Les premières semaines du mandat sont présentées comme un moment décisif pour sortir d’une adaptation seulement déclarative et enclencher des choix de gestion réellement compatibles avec un climat plus chaud, plus variable et appelé à continuer d’évoluer.
Trois priorités sont mises en avant : soumettre les projets au « test de l’été », passer d’objectifs symboliques à une programmation pluriannuelle des transformations, puis poser explicitement la question du niveau de service à maintenir pour les habitants. Le raisonnement s’appuie sur des exemples très concrets de bâtiments récents devenus difficilement supportables en période de chaleur, d’infrastructures perturbées par les pluies intenses, de routes submergées ou de stations d’épuration sous tension, pour montrer les limites de décisions encore fondées sur le climat passé.
La mise en œuvre proposée est très opérationnelle. Elle passe par des référentiels internes, des clauses techniques dans les cahiers des charges, des règles d’aménagement et d’urbanisme, ainsi que des critères d’attribution des cofinancements. La trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation est explicitement mobilisée comme socle d’anticipation, tandis qu’une programmation sur deux ou trois mandats est jugée nécessaire pour traiter des sujets structurels comme les continuités de fraîcheur, l’acquisition et la transformation de friches, l’intervention sur le parc privé, le développement de réseaux de froid ou le renforcement de la robustesse des infrastructures critiques.
La « check-list » des 100 premiers jours décline enfin des actions immédiates : revue des projets déjà votés pour vérifier leur compatibilité avec un horizon +4 °C, organisation d’une transversalité climat entre délégations politiques et directions, inscription du sujet dans le dialogue social, mobilisation de l’intercommunalité comme appui technique pour les communes, et portage de l’adaptation dans les syndicats de l’eau, du risque inondation ou des transports. Le texte insiste aussi sur la nécessité d’études de vulnérabilité et sur l’idée que certaines réponses relèveront moins de nouveaux équipements que d’arbitrages sur le niveau de service, l’organisation des services publics ou les choix d’urbanisme.

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