutes-la-fixation-des-tarifs-de-peages-mise-en-cause.php

et aussi http://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/Les-relations-entre-l-Etat-et-les-societes-concessionnaires-d-autoroutes

Bataille sur le projet de Loi Hamon et la transmission d’entreprise

Si quand on vend on on transmet son entreprise, il faut en informer les salariés 2 mois avant (et deux mois avant quoi?) Vers ou va-t-on alors que certaines de ces tractations nécessitent la plus grande confidentialité. C’est pourtant ce que prévoit le projet de loi Hamon actuellement en débat :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202911282856-cessions-de-pme-bras-de-fer-sur-l-information-des-salaries-588648.php

http://lentreprise.lexpress.fr/reprise-entreprise/pourquoi-le-projet-de-loi-hamon-sur-la-cession-d-entreprise-herisse-les-patrons_42299.html

Par ailleurs, si vous êtes acheteur (ou vendeur), n’hésitez pas à nous en parler, Viguié Social Mobilité s’étant fait également une petite spécialité du rapprochement et de la transmission d’entreprise.

La médiation

Au delà du cas Tapie récemment fortement médiatisé, quelle entreprise ne connaît pas, à un moment ou à un autre,un litige ou un conflit avec d’autres entreprises ou avec des salariés. A côté des procédures judiciaires classiques qui peuvent être mises en œuvre, il est souvent possible et avantageux d’envisager une démarche originale et spécifique : la médiation, interentreprise ou commerciale, qui est un mode de résolution des litiges qui peut être judiciaire ou conventionnelle et qui peut éviter d’aller devant un tribunal. Avec les délais et les coûts que cela entraîne. Et sans pour autant s’empêcher d’y aller si la médiation n’aboutit pas.

Les avantages de la médiation sont multiples :

– La rapidité : de quelques jours à quelques semaines suffisent dans la majorité des cas. Contre plusieurs mois, voire plusieurs années.

– Le faible coût : comparée à une procédure judiciaire « classique », la médiation est peu onéreuse (5000 à 10000 euros en moyenne).

– L’absence de règles préétablies. En effet, les parties décident eux-mêmes de la procédure qui leur convient.

– Enfin, la confidentialité. Dans bien des cas, c’est un élément majeur dans l’interet des deux parties. Et de plus, les éléments de la médiation ne peuvent pas être utilisés ultérieurement dans le cadre d’une éventuelle procédure devant un tribunal.

Les limites sont peu nombreuses :

– Il n’y a pas de certitude d’aboutir à un accord.

– Tous les litiges ne peuvent pas être traités convenablement par le biais d’une médiation. Par exemple s’il y a un déséquilibre trop important entre les deux parties : un salarié et son employeur, grand groupe industriel.

– Le besoin de publicité est antinomique avec le concept de la médiation et nécessite dans certains cas une procédure judiciaire publique avec un jugement qui pourra être communiqué.

– L’accord obtenu à l’issue d’une médiation ne fera jamais jurisprudence, car ce n’est pas une décision judiciaire.

Le déroulement d’une médiation est relativement simple. Si les deux parties sont d’accords pour entamer une médiation, elles peuvent demander à un juge ou à un centre de médiation de nommer un médiateur. Celui-ci entendra les deux parties séparément, tant sur leur perception du litige que sur leurs attentes de la médiation et les points potentiels de négociation. Il réunira ensuite les deux parties pour leur faire une synthèse de ces entretiens et mettre en évidence les pistes d’un possible accord. Les parties pourront alors entamer des discussions en présence ou non du médiateur.

Si un accord est obtenu, il fera l’objet d’un écrit pouvant être homologué, le cas échéant, par un juge.

Malgré sa simplicité, (la médiation ne nécessite pas impérativement l’appui d’un avocat), il reste souhaitable d’intégrer un professionnel du droit pour l’optimiser et l’intégrer dans une approche globale de gestion des litiges. Viguié Social Mobilité  contact@viguiesm.fr  peut vous y aider.