Les résultats montrent qu’une exposition persistante à un niveau de bruit routier égal ou supérieur à 60 dB(A), de la naissance à 5 ans et demi, est associée à des symptômes internalisés plus marqués à 10 ans et demi.
Les expositions fortes à 2 mois et à 5 ans et demi sont en outre corrélées à davantage de difficultés relationnelles avec les pairs, tandis que l’exposition à 5 ans et demi est également liée aux symptômes externalisés et à l’hyperactivité, suggérant une vulnérabilité accrue à ces deux périodes de la petite enfance.
Aucune association significative n’a été observée pour le bruit aérien, et le bruit ferroviaire a été associé de façon inattendue à des symptômes internalisés plus faibles, sans que cette association reste significative après les analyses de sensibilité. Les auteurs appellent à mieux intégrer ces nuisances sonores dans les politiques d’aménagement urbain, de réduction du trafic, de limitation de vitesse et d’isolation acoustique des bâtiments.