évolution de la mobilité et donc (entre autres) du marché du déménagement

Michel Mouillard, professeur que certains ont pu connaître à Nanterre dans les années 80 en économie publique est le maître incontesté de l’évolution des loyers par le biais des études Clameur. Or la France étant d’abord une France de locataires avant d’être une France de propriétaires, et le taux de mobilité des locataires étant nettement supérieur à celui des propriétaires, l’analyse du taux de mobilité national et de ses disparités régionales donne une bonne vision du marché du déménagement, la libération de chaque maison ou appartement générant entre 2 et 3 déménagements, amont (pour y emménager) et aval (pour déménager), le nombre supérieur à 2 s’expliquant par les phénomènes de dé-cohabitation (divorces, séparations…)

La reprise du marché amorcée en 2010 et confirmée en 2011 (un taux de mobilité à 27.5 %, en progression de 6.6 % depuis 2009) s’est constatée dans la plupart des régions. Elle a permis à 95 000 candidats à la location de plus qu’en 2009 de réaliser leurs projets de mobilité résidentielle : la mobilité s’est relevée au rythme de l’ensemble du marché (de l’ordre de 3 points) en Aquitaine, en Bourgogne, dans le Centre, en Languedoc Roussillon, en Lorraine et dans le Nord Pas de Calais; la reprise a été plus soutenue (de l’ordre de 4 à 5 points) en Franche Comté, en Haute Normandie, en Midi Pyrénées, dans le Limousin et en Rhône-Alpes ; elle a été la plus rapide (de l’ordre de 7 à 8 points) en Alsace, en Auvergne, en Bretagne, en Champagne Ardenne, en PACA et dans les Pays de la Loire ; en revanche, l’activité n’a pas décollé en Ile de France. Et même, elle recule (- 3 points) en Basse Normandie, en Picardie et en Poitou-Charentes.

Le recul de la mobilité constatée depuis le début de l’année 2012 est alors rapide (- 5.1 % France entière) et presque général, à l’exception de la région PACA (+ 2.9 %) : la mobilité recule dans la moyenne (de l’ordre de 5 %) en Ile de France, en Languedoc Roussillon, en Picardie, et en Poitou-Charentes ;  elle recule le plus lentement (de l’ordre de 2 %) en Champagne Ardenne et en Rhône-Alpes ;  elle se contracte le plus rapidement (de l’ordre de 10 %) en Alsace, en Bretagne, en Franche Comté, dans le Limousin et dans les Pays de la Loire ; ailleurs (en Aquitaine, en Auvergne, en Basse Normandie, en Bourgogne, dans le Centre, en Haute Normandie, en Lorraine, en Midi Pyrénées et dans le Nord Pas de Calais), la mobilité diminue de 7 à 8 %.

Avec une mobilité moyenne sur 10 ans à 27,8%, les courbes de l’étude montrent bien qu’avec 26,1 en 2012, le marché s’effondre, dans les mêmes proportions qu’en 2009.

pour en savoir plus: http://www.clameur.fr/z/portail/clameur/Presse_2012_fevrier_2012.pdf

http://www.clameur.fr/z/portail/clameur/Dossier_conference_2012_fevrier_2012.pdf

Un prochain article rendra compte de la mobilité des propriétaires, et des mesures fiscales à prendre pour doper la mobilité en lien avec une meilleure fluidité du marché de l’emploi.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

* 5+3=?